Jeudi 10 juillet 2008
Il y a quelques années, je suis tombé sur la publicité d'un magazine qui s'appelait Retro Game. Celui-ci était entièrement dédié au Retro Gaming, c'est à dire à l'histoire du jeux vidéo.
La pub annonçait la sortie du numéro 2. Diantre ! Je n'étais pas au courant de son existance et on en était déjà à un second numéro ? Je fonçais chez mon marchand de journeaux mais ne le trouvait point. Après maintes recherches, je tombais enfin sur mon Saint Graal ! Je regardais avec envie cette superbe couverture, tirée d'un Castlevania. Comment ne pas avoir envie d'acheter un magazine pareil, il était tellement beau !
Ma mère me demandant de faire les courses avec elle, je dû ranger mon frein avant de pouvoir le lire tranquillement. Mais à chaque arrêt dans les rayons, j'en profitais pour jeter un petit coup oeil émerveillé sur ma nouvelle Bible.
Arrivé chez moi, je me posais enfin et m'isolais afin de pouvoir déguster comme il se doit chaque page de Retro-Game. Je n'avais pas été aussi excité depuis la sortie du magazine numéro 1 de Joypad, au tout début des années 90 !
Je fus captivé de bout en bout. Je lus absolument tout, même les articles qui ne m'intéressaient pas à la base. Tout était bien écrit, bien présenté, enrichissant... Je retrouvais la presse et l'époque d'antant, des articles fait par de véritables passionnés, des joueurs, des dieux ! Le pied !
Je commandais les 2 précédents numéros sur le site de Retro-Game. Comment ça 2 ? Ben oui, il existait un ouvrage nommé Game Museum par la même équipe, il avait même la forme d'une Super Nintendo. Ah que l'attente fut longue avant de les recevoir ! Mais pas autant que l'attente du numéro 3...
Je l'achetais bien entendu le jour de sa sortie. La couverture n'était franchement pas terrible cette fois mais qu'importe ! Le contenue était toujours aussi jouissif ! Je ne savais pas encore que je tenais dans les mains le dernier numéro à ce jour...

L'image “http://img96.imageshack.us/img96/5486/retrogame1jy3.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

Retro Game, mort, je fus pendant longtemps inconsolable. Comme à une certaine époque il ne me restait qu'à lire et relire mes (trop rares) anciens numéros. Peut-être étais-je à la recherche d'un encart qui m'aurait échappé ? Qui sait, il y avait peut-être deux pages collés ensembles depuis le début ? Mais non.

Plus d'un an après la sortie de ce Retro Game ultime, j'appris qu'un Mook (contraction de magazine et book) nommé Pix'n Love allait faire son apparition ! L'équipe semblait pratiquement la même que celle de feu Retro Game ! Après m'être pris une claque sur la joue par Retro Game, je tendis donc l'autre pour me prendre un sacré revers sur la seconde !
A ce jour, 5 numéros sont sortis. Malgré un petit retard pour le numéro 4, Pix'n Love répond toujours présent. Mais bon sang, que c'est dur d'attendre trois longs mois entre chaque numéro ! Les mooks, puisqu'ils s'appellent ainsi, ne s'achètent pas en Kiosque ce qui est dommage mais il serait trop difficile pour Pix'n Love de survivre dans ces conditions. La presse des jeux vidéo est pratiquement morte, notament à cause d'Internet mais aussi à cause de lignes éditoriales beaucoup trop grand public. L'age d'or de Joypad, Joystick, Console +, Tilt, Génération 4, Amstrad Cent pour cent... est définitivement révolue. Et je ne l'ai jamais digéré.

Vous pouvez vous procurer Pix'n Love mais aussi Retro Game, sur les sites suivants :

http://editionspixnlove.fr/
http://www.retrogame-shop.com/

Ok, les prix sont assez hauts à cause des frais de port. Mais croyez-moi, si vous êtes un véritable passionné de Retro Gaming, il est impossible que vous regrettiez votre achat. Surtout que ce n'est pas comme si vous acquériez des magasines jetables. Vous allez posséder de véritables encyclopédies qui auront fieres allure dans votre bibliothèque.
En lisant Pix'n Love, vous aurez l'impression de lire un véritable roman. Jamais je n'aurais cru que la création d'un jeu comme Xevious pouvait être aussi exaltant ! Je n'ai jamais aimé Xevious, mais en lisant sa génèse, l'interview de son créateur, j'ai vu, j'ai su ce qu'il représentait dans l'histoire du jeu vidéo. Jamais je n'aurais imaginé ça sans Pix'n Love.
On nous fait vivre l'histoire du jeu vidéo. Que ce soit l'arcade, les micro ordinateurs, les consoles et même les Games & Watch, Pix'n Love n'oublie rien et nous régale de passionantes et surprenantes anecdotes en tous genre. Pas de guerres des machines chez eux, on a passé l'age.

J'aime Pix'n Love. Ces Mook parviennent à me propulser dans les années 80 et 90 en quelques lignes. Bon sang, que j'aimais cette époque, pourquoi a-t-il fallu qu'on arrive à ces maudites années 2000... Quand je pense à cette époque, j'en ai les larmes aux yeux. Est-ce parce que c'est ma jeunesse ? Sans doute. Est-ce parce que c'était l'age d'or du jeu vidéo ? Aussi. Est-ce parce qu'on y vivait mieux ? Pour ma part, oui. Pix'n Love c'est tout ça : ma jeunesse, ma joie de vivre, mon bonheur, ma nostalgie.

Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, il se pourrait que le numéro 4 de Retro Game pointe son nez un de ces jours. Finalement, on vit une époque formidable non ?

http://www.enregistrersous.com/images2/55775686520080328204502.jpg
par Indianagilles publié dans : JEUX pense donc je suis
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Samedi 28 juin 2008
http://www.geekpulp.co.nz/wp-content/uploads/2007/09/dreamcast.gif

Le problème avec les consoles anciennes générations c'est qu'elles passent quand même vachement mal sur nos nouveaux téléviseurs LCD. Avant c'était un problème de riche mais aujourd'hui, ces téléviseurs baissent de plus en plus et ont tendance à se démocratiser. Un jour ou l'autre, il faudra dire bye bye à son cathodique eton risque de faire la gueule en tentant de rebrancher nos machines pas si vieilles. Selon votre téléviseur, le rendu sera horrible. Parfois, ça ne marchera carrément pas.
Il existe pourtant une solution miracle pour l'une des plus belles machines de tous les temps. A part pour ceux qui ne lisent pas les titres, vous avez compris qu'il s'agit de la Dreamcast. Paraitrait qu'il existe un cable YUV (5 fiches comme sur Xbox 360 par exemple) mais il est introuvable. Mais en fait, il y a une bien meilleure solution : le cable VGA ! Et oui, ce fameux cable qui permettait de brancher sa console sur écran d'ordinateur est THE GREAT SOLUTION ! En effet, la plupart des téléviseurs LCD possèdent désormais une prise VGA pour brancher une unité centrale d'ordinateur, c'est vraiment une aubaine !
Sans mentir, vos jeux n'auront jamais parus aussi beau ! Vraiment, certains titres semblent avoir été fait en HD, c'est tout bonnement hallucinant ! Ayant acheté Ikaruga sur le live Arcade de la Xbox 360 et ayant comparé avec la version VGA de la Dreamcast... et bien je n'y ai vu aucune réelle différence !
Il existe cela dit deux petits "mais" dans cette merveilleuse nouvelle :
1/ Certains jeux ne passent pas en VGA. La bonne nouvelle c'est que ces titres sont peu nombreux et en plus peu importants... à quelques exceptions près. Les Resident Evil par exemple ne passent pas. Mais les versions Import en 60 htz ne posent par contre aucun problème ! C'est donc un soucis mineur.
2/Les cables VGA sont introuvables et pas forcément donné. Mais là, j'ai la meilleure des solution. Il suffit de contacter cabou à cette adresse : cabou_@hotmail.fr . Il les fabrique lui-même et les vends pour la modique somme de 30 € port compris !!! C'est à lui que j'ai pris mon cable VGA et je peux vous affirmer qu'il est de meilleur qualité de ceux du commerce ! Vraiment, ne vous privez pas, surtout à ce prix et cette qualité ! Pour anecdote, lorsque je lui ai commandé le cable, je ne savais pas qu'il était de marseille, du coup il m'a amené le cable directement à mon magasin et il est même devenu un de mes clients ! Mais attention, ce n'est pas pour ça que je lui fais de la pub. C'est tout simplement parce qu'il le mérite et que ça vaut vraiment le coup. Voici une photo de l'un de ses cables pour vous donner une idée de la chose en question :

L'image “http://img181.imageshack.us/img181/807/dcvgacable7om3.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.
Mais je suis sûr que ce qui vous intéresse vraiment, c'est surtout des screens de jeux. En voici quelques-uns mais sachez que les screens sont en dessous de la vérité. Quand j'ai vu tourner Alone in the Dark 4, Shenmue, Under Defeat ou Capcom vs SNK 2, j'ai cru avoir à faire à une console Next Gen ! Pour admirer un peu le résultat, clikez sur ce lien : link

Si vous avez une Dreamcast et un bel écran LCD, vous savez désormais ce qu'il vous reste à faire ;)
par Indianagilles publié dans : JEUX pense donc je suis
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mardi 24 juin 2008
http://www.ilovemyteeshirt.com/img_photo_product/zoom_pixel.gif

Je vais vous dire une bonne chose : je suis bien content d'avoir ouvert mon magasin de jeux vidéo. Mais vous savez ce qui m'aurait fait plaisir ? C'est de l'avoir ouvert 20 ans plus tôt. J'aurais été un peu jeune, c'est sûr. Donc il aurait fallut que je sois 10/15 ans plus vieux. Et alors ? Comme ça j'aurais pu voir la coupe du monde de foot de 1982 qui avait l'air vachement plus chouette que les dernières en date. Quoique 2006 c'était pas si mal non ? A 3 ans, j'en avais un peu rien à carrer du ballon rond et de l'attentat de Shumacher sur Batiston. A 3 ans, parait que je regardais déjà West Side Story. Et Goldorak. Surtout Goldorak.


Mais on s'en fout un peu. En fait, si j'avais ouvert ma boutique vers la fin des années 80, je l'aurais ouverte à une période nettement plus intéressante. L'age d'or, celle des pionniers du jeux vidéo ! La bataille Amiga contre Atari, la guégère Sega contre Nintendo, le CPC et ses compilations légendaires... Ca avait quand même plus de gueule que la bataille Sony vs Microsoft avec leurs deux consoles chauffage qui tombent en panne tous les samedi. Juste avant le week-end, c'est pas de veine.
Soyons clairs : j'aime toujours les jeux vidéo. Mais je n'y éprouve plus le même plaisir. J'ai du mal à être transporté comme à l'époque, j'ai du mal à finir le jeu le plus court du monde alors qu'avant je me permettais de refaire 5 fois un jeu qui m'avait plu ! J'ai même écris des bouquins sur 4 d'entre eux, tiens ! Les critiques sont bonnes, lisez-les... moi pour ce que j'en dis... Voilà, ça c'est fait...
Je crois que j'ai perdu quelque chose avec le temps. Les jeux aussi. Nostalgie ? En partie. Mais admettez qu'auparavant c'étaient beaucoup plus variés. Je plains le pauvre type qui aujourd'hui n'aime ni les FPS, ni les jeux de voiture. Il va jouer à quoi ? A la Wii ? Arrêtez, soyez pas salauds, c'est très bien la Wii. Y a Mario, Zelda & Metroid. Bon d'accord, ils étaient déjà là à l'époque sur Nintendo Entertainment System. Mais y avait pas la Wiimote ! Non, à l'époque y avait Rob, le robot qui sert à rien. Bon, la Wiimote aussi elle sert pas des masses. Et puis Rob il était beau. Même qu'il ferait très bien sur mon bureau. Non sérieux, soyez pas salauds...

Chez Games Land, dans ma boutique pour ceux qui ne suivraient pas, y a toujours une petite place pour les vieilles bécannes. Bon, pas pour toutes. La Jaguar par exemple, elle peut rester dans sa savanne. On a notre fierté chez Games Land quand même ! Quoi qu'Alien vs Predator... Hum, je disais donc que le retro à sa place chez nous. Si je pouvais, je dégagerais tous ces jeux modernes pour faire de la place aux vrais, aux authentiques jeux vidéo ! Mais je crois que ce ne serait pas vraiment rentable... Pourtant, j'éprouve un bien plus grand plaisir à vendre un Lemmings sur Super Nes qu'un banal GTA 4 sur PS3. Bon, côté rentabilité, les Lemmings peuvent aller se jeter, ils font ça très bien. Mais c'est bon, oui c'est bon de vendre un jeu culte à un connaisseur !

Le soucis avec le retro, c'est que la plupart des achats sont faits par des personnes qui n'y connaissent rien. Ces gens là voient avant tout le prix. Ben oui, quitte à faire plaisir à son gosse qui voudrait la PS3 pour écraser des gens sur GTA, autant prendre une vieille console pourrie à moindre frais et lui payer ce qu'il y a de moins cher. Fifa 94 ? Bah, le foot c'était mieux avant, de quoi il se plaint ce petit morveux !
Parfois, mais ça arrive rarement, j'ai presqu'envie de m'écrier "Scélérats ! Vous ne méritez pas ce bijou ! Sa place et dans un musée". C'est idiot. Personne ne va plus au musée de nos jours. Mais je m'égare.
Heureusement, il m'arrive d'avoir en face de moi de véritables passionnés, capable d'acheter de sacrés daubasses parce qu'elles les ont fait rêver une dizaine d'années auparavant. C'est vrai qu'on pouvait aimer de sacrés daubes à l'époque. Moi par exemple, j'avais un petit faible pour Dragon's Lair. C'était tellement beau. Et puisà bien y réfléchir, on était bien plus que dans n'importe quel Metal Gear... Ca aussi c'est fait...
J'ai constaté que Nintendo avait bien plus la côte que les autres. Peut-être parce qu'ils sont toujours présents aujourd'hui et qu'ils se contente de remaker leurs classiques de nos jours ? Mais moi qui suis un grand Segaphile, je me tord de douleur en voyant cette Megadrive et cette Dreamcast ne recueillir que des sourires amusés et ces regards méprisants Les fous ! Déjà que je me force pour ne pas recueillir les malheureuse chez moi, faut-il en plus qu'on les méprise ! La megadrive 1 c'était peut-être la plus belle console jamais sortie en plus. Quel look ! Rien que pour la deco, ça le fait bien non ?
La Saturn ? Inexistante. La Neo-Geo ? Neo de quoi ? La Nec Pc Engine ? Circulez y a rien à voir ! Il n'y a vraiment que Nintendo, sa Super Nes et sa Nintendo 64 qui trouvent parfois grace aux yeux de ma clientèle. C'est toujours ça de pris. Parfois la PS1 attire quelques courageux. Ca sert de faire des machines retro compatibles mine de rien. Mais la passion du retro n'est pas vraiment la tasse de thé du 5eme arrondissement. Quoi qu'en ce moment y a Christian qui aime bien les jeux de combat en 2D. Même que je lui mets de sacrés dérouillés à Hokuto no Ken en Arcade. Si je dis ça c'est pour le motiver un peu en espérant qu'il me lise un jour ! Et puis bon, vu les patés qu'il m'a mis sur Street Fighters III, j'ai rien à dire. Attends un peu que je m'entraine...

Parfois, penser à cette époque me fiche le bourdon. Je l'ai dit, je le répète, j'ai perdu quelque chose aujourd'hui. Mon enfance, tout simplement. Les jeux étaient plus simples, plus amusants, plus innovants. Y avait peut-être moins de mérite à ça puisque tout était à inventer. Mais la passion se perd dans le jeu vidéo. Aujourd'hui, c'est du consommable. Même le piratage a perdu de son glamour, c'est dire. Allez, une petite note positive pour terminer : on peut se rassurer, Street Fighter IV arrive pour nous sauver, même qu'il a l'air vachement bon. Christian a pas fini de se faire dérouiller. Et ça aussi c'est fait !

http://www.nescenter.de/features_rob_cover.jpg
par Indianagilles publié dans : JEUX pense donc je suis
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 15 mai 2008
Oh my god ! Deux articles la même journée !!! Que se passe-t-il ??? Il est grand temps de reprendre notre grand classement des jeux qui ont marqué l'histoire. Que les nostagiques sortent les mouchoirs, impossible de ne pas verser sa petite larme en repenssant à...

Outrun (1986)




Que j'aime Yu Suzuki. L'homme qui m'a fait tant plaisir avec son inachevée saga Shenmue peut se vanter d'avoir fait fantasmer son monde en 1986. Grace à lui, tout le monde avait la possibilité de conduire une innacessible Ferrari Testa Rossa. Sympa le gars, non ? Imaginez le joueur qui s'asseyait dans le baquet de la bête juste après être descendu de sa 4L toute pourrie. Le jeu vidéo, c'est du rêve et que c'est bon de rêver parfois !
Non content de nous mettre au volant de l'une des plus belles voitures de tous les temps, Yu Suzuki nous asseyait au côté d'une superbe blonde pixélisée. Par chance, elle ne se faisait pas kidnapper cette fois-ci. C'était plutôt nous qui l'enlevions pour lui faire faire un petit tour à toutes berzingues sur l'île de Coconut ! Attention par contre à ne pas vous planter car la belle plante n'aime pas les bleus et les bosses. Ah ces filles, jamais contentes !
Le but du jeu était simple : parvenir à passer cinq check points avant la fin du temps règlementaire. Chaque check point nous permettait de regagner quelques précieuses secondes afin d'aller toujours plus loin. La grande originalité du parcours étaient de nous proposer un embranchement à chaque fin de segment. Droite ou gauche ? Le chemin de gauche représentait le plus facile à chaque fois. Ainsi, le jeu proposait un grand nombre de chemins différents plus ou moins difficile. Un excellent système pour éviter de lasser le joueur. Il est fort ce Yu Suzuki quand même.
Mais pourquoi un tel succés ? Une grande partie du succés d'Outrun venait de sa borne. Sega n'était pas le roi de l'arcade pour rien. Le joueur s'asseyait dans une réplique de la Testarossa ce qui était déjà bonnard. Mais la borne possédait un système hydraulique permettant de reproduire les secousses et le retour de force dans les virages ! Mieux, la borne possédait également un ventillo permettant au joueur de se la jouer cheveux aux vents ! Simple mais encore fallait-il y penser.
Autre originalité du titre ? Une vue extérieure mais au ras du sol, permettant ainsi de donner une sensation de vitesse plus importante. Et la possibilité de choisir la musique du jeu sur son auto-radio avant de commencer la course. Pour ma part, l'inoubliable Passing Breeze aura motivé mes courses les plus endiablées.
La borne existait également en version simple. C'est à dire sans baquet et sans système hydraulique. Plaisant mais incomparable avec les sensations de la borne. De la même manière, les nombreuses adaptations n'atteindront jamais le plaisir de la borne. Certaines convertions étaient de plus considérablement ratée. Je pense ainsi aux versions Atari ST ou CPC (qui donnait la sensation de conduire un escargot). Il fallut attendre la version Megadrive et Nec PC-Engine pour retrouver un plasir à jouer, certes moindre mais un plaisir quand même. La version Megadrive se permettait même le luxe de proposer une 4eme musique fort réussie.
On peut noter qu'une version parfaitement émulée d'Outrun était jouable au travers d'un autre titre de Yu Suzuki, le déjà cité Shenmue ! Ainsi, le héros pouvait se rendre dans une salle d'arcade et s'offrir une petite partie ! Bien entendu, le baquet était toujours absent mais on ne peut pas tout avoir !
Quelques suites intéressantes suivirent dont le très bon Turbo Outrun. Une dernière suite tardive sortie sur Xbox 1ere du nom, sur PC, PSP et bien sûr Arcade. Très proche de l'esprit de l'original, le titre était trop retro pour retrouver un succés grand public. Il reste néenmoins très sympathique avec un charme surannée qui ne pourra que plaire aux nostalgiques. Et puis, c'est toujours plus simple de se faire un petit Outrun que de se payer une Testarossa de nos jours !





Double Dragon (1987)




L'histoire est fort simple : la belle Marianne vient de se faire enlever par le chef d'un vilain gang nommé les Black Shadow. Ah, les enflures ! Je sais pas vous mais elles commencent à nous gonfler ces filles à se faire enlever sans arrêt. Heureusement, il n'y a pas que Mario qui s'occupe de sauver les filles en detresse. Le petit ami Billy (le blond) et son frère jumeau (apparemment faux jumeau ou teint puisqu'il est brun) sont heureusement là pour lui porter secours et pêter les dents de tout ceux qui s'opposent à eux. Et croyez-moi, va y avoir besoin de dentistes très doués pour recoller tout ça, rodidju !
Tout le monde vous le dire, le meilleur dans un jeu vidéo, c'est une bonne castagne entre pote ! Si Double Dragon est entré dans l'histoire c'est bien entendu pour son fun mais surtout son monde jouissif à deux joueurs. Alors qu'habituellement, il fallait jouer l'un après l'autre, Double Dragon proposait à deux joueurs de jouer simultanément, côte à côte. Yeah, trop cool Double Dragon !!! Il y avait même la possibilité de s'envoyer quelques beignes entre collègues si vous trouviez quelque chose à redire sur la façon de jouer de votre partenaire. A vrai dire, certains passaient plus de temps à gaspiller leurs crédits de la sorte que contre les ennemis. C'était le bon temps !
Double Dragon pose en réalité les bases d'un genre qui sera par la suite sur exploité : le bien nommé Beat em up. Pour la première fois, le joueur avait une large panoplie de coups à sa disposition et avait la possibilité de se battre au côté d'un ami, contrairement à l'excellent Renegade par exemple. Coup de pieds, de poings, de boule (dit en latin "coup de boulus") et même la possibilité d'utiliser les armes des ennemis comme les couteaux, les fouets (pris aux mains des prostitués. Mais que pouvaient-elles en faire en temps normal ???), des battes de baseball... Tous les moyens étaient bons pour later la gueule de ces mécréants.
Bien qu'assez court, 4 niveaux seulement, le challenge se révélait suffisament élevé pour nous tenir en halaine. Une demi-heure de jeu, certes, mais une demi-heure intense et jouissive. Après avoir sauvé la vie de Marianne des griffes de Willy, l'homme à la mitraiellette, vous deviez affronter l'autre joueur dans un combat fratricide. Ah ben ouais, Jimmy il voulait bien sauver la fiancée de Billy mais il avait bien une idée cachée dans la tête ce coquin !
Force est de constater que Double Dragon n'a pas bien vieilli. La maniabilité est rigide, les ennemis peu variés, les graphismes clairement vieillots... Le fun d'antant est présent mais on trouvera bien mieux ailleurs. Difficile en effet de prendre autant de plaisir aujourd'hui à Double Dragon qu'à ce sacré Final Fight de Capcom (1989, soit deux ans seulement après Double Dragon).
Sa suite améliorera un peu le concept (plus d'ennemis, de niveaux, sprites plus gros) tout en restant assez proche de l'original. Le 3eme et dernier épisode sera par contre assez catastrophique malgré des graphismes bien meilleurs. D'autres épisodes, des spin-offs plus que des suites, sortiront également mais aucun ne marquera vraiment les joueurs. Double Dragon appartenait bien à l'histoire du jeu vidéo. Que ce soit par sa version originale arcade où à l'une de ses nombreuses convertions sur ordi ou consoles. On peut citer les versions Nintendo Game Boy et Nes qui parvinrent à se démarquer suffisament de l'original pour proposer une belle alternative. Pour ma part, c'est surtout sur Amstrad CPC que j'ai pu "trippé ma race" comme jamais. Que ce soit au premier ou au deuxième épisode. Mais l'une des versions les plus populaires de Double Dragon restera à jamais la version Amiga. C'est d'ailleurs là que j'ai découvert ce jeu pour la première fois, chez le fils des amis de mes parents. Quel souvenir !
La meilleure version de Double Dragon est sortie récemment : c'est un remake sur Game Boy advance nommé Double Dragon advance. Graphismes réhaussés, maniabilité revue et corrigée, nouvelles armes, nouveaux niveaux... Cette cartouche sortie malheureusement uniquement au Japon en 2003 est un vrai moment de bonheur ! Un remake fort intelligent qui parvient à garder l'essentiel de l'original tout en le modernisant. A essayer de toutes urgence en émulation à défaut d'avoir la cartouche japonaise.
A noter que la version originale de Double Dragon est disponible sur le Xbox Live Arcade de la Xbox 360. Preuve, s'il en fallait encore, que Double Dragon reste, même plus de 20 ans après, un jeu culte pour plusieurs générations.


A suivre...

par Indianagilles publié dans : JEUX pense donc je suis
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 15 mai 2008
Je sais ce que vous dites : "Après le film soit disant adapté du jeu, voilà qu'il s'attaque aux bouquins" !
Et bien pas du tout. under a Killing Moon existe déjà en bouqin et il a été écrit par l'un des co-créateurs du jeu, Aaron Conners. Il a même été traduit chez nous aux éditions Fleuve Noir en 1997. La suite Pandora Directive est également sorti dans la même collection par ce même auteur talentueux !
J'avais trouvé le second il y a quelques années et j'ai enfin trouvé Under a Killing Moon il y a quelques semaines. Ce ne fut pas évident, surtout que le titre français était différent : "Sous une lune de sang". Fallait le savoir ! Plus difficile à imaginer que "La directive Pandora", vous en conviendrez !

Sans atteindre la perfection des jeux, les romans sont vraiment bons ! Pour moi, il s'agit d'adaptations vraiment réussies et il était difficile de rêver mieux. Aaron Conners connait bien son univers et cela se sent. Mais il fait très fort en intéressant aussi bien le fan de la série que les néophites. Car j'insiste sur ce point : tout le monde peut y trouver son compte ! Il s'agit bien là de vrais romans et les histoires sont passionantes.
Si les néophite amateurs de polars et de science-fiction (quel beau mélange) seront ravis, il faut reconnaître que le fan lui sera a ux anges ! Quel bonheur de retrouver tous les persos de la saga sous un angle inconnu ! Même si l'on connait déjà l'histoire, elle nous réserve pourtant de très nombreuses surprises.
Si les jeux étaient souvent loufoques, les romans se montrent tout de même bien plus sérieux. Ne vous inquiétez pas, Tex Murphy vous fera bien souvent rire mais le ton est tout de même plus sombre. Ainsi, de nombreux personnages trouveront la mort dans les romans et il faut reconnaître que c'était nécessaire pour donner du corps à ces deux excellentes histoires.
En fait, j'ai trouvé que le ton était très proche de celui du dernier jeu de la série à ce jour Overseer. En gros, si les personnages gravitant autour de Tex sont nettement plus crédibles et sérieux, ce bon vieux Tex lui reste pratiquement égal à lui même. La narration étant à la première personne, les réflections du détective seront bien souvent délectables ! Les livres se lisent donc très bien grace à un style simple et direct. J'ai d'ailleurs trouvé qu'il ressemblait beaucoup au mien. Sans les fautes d'orthographe, bien entendu !
Je ne saurais dire lequel des deux romans et le meilleur. En ce qui concerne les jeux, c'était Pandora qui remportait la palme. Pour les romans, aillant lu Pandora il y a quelques années maintenant, j'aurai du mal à comparer mais une chose est certaine : j'ai pris beaucoup de plaisir sur les deux livres.
Puisque je viens de finir Under a Killing Moon, je peux vous assurer que Aaron Conners a coupé quelques passages du jeu qui étaient loin d'être nécessaires comme la toute première partie où Tex Murphy recherche l'assassin de Crusty le clown. Cela n'aurait fait qu'alourdir inutilement la narration et c'est donc une initiative fort intelligente de sa part. Chose amusante, des allusions sont faites sur cette affaire dans Pandora Directive. Conners nous plonge immédiatement dans l'action et certaines scènes clés du jeu, antérieure comme la rencontre entre le Colonel et Tex ou bien la Contesse Reignier et Tex, seront judicieusement inserrées par la suite via un procédé narratif astucieux. Vraiment, on ne pouvait pas rêver meilleure adaptation ! Mon seul regret ? La présence limitée du Caméléon dans le roman qui est d'ailleurs bien différent de celui du jeu. A part ça ? Que du bonheur !
Après la lecture de ce roman, je me suis replongé dans le jeu Overseer, épisode que je connais le moins et que je n'ai fait qu'une fois et je me réattaque depuis ce matin au second et malheureusement dernier livre de Tex Murphy.


Comme les livres sont depuis longtemps épuisés et qu'ils sont très dur à trouver même sur Internet, je vous conseille de rendre une petite visite à cet excellent site Français Tex Murphy 4ever link .Vous y trouverez en plus des deux romans en téléchargement, une mine d'information sur notre détective favori ! C'est l'un des rares site français, si ce n'est pas le seul, à être consacré à Tex et sa saga mythique. C'est dingue comme la popularité de certains jeux vidéo s'effrite avec l'age ! Il faut dire que les quatre premiers épisodes sont particulièrement difficile à faire tourner sur les machines d'aujourd'hui. Il est ainsi difficile de refaire découvrir ces merveilleux jeux à un nouveau public et c'est fort dommage.

Je vous souhaite une bonne lecture à tous !



par Indianagilles publié dans : JEUX pense donc je suis
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
 
Blog : Décoration sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus