Vendredi 6 octobre 2006

Je crois qu'il est temps d'agrandir un petit peu cette rubrique car on va finir par croire que je n'ai pas d'ami. Au prix que je les paye, ce serait quand même scandaleux ! Je plaisante of course, what a comique, ohohohoho ! Hum désolé...
Un nomade surnommé Poète
Je vais vous parler du plus instable de mes amis : Sebastien, surnommé Poète (pourquoi ? Je vous l'expliquerai plus tard). Instable parce que depuis 1995, année où je l'ai connu, il a bien changé d'appartement 6 fois si je ne me trompe pas. Pas mal non ? Il me fallait parfois une boussole pour arriver à localiser sa nouvelle piaule. C'est sûr que moi ça me fait bizarre, j'ai fait un
seul déménagement dans ma vie quand j'ai quitté mes parents, et encore je ne me suis pas trop senti dépaysé puisque j'ai descendu un seul petit étage d'immeuble. Et puis instable parce que cet homme est fou et qu'il devrait être enfermé (mais il faudrait qu'il déménage souvent de cellule sinon ça le perturberait, hein !).Avant notre rencontre, j'étais dans une période plutôt triste de ma vie car j'avais (injustement) redoublé ma 3eme et mes collègues depuis le primaire avaient donc pris une année d'avance et avaient surtout quitté le collège. Je me retrouvais pratiquement seul et il fallut me faire de nouveaux collègues dans ma seconde 3eme. La bonne nouvelle était que je passais du plus jeune à un des plus âgés et que j'étais un peu considéré comme le mec le plus cool de la classe. Avec mon blouson en cuir, j'étais une sorte de Fonzy mais sans le Juke Box. Ca prenait trop de place dans mon cartable.
Malheureusement, à la fin de l'année, la plupart de mes nouveaux potes avaient redoublé à leur tour, où bien s'en étaient aller dans un autre lycée ! Du coup, bing, rebelote pour la 2nd au lycée, il me fallait reconstituer un groupe de potes ! Mes collègues du primaire avaient encore une année d'avance et me regardaient un petit peu comme un paria. C'est l'impression que j'ai toujours eue mais je me trompe peut-être. Une chose est certaine, je me sentais exclu de mon groupe de toujours.
(Pas) le clan des siciliens
Heureusement, je suis tombé dans une seconde (1995/1996) constituée de gens vraiment sympas. Oh bien sûr, comme dans toutes les classes, il y avait des sortes de clans mais la plupart étaient des gens vraiment simples et amicaux. Fabien, Stephane, Thierry et bien entendu Sebastien formèrent avec moi un nouveau noyau dur pendant quelques années. Il y
eut bien quelques retouches de temps en temps pour cause de séparations ou de nouvelles personnes dans la classe mais en gros la Dream Team venait de naître. Cette année là, je pense avoir été plus proche de Fabien et de Franck que de Sebastien. Franck était pratiquement toujours mon voisin de classe (qu'est qu'il a pût me copier dessus ce gredin !) et Fabien mangeait à la cantine avec Stephane et moi. Cela ne veut pas dire que Sebastien était à part puisqu'il connaissait Fabien depuis un long moment mais je crois qu'on est vraiment devenus inséparables dès l'année suivante. A ce moment là, c'était un (très bon) copain mais pas encore un ami.Ce qui nous a rapproché en premier lieu, à part le fait que nous soyons deux beaux gosses prêts à former un boys band du tonnerre, c'est notre passion pour le cinéma. Contrairement à la plupart des jeunes de notre age, il n'aimait pas forcément un cinéma grand public. Il était beaucoup plus ouvert à la découverte de films méconnus. Et je pense avoir beaucoup contribué à sa culture cinématographique en lui faisant découvrir beaucoup d'ovnis filmiques que la plupart des gens n'auraient jamais voulu regarder si je leur avais passé. Mais lui faisait
confiance à mes goûts et ne le regrettait que rarement (même si son film préféré demeura Sissi l'Impératrice. Je plaisante). Depuis, Sebastien est au moins aussi cinéphile que moi. S'il y a autre chose qui nous a réuni, à part notre passion pour les Maxibons bien entendu, c'est aussi notre mentalité et notre culture. Par là, je ne veux surtout pas dire que nous nous sentions supérieurs aux autres mais nous avions des intérêts qui allaient au-delà des modes. Nous aimions parler de choses atypiques, nous philosophions à notre manière... nous étions hors de ce moule dans lequel étaient enfermés la plupart de ceux de notre age (et encore, à l'époque c'était tout de même moins pitoyable qu'aujourd'hui avec des clones qui pullulent à tous les coins de rue). Nous partagions nos connaissances sans pour autant avoir tous nos goûts en commun. D'une certaine manière, on se complétait.
Comme moi il aimait beaucoup écrire et c'est lorsqu'il écrivit un poème qu'on lui avait demandé qu'il gagna ses gallons de Poète. Cela fait tout de même 10 ans que ce surnom lui colle aux basques. J'avoue que pour ma part, je l'appelle rarement comme ça. Non pas que je conteste son côté artistique mais ça n'est jamais sorti naturellement. Peut-être parce que ce surnom lui est venu l'année où je n'étais pas dans la même classe, tout simplement.
Ta gueule, on tourne !
Car comble du malheur, mon nouveau noyau dur risquait d'éclater dès la fin de l'année de 2nd ! Ils redoublèrent tous sauf moi !!! Etais-je maudit ? Contrairement à mes camarades du primaire et collège, ils ne me laissèrent jamais de côté et dès que je pouvais, je les rejoignais. Cela explique peut-être pourquoi ma 1ere fut si catastrophique. Je n'aimais pas du tout cette classe (mélange de bourges et de faux-culs) et c'est inconsciemment que je faisais tout pour redoubler et les
rejoindre dès l'année suivante. Finalement, ce noyau n'avait jamais éclaté, il s'était même renforcé. Lors de ma seconde 1ere, je retrouvais tous mes amis sauf Fabien qui avait choisi une voie différente. Mais comme pour moi, il ne fut jamais éloigné de notre groupe. D'autres se joignirent à nous comme Marc (le noob de Warcraft III).Cette année là, nous réalisâmes un de nos petit fantasme en tournant un petit film amateur nommé Under a Killing Moon (qui était une très lointaine adaptation d'un jeu que j'avais adoré mais à part quelques noms et quelques scènes, ça n'avait pas grand chose à voir). Nous n'avions aucun moyen si ce n'est une petite caméra, quelques magnetoscopes, une petite table de mixage et surtout beaucoup d'enthousiasme. Et non, ce n'était pas un film X et encore moins un film X gay car nous avions des filles avec nous ! Il faut avouer que la pauvre Morgane qui avait le premier rôle féminin était une actrice exécrable, qu'elle ne parvenait pas à retenir deux lignes du texte et qu'il me fallait parfois sacrifier la mise en scène pour qu'elle puisse lire son texte hors-champs. Mais elle avait eu le mérite de vouloir participer à l'aventure et pour cela je la remercie. C'est vrai, nous n'étions pas non plus des Marlon Brando en puissance mais nous parvenions quand même à sortir notre épingle du jeu, surtout Franck et Marc, hilarants de bout en bout. Si je peux, je proposerais le film
en vidéo sur ce blog. L'expérience fut difficile (il fallait parfois une journée pour boucler une scène de 5mn) et s'étala sur quelques mois. Mais cela reste un souvenir impérissable dans mon esprit et nous n'étions pas peu fiers du résultat. Si j'ai quelque peu révisé mon jugement par la suite, étant donné nos maigres moyens c'était plus que bien. Ce film a encore plus resserré nos liens d'amitié. Il fut présenté à plus de 200 spectateurs avec plus ou moins d'enthousiasme. Avec 90% de satisfaits, on tenait notre premier succès !Nous avons longtemps cherché à tourner une suite mais le temps nous a manqué. Il faut aussi dire qu'après ça nous avons tenté de réaliser une petite comédie horrifique mais qu'un abruti a cassé ma caméra a s'asseyant dessus. Notre film s'acheva prématurément (alors qu'il partait plutôt bien) et si nous avons quand même envisagé de faire une suite à Under a Killing Moon, j'avoue que mon enthousiasme était retombé. A la place, j'ai préféré tourner des petits sketchs, moins contraignant dans l'emploi du temps et le montage. Bien qu'inégal, ce fut selon moi notre meilleur film. Nous avions formé le groupe des... Monty Bidons ! Je fus un peu frustré de laisser la réalisation au strict minimum mais le montage fut bien plus simple à faire. Je m'étais également arrangé pour ne pas à avoir à utiliser la table de mixage minimaliste et cauchemardesque comme sur le premier film.
Un être vous manque, et l'entreprise risque de s'escagasser fatche de c...
Mais revenons à notre mouton, le susnommé Poète. La 1ere et Terminale furent de véritables formalités pour nous (sans vouloir se la péter, on a rarement galéré). Ca nous a donc laissé beaucoup de temps pour nous fréquenter et nous connaitre encore mieux. Nous avons eu très très très peu de disputes. D'ailleurs, je me demande s'il y en a jamais eu. Tout au plus des
malentendus qui pouvaient rapidement être réglés (à condition que ce cornichon m'en parle bien entendu). Parfois on ne se comprenait pas forcément mais il n'y a jamais eu d'engueulade à signaler.Ceci représente une grande preuve de notre amitié car, j'espère qu'il ne m'en voudra pas de dire cela, mais Sebastien a longtemps été très instable dans ses amitiés. Ainsi, beaucoup de ses amis les plus proches, plutôt des copains au final, disparurent de sa vie du jour au lendemain, pour des raisons bien souvent futiles. Contrairement à moi, je ne pense pas qu'il regrettait ses anciens potes et allait toujours de l'avant. "Oh lui il me fait chier, on en parle plus !" semblait un peu son credo de l'époque. C'est un comportement que j'ai toujours trouvé paradoxal chez lui car en cas de pépin, il n'y a pas d'ami plus fidèle et serviable. Si vous êtes dans la mouise, il arrive au galop (sauf s'il a un rendez-vous galant bien entendu. Enculé va) ! Mais Sebastien est ainsi fait : quelque chose l'ennui, il le zappe sans autre forme de procès.
Mon plus grand regret à ce propos restera sa "rupture" avec Fabien. Je n'invoquerais pas la raison tant elle est stupide mais pour un rien, une amitié de plusieurs années (et pas un copinage, j'insiste bien) fut réduite à néant. Partagé entre les deux, il me fallu faire un choix et il fut logiquement du côté de Sebastien. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'il faut reconnaître que Fabien changeait beaucoup durant cette période et nous oubliait parfois au profit de ses nouveaux "amis", un ramassis de m'as-tu-vu, snobs et antipathiques au possible (qu'il a depuis laissé tombé). Sebastien resta le même, avec ses petits défauts, mais surtout ses grandes qualités. J'ai parfois tenté de revoir Fabien mais malgré plusieurs premiers pas, il n'a jamais fait aucun effort de son côté. Pourtant, je n'avais rien à voir dans leur histoire mais comme il le disait si souvent vers "la fin" on dirait qu'il n'avait "pas le temps" de voir ses amis. Mais je ne désespère pas. Peut-être qu'un jour Jacques Pradel nous viendra en aide. Et ce jour là... "on te ratera pas Fabien" !
"Salut toi..."
Si Sebastien s'est stabilisé sur le plan de ses amis depuis des années maintenant, il mis du temps à faire de même sur le plan sentimental. Sans mentir, cet homme est un Don Juan ! Je
n'avais pas le temps de retenir le nom de sa nouvelle conquête qu'il en avait déjà changé ! Là aussi c'était un peu "Tu me gaves ? Je te retiens pas, la porte est ouverte !" ce qui fait que ses relations ne durait pas très longtemps (parfois quelques heures !). Nous connaissons tous les filles (sauf le petit boutonneux à lunettes derrière là, mais ça viendra), il est impossible qu'elles ne vous cassent pas un peu les bonbons de temps en temps (et nous leur faisons la même chose, c'est humain). Dans ces conditions là, difficile de rester en couple pour Sebastien.Son but n'a jamais été de collectionner les conquêtes mais de ne pas se prendre la tête. D'ailleurs, il est comme ça pour tout : il ne faut pas lui prendre la tête ! Monsieur a des origines Corses et ça se voit ! Mais soyons justes : Sebastien cherchait avant tout la perle rare, celle pour qui il était prêt à pardonner les quelques sautes d'humeur. Et il vous avouera volontier que ses choix étaient parfois perdus d'avance. Mais je le répète : son but était de ne pas se prendre la tête ! La perle rare, après des années, il l'a peut-être trouvé. La preuve : leur couple a surmonté plusieurs petites disputes à la c... ! Si c'est pas une preuve de maturité ça !
Amitiés, femme, maison et travail... notre Sebastien a-t-il enfin trouvé la stabilité ? Une chose est certaine, Sebastien a désormais quitté son "adolescence tardive" qui l'a parfois desservi, tout en restant fidèle à lui-même : déconneur, joyeux drille, philosophe, obsédé, artiste et bien entendu... poète. Sebastien a un coeur grand comme ça (vous voyez à peu près la kicounette de Rocco ? Ben grosso-modo c'est ça) et c'est la personne la plus spontané que je connaisse. Un ami comme lui, bien peu peuvent se vanter d'en avoir. Oh bien sûr, il n'est pas parfait, loin s'en faut, mais il en vaut 10 comme vous et moi. Et je suis fier d'être son ami depuis plus de 10 ans et je ne remercierais jamais assez le destin qu'il ne m'ait pas zappé à un moment de sa vie. Sebastien permet également de vérifier ce dicton italien : "qui trouve un ami, trouve un trésor".

PS : Si tu veux que je retire quoi que ce soit de cet article, n'hésite pas à me le dire
PS 2 : n'écoute pas les autres crétins, tu as toujours été mieux avec des cheveux.
PS 3 : elle sort en Mars mais, oh salette, elle va coûter bonbon !
par Indianagilles
publié dans :
Les affreux jojos !
ajouter un commentaire commentaires (4) recommander
ajouter un commentaire commentaires (4) recommander
Puisque je vous parle de mon voyage avec mon ami
La mémoire, c'est un peu comme un gros gruyère : si je suis incapable de dire ce que j'ai mangé il y a une semaine, je me rappelle tout à fait comment est véritablement née mon amitié avec Tony. Cela faisait quelques jours que 
puis 

Commentaires Récents