Jeudi 22 mai 2008

 

 

Non.

La négation pure et simple. Voilà ce que m'inspire avant tout la vision du dernier épisode en date du mythique archéologue. Dix-neuf années d'attentes...
Il vous suffit de jeter un coup d'oeil à mon pseudo pour comprendre l'importance de cette saga à mes yeux. Malgré l'attente, malgré les pressions, malgré l'époque, malgré le numérique, malgré l'age de Ford, j'avais confiance. Pourquoi ? Spielberg est un homme qui m'a rarement déçu. Au pire il ferait un bon petit film, au mieux il accomplirait un travail d'orfèvre. Vraiment, j'avais confiance comme jamais. Surtout que le film avait été travaillé depuis des années afin de ne pas décevoir.
Je sais ce que vous vous dites, qu'il était impossible de combler toutes les attentes, qu'on serait forcément déçus du résultat. Certes... sauf que ce constat je l'avais accepté avant de me rendre en salle. Or, il faut demeurer objectif et je le suis : Indy 4 (vous permettez que je l'appelle comme ça ?) n'est pas un chef d'oeuvre ni même un bon film. Indy 4 est un produit... un film très moyen, que l'on fasse abstraction de son glorieux passé ou pas. Pire, le film se permet même le luxe d'être à maintes reprises inférieurs à ceux qui l'ont plus ou moins bien copié, la Momie ou Benjamin Gates pour ne citer qu'eux ! Un véritable crime de laisse-majesté !


Avant de continuer la lecture, je préfère vous prévenir que je vais probablement spoiler quelque peu le film. En toute franchise, les "révélations" que je vais vous donner n'ont absolument aucune importance mais je préfère vous avertir pour le cas où.
S'il est toujours subjectif d'aimer un film ou pas, en ce qui concerne cet Indy 4, force est de reconnaitre qu'une analyse peu poussée, comme je vais vous la proposer, suffira à démolir l'entreprise comme un vulgaire chateau de cartes. Carrément.

Le film commence mal. S'auto-inspirant du morphing du logo de la Paramount durant le premier épisode, la célèbre montagne du studio se change soudainement en motte de terre. De là sort une très sympathique marmotte ou autre bestiole du genre (à vrai dire je m'en fous). Un superbe rongeur... numérique. Rappel des faits : Spielberg et Lucas nous avaient promis un film qui serait tourné à l'ancienne, avec juste ce qu'il faut de numérique. Premiere trahison dès le premier plan. Aïe...
La marmotte digitale manque de se faire écraser par une voiture fonçant à toute berzingue. En fond sonore, provenant de l'auto-radio, la chanson Hound Dog d'Elvis Presley, l'un de ses premiers tubes si ce n'est le premier, permetant au spectateur mélomane de situer rapidement la période du film. Exit les années 40, nous sommes à l'approche des années 60 ! En 1957 pour être exact. Le procédé est élégant et Spielberg en profite même pour lancer à son copain Georges Lucas un petit hommage à son somptueux American Graffiti. Pourtant, on a bien du mal à associer Indy, Elvis et cette époque. C'est sûr, il était impossible de continuer à situer l'action durant la 2eme guerre mondiale et encore moins avant, mais déjà un doute nous assaille : Indy est-il à sa place à l'aube des années 60 ?
Indiana Jones étant en réalité le James Bond de Lucas et Spielberg, l'intro des films étaient toujours un grand moment, pratiquement un film à part entière. Malheureusement l'intro d'Indy 4 est ratée et aucunement indépendante du reste du film. Mal amenée, un rythme lent, des dialogues foireux... Bien qu'il soit original de situer l'action dans le hangar où finissait l'arche d'alliance à la fin du premier film, l'idée est sous exploitée. De plus, qui va croire que l'endroit soit si peu gardé ?
Cette introduction finira sur une abominable idée : pour échapper à un essai nucléaire, Indy trouvera refuge dans... un frigo. De l'humour bas de gamme comme cet Indy 4 va nous en donner à la pelle. L'horreur ne fait que commencer...

Le problème des films à grands succés, provient souvent des producteurs voulant ratisser toujours plus large aux épisodes suivants. Le film doit être de plus en plus grand public, même si, à l'origine il ne l'est pas du tout. Regardez les sagas Terminator ou Robocop, elles reflètent bien cette idée. C'est limite si on ne se retrouve pas chez les Bisounours dans les derniers épisodes.
Indy 3 et sa dernière croisade avait amorcé un sérieux virage dans la comédie après un Indy 2 au temple vraiment maudit puisqu'incompris durant de nombreuses années. Mais Indy 3 reposait sur un duo exceptionnel : Harrison Ford au sommet de sa forme et bien entendu Sean Connery en roue libre qui n'avait jamais semblé s'aumuser autant sur un plateau. Sans parler des seconds rôles inoubliables comme le regretté Denholm Elliot jouant Marcus ou John-Rhys Davies dans celui de Sallah. Les quelques défauts comme un méchant peu charismatique et une Indy's girl nuancée mais quelque peu effacée n'arrivaient pas à nous gacher le plaisir.
Indy 4 veut retenter l'aspect comédie mais se vautre malheureusement dans les grandes largeurs. La faute à des dialogues insipides, des vannes bas de plafond tombant à plat dans 99% des cas et une sale impression que le film ne cesse de s'auto-parodier. A force de vouloir être drôle, le film en devient potache et franchement navrant. on peut sourire à certaines répliques, mais comment ne pas soupirer le reste du temps face à un humour "Jar-Jaresque" dont Lucas semble avoir impregné le film. Ca vous faire rire de voir Shia Leboeuf se prendre des coups de branches dans l'entre-jambe pendant qu'il se bat à l'épée? Si c'est le cas, vous avez une chance de passer un bon moment. Dans le cas contraire...
Puisque j'en parle, Shia Leboeuf joue, et tout le monde était au courant ou presque, le fils d'Indiana Jones. La révélation au milieu du film est aussi surprenante que la fin du film Titanic lorsque le bateau coule. Sur le papier, l'idée pouvait être intéressante. Après le rapport entre Indy fils et son père, on assistait au rapport Indy-père avec son fils. Sauf que ce rapport avait déjà été exploré avec bien plus de talent dans le 2eme film entre Indy et Demi-lune qui, plus qu'un vulgaire sidekick, était comme un fils pour Indy. La complicité entre les deux  personnages semble inexistante. On remarque d'ailleurs une chose : dès qu'Indy découvre qu'il a un fils, ce dernier s'efface complètement alors que jusqu'à présent le "tête à claque" Shia Leboeuf s'en sortait finalement plus que bien. Comme quoi...
Le film célébrait la grande retrouvaille entre Indy et Marion (Karen Allen) du premier film. Au final ? Peu utile et marquant. Le rôle de Marion a perdu énormément de caractère. L'ex femme forte n'est plus qu'un rôle parmis tant d'autre : sans ame, sans énergie, sans intéret. Karen Allen n'y peut rien, elle ne fait que ce qu'on lui a demandé, c'est à dire de la figuration. Un rôle lisse, transparant, insipide. De la meilleure Indy's girl de la saga, elle devient aujourd'hui la pire. Lorsque un rôle est mal écrit, le talent n'y peut rien...
Mais y-a-t-il vraiment un bon rôle dans ce film ? La méchante Irina jouée par Kate Blanchet a beau avoir un look au poil, son personnage ne fait ni peur, ni rire, ni rien... A quoi servent ses pouvoirs de médium ? A quoi bon les citer puisqu'elle n'en fait jamais aucun usage ? Sans cette allure, elle aurait chipper la place de plus mauvais méchant de la saga à Donovan de la dernière croisade ! Mais au moins, ce dernier part en beauté...
Quant à Mac, le nouveau pote d'Indy venu de nul part, ce n'est  qu'un ramassi de stéréotypes habituels sur les gars ayant les yeux plus gros que le ventre. Son "Johnsyyyyyyy" est insupportable. Et dire qu'on nous a privé de Sallah pour lui... Un rôle convenu, sans surprise, invisible. Indy fait bien de lui péter le nez, tiens !
Le pire ? Sans aucun doute le rôle de John Hurt qui ne sert absolument à rien. Pendant longtemps on nous a fait croire qu'il jouerait un méchant, Abner le père de Marion censé être mort. On nous a bien feinté sur ce coup là. Au final, John Hurt hérite d'un rôle qui pourrait aisément être coupé au montage. A quoi sert-il, ne cesse-t-on de se répéter tout au long du film. Ca valait le coup de prendre un acteur aussi talentueux...
Ca me fait mal de le dire mais Harrison Ford s'en sort assez mal aussi. Plus comique qu'homme d'action (il laisse le flambeau à son fils la plupart du temps), Ford ne semble être là que pour relancer sa carrière. Pas sûr qu'il y parvienne tant il se parodie dans son rôle fêtiche. Cachetonner, c'est le mot. Etait-il vraiment motivé par le film ? Ce n'est pas l'impression qu'il m'a donné. Peut-être se sentait-il orphelin de Sean Connery qu'il aurait aimé revoir sur le plateau ? Malheureusement, ou plutôt heureusement pour lui, ce dernier n'a pas voulu sortir de sa retraite bien méritée. Mais encore une fois, que faire lorsqu'un rôle est mal écrit ? Ce n'est tout de même pas de sa faute si le rôle de Ford se résume à faire avancer l'histoire en se prennant quelques beignes.

N'oublions pas qu'Indiana Jones c'est aussi de grands moments d'actions. Enfin... en temps normal. Personne n'a oublié l'énorme boule de pierre aux trousses d'Indy, la course de Wagonnets ou même la poursuite d'un char à dos de cheval... Et bien là euh, comment dire, j'ai déjà du mal à me remémorer les scènes et j'ai vu le film hier. Sans être ratées, il leur manque un soupçon d'ame, rien n'est vraiment marquant. La faute au numérique et cette manie de pouvoir retoucher son image à volontée ? Sans doute en partie. On y croit plus, tout est trop gros. Pourtant, lorsqu'Indy, Wilie et Demi-lune sont poursuivi par une immensité de flotte, on y croit pas non plus. Mais c'est l'instant magique du film qui est dans une euphorie complète, on vient de sortir du grand huit et on est encore le souffle coupé. Et surtout, c'était du jamais vu...
Difficile d'innover aujourd'hui, tout semble avoir été fait et refait. Du coup, Spielberg se sent obliger d'en faire beaucoup beaucoup beaucoup... au risque d'en faire trop ou de copier les autres. Comment ne pas penser au cafards de la momie en voyant l'attaque des fourmies rouges ? Sauf que la momie innovait sur ce coup là et que c'était il y a 10 ans déjà ! Ne touche-t-on pas le fond lorsque Spielberg tente un improbable hommage à Tarzan et que Shia Leboeuf se balance de liane en liane au milieu de singes (numériques, il va sans dire) ?
Au final, on ne retient pas grand chose des scènes d'actions et dans quelques temps, vous verrez, vous aurez bien du mal à retenir une des scènes d'action de ce film. Ah si "la scène comme dans la momie là" ! Si c'est pas la honte suprème ça !

Last bu not least, le scénario du film. Les cranes de crystal n'ont absolument pas l'impact et l'intéret de l'arche d'alliance ou du St Graal. Mêmes les pierres sacrées du Temple maudit étaient plus intéressantes. Les pierres s'allumaient, s'enflammaient, amenaient la prospérité aux villages... Que font les cranes ? Tout au plus, ils peuvent vous servir de magnet pour coller des post-it sur votre frigo... Ce ne serait que ça, mais en réalité, tout ce petit monde semble aussi peu impliqué que le spectateur par la recherche des cranes. Dans les 3 autres films, on savait pourquoi bons et méchants recherchaient à s'emparer des objets mythiques. Là, c'est flou, très flou. "Parce que c'est écrit dans le scénario", semble nous dire les acteurs. Pas impossible.
Ainsi, tout est si laborieux que l'on ne sait plus vraiment pourquoi on se retrouve baladé d'un coin à l'autre du monde. Ils cherchent les cranes ? Ils cherchent l'Eldorado ? Ils cherchent surtout un scénario !
Le film est bancal, mal contruit, sans aucun rythme... tout le contraire d'un Spielberg habituel. Comment est-ce possible ? Ne m'en voulez pas de croire que Spielberg avait la tête ailleurs et qu'il a accompli son travail en mode "automatique". Après ses derniers films dont un Munich qui pourrait représenter l'achèvement d'un cinéaste touche à tout, n'était-il pas trop difficile pour lui de revenir à un cinéma bien plus futile et grand public ? Cela expliquerait sans mal une réalisation plate au possible, des plans d'une extrème laideur et une direction d'acteur inexistante. "Faites ce que vous voulez, ça m'est égal !" semble dire Spielberg à tout ce beau monde. Non vraiment, l'impression d'assister à un banal film de commande sans ame, plane sur film. Le Spielberg d'antant s'est peut-être envolé avec Peter Pan et son Hook auquel jadis il tenait temps.



La conclusion est tout de même terrible. Rater un film n'est pas un drame en soit. Rater un Indiana Jones 4, ça l'est. Plus qu'un film, c'est toute la saga que cet épisode parvient à entacher. Indélébile. C'est fait, c'est fait !
Avec autant de temps devant soit, autant de scénaristes usés, la faute est difficile à pardonner. Quand je pense qu'on a refusé le script de Franck Darabont... Je n'ai pas eu l'occasion de le lire mais peut-on imaginer pire que ce résultat final ? Darabont était furieux, on sait maintenant pourquoi !
Lucas et Spielberg ont raté plus qu'un film. D'une certaine manière, toute proportion gardé, ces deux hommes nous ont repris notre ame d'enfant, celle qu'ils nous avait offert, celle qui jubilait face à la magie d'un épisode d'Indiana Jones. Depuis 19 ans, elle sommeillait en nous, elle n'attendait que ce film pour revenir à la charge. Aujourd'hui, elle n'a jamais été aussi enfouie. Pourra-t-elle resurgir un jour ?
Au final, on aurait aimé que le film ne se fasse pas finalement, ce qui nous aurait peut-être laissé de nombreux regrets, mais surement pas cette sale impression de gachis inexcusable. Et maintenant, que peut-on désirer ? Un nouvel épisode pour laver l'affront ? Mais ne tremble-t-on pas rien qu' en osant y penser ? Effacer ou oublier ? Entre les deux mon coeur balance. En attendant, rien ne m'empêche de me replonger dans la trilogie initiale. Et de rêver, encore, à côté de ce diable de professeur Jones.
Spielberg assassin ! Lucas complice !
par Indianagilles publié dans : La vie, l'amour... les FILMS
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Vendredi 17 août 2007
tout-le-monde.JPG

"Plantier, vous êtes un con. Vous me trouvez grossier et moi mon cher ami je vous trouve vulgaire. Vous ne comprenez pas ? Je vais vous expliquer : dire "merde" ou "mon cul" c'est simplement grossier. Maintenant voyons TOUT ce qui est vulgaire : prendre une voix feutrée et sur un ton larvaire vendre avec les slogans aux bons cons d'auditeurs les signes du Zodiaque ou le courrier du coeur, connaissant son effet sur les foules passives, faire appel à Jesus pour vanter la lessive, employer les plus bas et les plus sûrs moyens, faire une émission sur les vieux, sur la faim, le cancer, enfin jouer sur les bons sentiments afin de mieux fourguer les désodorisants... TOUT celà, c'est vulgaire. Ca pue, ça intoxique. Mais celà fait parti des jeux radiophoniques : vendre la merde, oui ! Mais sans dire un gros mot. Tout le monde est gentil, tout le monde il est beau. Mais là mon cher Plantier, vous ne pouvez comprendre. Et dans un tel combat, je ne puis que me rendre. Alors Plantier salut ! Je préfère me taire. Je crains en continuant de devenir vulgaire".



Lettre d'adieu radiophonique, cynique et toujours d'actualité de Christian Gerbert (Jean Yanne)
dans Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil
par Indianagilles publié dans : La vie, l'amour... les FILMS
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Mardi 10 juillet 2007
aminel-2.jpgEn parcourant mon magazine Anime Land,  j'ai appris la disparition du comédien Georges Aminel. Qui c'était celui-là, êtes vous en train de vous dire ? Il est vrai que son nom n'est pas des plus connu. Par contre, il est certain que vous avez déjà entendu sa sublime voix grave dans de nombreux films et dessins-animés.
Né en 1922, cet d'acteur d'origine Martiniquaise fut le premier acteur de couleur à entrer dans l'illustre Comédie française. Mais c'est surtout pour ses nombreux doublages qu'il est connu. En effet, il eut le privilève de doubler les plus grands : de Yul Brinner à Charlton Heston, en passant par Marlon Brando, Gregory Peck ou encore... Gros Minet !!!
Mais Georges Aminel restera à jamais pour son doublage unique de Dark Vador dans notre génialissime version française. S'il ne doubla pas le seigneur de Sith dans la Guerre  des étoiles (c'était François Chaumette, autre immense talent mais à la voix beaucoup moins appropriée pour le rôle) il pris la relève sur l'Empire contre attaque puis sur le Retour du Jedi. Son "je suis ton père" restera gravé à jamais dans nos têtes. En VO, c'était James Earl Jones qui doublait le célèbre méchant et force est de constater que les deux voix se ressemblaient à s'y méprendre ! Il est à noter que Georges Aminel doubla d'ailleurs James Earl Jones dans Conan le Barbare. Il failli également le doubler dans le Roi Lion mais les responsables du doublage n'avaient réussi à le faire sortir de sa retraite. Ce fut donc Jean Reno qui pris la relève de superbe façon.
Mais Georges Aminel était pourtant récemment sorti de sa retraite pour doubler une ultime et courte fois Dark Vador dans le dernier épisode en date de la saga Star Wars, la Revanche des Sith. Sa voix était demeuré inchangé durant toute ses années et ce n'était pas sans émotion que le fan que j'étais avait accueilli la nouvelle.
Si Georges Aminel est décédé le 20 mai 2007 à l'age de 84 ans, ses nombreux doublages  eux, restent à jamais  là pour nous consoler de cette grande perte.

http://sfstory.free.fr/images/PlaneteSinges/53.jpgL'image “http://rainbowphoenix.skyrock.com/pics/338523733_small.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.http://www.estellanara.info/Yul.jpghttp://levesjo.monblogue.branchez-vous.com/images/levesjo/sylvestre.JPG
AlbertAugier.jpgEt comme un malheur n'arrive jamais seul, Anime Land m'a également informé de la mort du cimédien Albert Augier. En effet, il s'agit d'une autre voix célèbre qui préta son innimitable voix à de nombreux personnages de Dessins animés et films. Parmis ses rôles les plus célèbres, je ne peux que citer celle de Mala, le bras droit du Capitaine Flam ou encore celle du Maitre d'armes dans les Maitres de l'univers. Ses doublages d'acteurs live les plus célèbres sont ceux du Colonel Klink dans la série Papa Shultz ainsi que celui d'Uggy les bons tuyaux dans Starsky et Hutch.
L'année dernière, une rumeur sur sa mort s'était propagé à tort. Cette fois malheureusement, le comédien née le 29 Février 1924 nous a quitté le 2 Fevrier 2007 à l'age de 83 ans... exactement le même jour que le comédien Michel Roux...
 
La disparition de tels comédiens de doublage me donne toujours un peu le cafard. En effet, en bon nostalgique que je suis, savoir que ces voix que j'ai entendu durant toute ma jeunesse ne sont plus parmis nous me donne l'impression qu'un peu de moi-même et d'une autre époque s'en sont allé. Aujourd'hui, les doublages sont de plus en plus méprisés à tort ou à raison. Mais ces anciens doublages possédaient des qualités artistiques indéniables grace à des comédiens méconnus mais néenmoins forts talentueux. Il me semble important de leur rendre hommage le plus souvent possible.
Par la suite, j'essayerai de vous parler de ces comédiens de l'ombre que j'affectionne tant. Et j'espère réussir à vous donner envie de dévouvrir tout ces gens qui méritent bien plus que du mépris.

http://www.bdex.org/gallerie/huggy/huggylesbonstuyaux.jpgL'image “http://www.tevader.com/anime/images/capitain_flam4.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.http://www.lasvegasmercury.com/2005/MERC-Mar-17-Thu-2005/photos/guest.jpg
par Indianagilles publié dans : La vie, l'amour... les FILMS
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Jeudi 28 juin 2007

Cette fois ça y est , la machine est en route ! Le tournage d'Indiana Jones 4 a commencé !
Depuis le temps qu'on attendait ça et surtout moi d'ailleurs... Depuis 1992 pour être exact. C'est à cette époque que j'avais entendu des premières rumeurs d'une éventuelle suite. Pourtant, en 1989 à l'issu du dernier épisode en date, Harroson Ford avait pourtant juré qu'on ne l'y reprendrait plus !
Cette trilogie des années 80 aura donc sauté les années 90 pour revenir 18 ans plus tard dans un ultime (?) épisode qu'on espère grandiose !
Spielberg est bien entendu à la barre, tout comme George Lucas et bien évidement Harrison Ford reprend son rôle. Malheureusement Sean Connery a refusé de sortir de sa retraite pour reprendre celui d'Henry Jones. Ca a failli se faire mais Sir Connery a jugé qu'il avait passé l'age de courir dans tous les sens.
Karen Allen (Marion dans les Aventuriers de l'arche perdu) et Kate Kapshow (Willie dans le Temple maudit) seraient par contre de retour, chose qui était prévu depuis au moins 1995. Ce qui veut dire que toutes ces années n'étaient pas uniquement des rumeurs sorties de nul part mais que le film a bien eu une trèèèèès longue préparation.
Il semblerait que le film soit une suite directe et représente comme un aboutissement de la trilogie initiale. L'age d'Harrison Ford est bien pris en compte et on peut faire confiance à Spielberg pour intégrer ceci dans la thématique de cet épisode.
Pour finir, une dernière petite rumeur : le personnage d'Albert Einstein apparaitrait dans cet épisode, ce qui fait irrémédiablement penser à la série du jeune Indiana Jones (à quand les DVD ???). Rappelez-vous, Indy y croisait Charles de Gaule, Mata Hari, la baron rouge voire Dracula !!!
par Indianagilles publié dans : La vie, l'amour... les FILMS
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Lundi 11 juin 2007
affiche-bld-de-la-mort300.jpgTarantino est fou. Y-aura-t-il encore quelqu'un pour en douter après la vision de sa dernière réalisation ? Il signe avec ce Boulevard de la mort, complètement barré, un véritable ovni dans l'univers de plus en plus consensuel qu'est le cinéma. Fou, fou, fou !

Avec son pote Roberto Rodriguez, autre psycopathe, et quelques réalisateurs aussi déjantés qu'eux, Tarantino décide de lancer une série de film nommée Grindhouse. Leur but ? Retrouver le parfum des nanard et séries B des années 60/70. Des films affreux, sales et méchants, mais des films jouissifs et totalement en marge avec Hollywood et ses paillettes. Mais Tarantino n'est pas n'importe qui et il a cette capacité à transformer le plomb en or. Ce n'est pas un hasard si des acteurs has-been ont réussi de formidables come-back grace à lui. Bruce Willis, John Travolta, Harvey Keitel, Daryl Hanna ou David Carradine peuvent en témoigner...
A l'origine, le Boulevard de la mort n'était que la première partie d'un film. La seconde partie était signée Roberto Rodriguez et s'enchainait après de fausses pubs d'époque. Vu le four que s'est payé le film aux US, les producteurs ont décidé d'allonger chaque partie d'une vingtaine de minutes et de proposer deux films disctincts. Il faudra donc patienter un peu pour découvrir le film de zombies intitulé Planète Terreur (tout un programme) !
Le bide du film est totalement compréhensible. Du moins, si je m'en réfère au Boulevard de la mort. Le film n'est pas mauvais, loin de là, c'est même un bijou, mais il ne s'adresse qu'à une très très très très petite communauté. Seuls les fans intégristes de Tarantino et quelques amateurs des série B d'antant peuvent l'apprécier.
En effet, non seulement le film comporte peu d'action (soyons clair, le scénario tiens, volontairement, sur le string d'une call-girl) mais en plus le film comporte 90% de dialogues. Mais les dialogues sont de plus complètement en décallage avec le sujet du film et n'amène rien ou presque à un scénario minimaliste ! Tout au plus, ils permettent d'approfondir des personnages plutôt clichés. Ainsi, attendez-vous à entendre des nanas discuter de leurs problèmes de mecs, de films de série B, raconter inepties sur inepties et plutôt vulgairement...
A me lire, Tarantino a effectivement réussi à signer le navet qu'il désirait. Et pourtant, sous ses airs d'anti-film, Tarantino nous inonde de références aux films qu'il affectionne tant (on y troubve autant de Spielberg que de Russ Meyer), s'auto-référence à outrance (les cigarette Big Apple, la sonnerie Kill Bill, la voiture conduite par Jules et Vincent dans Pulp Fiction, le Shérif d'une nuit en enfer et Kill Bill...), nous offre des plans d'une maitrise insolente (personne ne filme les pieds où les dialogues en voitures mieux que lui)... S'offrant d'ailleurs un petit rôle (ainsi qu'à son protégé Elie Roth, auteur d'Hostel), il ne perd pas une occasion pour perdre son spectateur dans un tourbillon de bla bla hallucinogène et de nostalgie des 70 permanent.
La pellicule du film est volontairement abimées, remplie de scratchs, taches voire même de coupures afin de lui donner un style vieillot. La plupart des gens dans la salle n'ont d'ailleurs pas compris que c'était volontaire et se plaignaient souvent de ses coupures intempestives ! Tout est fait pour tenter de retrouver un parfum irrésistible des Drive-in et le moins que l'on puisse dire c'est qu'on s'y croirait.
Ainsi, ce Boulevard de la mort a pris l'énorme risque de laisser ses spectateurs à quai et y parvient. Je comprend parfaitement que les gens n'apprécient pas un ovni pareil. Soyons honnètes, si ce n'était pas un Tarantino, je suis certains que la plupart des fans du film, moi compris, l'auraient rejeté en masse, n'aurait pas chercher à le comprendre ni à le voir jusqu'au bout. C'est comparable aux longueurs des films de Sergio Leone. Personne d'autre que lui n'aurait pu se le permettre. On ne les accepteraient pas si on ne savaient pas qui avait réaliser le film. On ne peut pas voir ces films comme n'importe quel film. Il faut vraiment s'y préparer, se laisser happer par l'univers du réalisateur, accepter ces inombrables défauts volontaires... sans quoi, c'est un rejet obligatoire.deathproof1.jpg
Un film pareil est condamné à l'échec. Tarantino et Rodriguez n'ont pas compris qu'aujourd'hui l'industrie du cinéma et le public ont changé. Désormais, "on" entre dans une salle, "on" consomme un spectacle et "on" s'en va. Le grand public n'en a rien à faire d'être mis dans une ambiance, de s'impregner d'un film et de son esprit. Il faut savoir que 80% des gens se contentent de voir un film en Divx Screener pourri en version Quebecoise. Alors franchement, l'age d'or du cinéma c'est terminé pour le grand public. Il n'y a plus de place pour ce genre de film.
Le film est un hymne aux femmes. Je peux vous assurer qu'au générique final, si vous êtes une femme, vous allez vous sentir fière et puissante. Mais chut, je n'en dis pas plus, je vous laisse la suprise. D'autant que le dernier quart d'heure du film est hallucinant et le film vaut le coup rien que pour ça. La cascadeuse d'Uma Thurman, Zoé Bell se voit offrir son premier vrai rôle au cinéma et réalise une cascade hallucinante sans trucage. Tarantino s'était  d'ailleurs empressé de nous expliquer dans la première partie du film tout son désaroi face aux effets-spéciaux d'aujourd'hui qui gachent le côté spectaculaire et véridique des scènes de cascades. Là on sait que c'est du vrai et que le danger est bien présent. Les émotions passent et on se sent pris à la gorge.
Pour finir, un petit mot sur Kurt Russel. Il est comme d'habitude superbe et joue avec malice avec son rôle de gros dur. Nul doute qu'il serait toujours aussi crédible dans son rôle de Snake Plisken. A noter qu'il n'est pas doublé par sa voix française habituelle mais par celle de Jacques Frantz, comédien doublant Robert de Niro et Mel Gibson. Ca peut suprendre au début mais on s'y habitue assez vite. D'ailleurs, la VF est plutôt réussie car j'imagine qu'il n'était pas aisée d'adapter avec naturels des dialogues aussi déjantés. Les films de Tarantino ont d'ailleurs toujours connus d'excellentes VF (n'en déplaisent à certains snob de mauvaise foie), ce Boulevard de la mort contribue donc à perpétuer la tradition !

Difficile de recommander un pareil film ç un spectateur lambda. Mais ce Boulevard de la mort est une expérience cinématographique inoubliable. Dans le bon... ou le mauvais sens.

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par Indianagilles publié dans : La vie, l'amour... les FILMS
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