Présentation

Rechercher

Commentaires Récents

Lundi 25 mai 2009
Hier soir, je me suis enchainé deux films de suite, deux biopics comme on dit, racontant l'histoire d'un clown qui n'aurait jamais dû être président et d'un autre qui aurait bien pu l'être : W, l'improbable président et Coluche, c'est l'histoire d'un mec !

En ce qui concerne le premier, Oliver Stone (qui décidément aime bien les présidents puisqu'il a déjà signé JFK et Nixon), nous livre un "brulot" un peu trop caricatural de celui qui fut pendant trop longtemps le maître du monde. Le film raconte son passé et se concentre avant tout sur la préparation honteuse et en coulisse de la seconde guerre en Irak. Le 11 Septembre n'est pas traité, bien qu'il soit l'élément déclencheur de celle-ci... du moins en partie. En effet, d'après le film d'Oliver Stone, Bush Junior, complexé devant son père tout puissant qui lui préfère son frère, a surtout voulu lui démontrer qu'il pouvait aller plus loin que lui ! C'est d'ailleurs dans la relation complexe père strict/fils couillon que le film se montre le plus intéressant. Pour le reste, on a pratiquement droit à la caricature que nous livre les Guignols depuis des années. Ainsi W est avant tout un Texan un peu décérébré sans grande capacité intellectuelle. Son accession à la Presidence restera donc comme l'un des plus grands mystères des USA. C'est aussi ça l'Amérique !
Il est étonnant qu'un tel film ait pu sortir aussi vite. Surtout aux USA qui n'en sont plus à une contradiction prêt. Lorsque la France prévenait le monde qu'attaquer l'Irak était une énorme erreur, les américains se mirent à nous haïr et nous insulter, allant jusqu'à rejeter tout ce qui venait de notre Pays. Et là, Oliver Stone ne fait que répéter ce que nous savions depuis le début. D'ailleurs, les américains ne se sont jamais excusé pour les nombreuses diffamations à notre égard. Il me semble que le résultat nous a plutôt donné raison. Mais bon... Il aurait d'ailleurs été bon qu'Oliver Stone montre un peu plus l'avis Français durant cette sombre histoire. Ici ça se limite surtout avec un appel téléphonique auprès de Jacques Chirac (en VF, sa voix est imité ! Marrant !).
Il est clair qu'on a connu un Oliver Stone bien plus en réussite qu'ici. Rien de vraiment nouveau à apprendre ici (sauf peut-être pour les américains qui ouvriront peut-être enfin les yeux). Il faut toutefois saluer le bon travail de reconstitution. Les acteurs font preuve d'un mimétisme troublant (et pas seulement de la part de James Brolin qui physiquement n'a rien de W. et qui parvient pourtant à le singer à merveille !) et l'on retrouve certaines anecdotes que l'on avait entendu à l'époque. L'épisode où W. failli s'étouffer avec son bretzel est présente et c'est même la meilleure scène du film !
A voir par curiosité, mais à prendre avec des pincettes quand même. Après tout si Bush junior a accédé au pouvoir, ce n'est pas que par sa faute. Il me semble donc un peu trop facile de tout lui mettre sur le dos. J'aurai aimé voir une critique de la population américaine qui ferait mieux de grandir un peu. L'image des grands gamins arrogants commencent à lasser le monde entier. Enfin, faut pas rêver non plus !


Passons maintenant au film d'Antoine De Caune. Il faut reconnaître que jusqu'à présent, celui qui était un talentueux chroniqueur à la bonne époque de Canal + aligne une filmographie des plus décevante. Cette fois il prend le risque de s'attaquer à un monstre sacré, Coluche, cet homme hallucinant parti malheureusement trop tôt. Ce n'est pas le seul risque qu'il prend ici puisque, plus qu'un biopics, De Caune choisi de signer un film atypique en se concentrant sur une période méconnue de sa vie : celle où il prit la décision loufoque de devenir candidat aux présidentielles de 1981 ! Méconnue car ce que nous connaissons de lui c'est avant tout ces spectacles d'une intelligence et d'une modernité qui n'a pas son pareil encore aujourd'hui. Bien que la periode narrée ici est finalement assez courte (moins d'une année), elle semble avoir eu une importance cruciale sur sa vie mais aussi sur celle des français qui l'ont vécu. Parti comme une bonne grosse blague qui tache ("on va leur foutre au cul à tout ces politicards" !), cette décision permettra peut-être indirectement à la gauche d'accéder enfin au pouvoir mais aussi et surtout aboutira 4 ans plus tard sur la création des resto du coeur. Comme quoi, la blague valait bien le coup non ?
Le film a déçu de nombreuses personnes qui s'attendait à voir un biopic plus classique. La vie de Michel Colucci étant très riche, on peut comprendre que le choix de De Caune ait pu surprendre. Pourtant, cela permet d'approfondir le sujet, et ce n'est pas un mal puisque souvent les biopics se contentent d'effleurer leur sujet.
Je vous l'annonce de suite, j'ai beaucoup aimé le film qui est pour moi extrèmement réussi. Je suis sûr que Coluche aurait apprécié ce bel hommage, non pas sur sa carrière mais sur la révolution qu'entraina cette décision sur lui. Bien conscient des misères de ce monde, c'est en étant confronté directement à elle que Coluche prit un tournant dangereux pour lui et sa carrière. Le film le retranscrit très bien.
L'une des grandes réussite du film et son travail extrèmement minutieux de reconstitution. C'est bien simple, je me suis cru revenir dans les années 80. Pas une fois cela m'a semblé artificiel, on aurait dit que le film était d'époque ! Ce n'est pas sans nostalgie que j'ai replongé dans cette époque fragile, excentrique et pleine d'espoir. Le film diffuse parfois de vrais images d'époque et tout est d'ailleurs parfaitement incrusté.
Si je n'ai pas vraiment connu la période présentée (lorsqu'il se présenta, j'avais un an et un jour !), j'ai pourtant connu le changement radical que connu la France avec la présidence de Mitterand. J'ai trouvé que le film parvenait parfaitement à nous replonger dans l'époque et à nous faire ressentir les émotions du moment.
Mais la grande révélation du film est bien entendu son interprète principal, François-Xavier Demaison, tout simplement parfait. Si l'on peut saluer le travail des maquilleurs qui en ont fait un homme assez proche physiquement de Coluche, comment ne pas féliciter l'acteur pour son travail hallucinant sur sa voix et ses mouvements ? Il aurait largement mérité un César pour cela. C'est bien simple : il est Coluche. Je n'ose imaginer les heures de travail qu'à dû endurer le comédien pour en arriver là. A aucun moment on ne sent pointer la caricature. Il joue juste et bien. Que ce soit lors des scènes comiques ou tragiques. Chapeau !
Touchant et juste, le film est une brillante réussite. Le film aurait mérité un autre destin que le flop cuisant qu'il subit au cinéma. Peut-être mal vendu et un peu trop opportuniste (le sortir dans la vague de la Môme était maladroit), le film n'a pas été compris par la plupart. Espérons qu'avec le temps, il puisse être réhabiliter comme il se doit.


Par Indianagilles - Publié dans : La vie, l'amour... les FILMS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 24 mai 2009




"Les Baxter d'un côté, les Rodos de l'autre... et moi au beau milieu !"

Joe (Clint Eastwood) nous faisant un beau résumé du film !





"Quand deux hommes sont armés, l'un d'un fusil l'autre d'un pistolet, l'homme au pistolet est un homme mort. Vieux proverbe Mexicain !"

Ramon
(Gian Maria Volonte) qui aura l'occasion d'en juger la véracité.





"Au coeur Ramon ! Au coeur !"
Joe (Clint Eastwood), le bourreau des coeurs !
Par Indianagilles - Publié dans : La vie, l'amour... les FILMS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 12 mars 2009
Les anges de la nuit compte l'histoire de Terry Noonan (Sean Penn) revenant après des années dans le quartier de son enfance, celui d'Hell's Kitchen. Controlé par ses anciens amis Irlandais, Terry débarque en pleine guerre des gangs avec les mafieux Italiens. Mais le retour de Terry parmis les siens est-il vraiment dû au hasard ?
Alors là, j'avoue que j'ai du mal à comprendre. Visez-moi ce casting de malade : Sean Penn, Ed Harris, Gary Oldman, Robin Wright (qui deviendra après ce film l'épouse de Sean Penn), John C. Reilly, John Turturo...  avec pour saupoudrer le tout, une musique signée par l'immense Ennio Morricone. Et bien vous savez quoi ? Ce film, personne ne le connait ! Le film est-il mauvais ? Foutre non ! Bien au contraire, nous avons ici un parfait mélange de l'Impasse, les Incorruptibles, LA Confidential et Infernal Affairs (je ne parlerais pas de la daube oscarisée qui lui sert de remake par contre...) ! Rien que ça ! Peut-être est-ce justement à cause de ces trop fortes comparaisons que le film est aujourd'hui complètement méconnu. Pourtant, si l'on excepte les Incorruptibles, les deux autres films sont sortis bien après le film de l'inconnu Phil Joanou. Le mystère bat donc son plein.
A propos de ce dernier, on peut se demander pourquoi ce metteur en scène n'a pas percé par la suite tant sa réalisation est léchée. Et je vous parle d'une époque où la réalisation était de plus en plus plate et sans ambition. Les auteurs se faisaient rares au profit de faiseurs rapides, efficaces mais peu talentueux.
A noter une fusillade finale au ralentit qui n'est pas sans rappeler les oeuvres du grand Sam Peckinpah ou encore la fameuse scène de l'escalier dans les Incorruptibles de Brian de Palma.
Sans être un chef-d'oeuvre (mot d'ailleurs un peu trop utilisé à tort et à travers) les anges de la nuit est donc une petite perle à tous les niveaux : réalisation, interprétation (Gary Oldman en tête, toujours aussi parfait), musique et scénario. Si j'ai un regret, c'est tout de même par rapport à la première scène qui en dévoile un petit peu trop. Si l'on est attentif, on comprend donc un rebondissement important qui aura lieu vers l'heure du film. Sans gacher le film, on peut trouver ça un peu maladroit, mais ce n'est pas bien grave.
A l'heure où des films de plus en plus médiocres innondent les sales obscures, il est rassurant de voir que l'on peut encore découvrir des films d'aussi grande qualité aussi longtemps après leur sortie. J'espère que cet avis va vous donner envie de vous le procurer, il le mérite bien.
Par Indianagilles - Publié dans : La vie, l'amour... les FILMS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 14 février 2009
Film étonnant que ce JCVD, les initiales de ce sacré belge Jean-Claude Varenberg alias Van Damme qui joue ici son propre rôle. Bien que l'histoire soit fictive (le hold-up d'une Poste Belge dont notre acteur se retrouve impliqué), JCVD, l'homme, n'hésite pas à se mettre complètement à nue et exposer à vif ses énormes blessures mentales. Son divorce, la perte de la garde de sa fille, ses problèmes d'argent, sa réputation de clown complètement allumé, le choix de ses films plus que discutable... En à peine une heure et demi, je vous garantie que votre regard sur Jean Claude Van Damme va complètement changer. Il y a bien un être humain derrière la star, avec ses défauts, ses bourdes mais aussi avec sa foie de toujours bien faire pour lui, pour le public et surtout pour sa famille.
Ce film réussit un double exploit : celui de réhabiliter JCVD en tant qu'acteur (oui JCVD sait jouer la comédie et n'est pas qu'un action man démodé) mais aussi en tant qu'homme (non, ce n'est pas forcément l'abruti qu'on a l'habitude de voir dans ses interviews sous acide). Ces deux réabilitations sont par ailleurs représentées par deux plans séquences hallucinants de maitrise et de jeu. L'introduction avec le premier plan séquence est fabuleuse nous dévoile un JCVD en train de dezinguer à tout va de manière absolument caricaturale mais pourtant avec grand talent (mine de rien, à presque 50 ans, JCVD sait encore faire parler son physique !). Le deuxième plan séquence est un long monolgue de notre JCVD où il se dévoile complètement devant dieu et devant nous et expose toute ses souffrances de simple mortel. Aussi incroyable que cela puisse être, malgré son phrasé toujours aussi particulier, on comprend enfin ce qu'il veut exprimer et c'est limite avec les larmes aux yeux qu'on cesse de rire de lui et qu'on commence à l'écouter en silence. Non, on ne rigole plus. Même quand on apprend que Steven Seagal lui a soufflé un nouveau rôle (l'affront ultime !).
Mais la réussite du film ne tient pas qu'à JCVD mais bien aussi à son réalisateur Mabrouk El Mechri qui montre tout son savoir faire technique de metteur en scène. Durant les plan-séquences bien sûr, mais aussi durant chaque plan travaillé sans toute fois sembler tape à l'oeil et prétentieux (c'est rare et difficile, bravo !).  L'excellent montage dévoilant plusieurs points de vue et montrant qu'il ne faut toujours se fier aux apparence sont la grande leçon du film. La photo au ton sépia contribue enfin à la réussite technique du long métrage.
Bien que l'intéret du film demeure avant tout dans la précense de JCVD jouant son propre rôle, le scénario demeure de qualité. L'influence d'Un après-midi de chien de Sydney Lumet est évidente. Comment d'ailleurs ne pas voir l'hommage rendu au regretté John Cazale au travers du look de Zinedine Soualem (acteur fétiche et génial de Cédric Klapish). Tout comme dans le chef d'oeuvre de Lumet, le film semble plus partir vers la comédie avant de se terminer en drame humain. Soulignons aussi la grande qualité de tous les acteurs, avec une mention spéciale pour Karim Belkhadra, très touchant dans le rôle d'un braqueur fan absolu de JCVD (son dialogue avec ce dernier à propos de John Woo est hilarant et sonne tellement juste !).
Vous l'aurez compris, j'ai eu un véritable coup de coeur pour ce film qui nous change un peu de toutes les bouses, suites, remake (rayez les mentions inutiles) qu'on nous sert de plus en plus ces derniers temps. Quel dommage qu'il n'ait pas connu le succés escompté ! Le film, mal vendu, était sans doute un peu trop intelligent pour le public actuel qui s'attendait à tout sauf à ça. Espérons maintenant que la sortie DVD permette au film de se faire connaître et que son réalisateur si talentueux fasse une belle carrière dans le cinéma. Quant à Jean-Claude, on ne peut qu'espérer qu'il tourne plus en Europe et qu'on lui faisse un peu plus confiance pour lui confier des rôles différents.
Par Indianagilles - Publié dans : La vie, l'amour... les FILMS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 11 février 2009
Ca y est ! J'ai enfin vu le fameux film que tout le monde compare à Matrix ! Il m'en aura fallu du temps quand même ! Dix ans ! J'ai pourtant eu la VHS entre les mains, puis le DVD et pourtant je n'avais encore jamais pris la peine de me lancer dans ce Dark City d'Alex Proyas.
Bien qu'il soit sorti avant Matrix, certaines mauvaises langues ont oser clamer haut et fort que tout était pompé sur celui-ci. Cette affirmation est d'autant plus ridicule que, malgré certains thèmes effectivement proches, les deux films s'avèrent au final bien différents. Dark city est même bien loin du film geek à la philosophie sauce tortue ninja qu'est Matrix (film que j'apprécie beaucoup, je précise). Dark City est bien moins tape à l'oeil et clinquant que la trilogie des deux frères W.
Il est clair que niveau budget, on ne boxe pas vraiment dans la même catégorie. Alex Proyas doit faire preuve d'ingéniosité et de grand talent pour que son film ne ressemble pas à un film un peu ringard des années 80. Le final granguignolesque pati par exemple du manque de moyen mais c'est tout à fait pardonnable tant ce Dark City regorge de trouvailles.
Ne voulant pas vous gacher la moindre surprise, je préfère ne pas m'attarder sur le scénario plutôt judicieux même si quelque fois un peu brouillon. Disons que tout tient plutôt bien et, même si l'ensemble manque un peu parfois de cohérence, on suit tout ça avec enthousiasme.
Le casting est excellent pour un film "mineur" : Kiefer Sutherland avant qu'il ne retrouve le second souffle grace à la série 24H chrono, William Hurt ténébreux, la merveilleuse Jennifer Connely... Ce beau monde permet à Dark City de ne pas sombrer dans sa propre obscurité, ce qui aurait pu arriver puisque le premier rôle est quelque peu fadasse (mais ne lui jetons pas la pierre non plus, c'est juste qu'il est tellement bien entouré qu'il fait un peu tache).
Sans être un chef-d'oeuvre, Dark City est une bonne série B extrèmement plaisante. Bien que terriblement surestimé, impossible de vraiment s'ennuyer. L'ensemble manque de force et parait souvent assez brouillon mais l'on ne peut que saluer les efforts de Proyas dans sa réalisation et sa bonne direction d'acteurs.
Par Indianagilles - Publié dans : La vie, l'amour... les FILMS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
 
Blog : Mode & Beauté sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus