Non.
La négation pure et simple. Voilà ce que m'inspire avant tout la vision du dernier épisode en date du mythique archéologue. Dix-neuf années d'attentes...
Il vous suffit de jeter un coup d'oeil à mon pseudo pour comprendre l'importance de cette saga à mes yeux. Malgré l'attente, malgré les pressions, malgré l'époque, malgré le numérique, malgré
l'age de Ford, j'avais confiance. Pourquoi ? Spielberg est un homme qui m'a rarement déçu. Au pire il ferait un bon petit film, au mieux il accomplirait un travail d'orfèvre. Vraiment, j'avais
confiance comme jamais. Surtout que le film avait été travaillé depuis des années afin de ne pas décevoir.
Je sais ce que vous vous dites, qu'il était impossible de combler toutes les attentes, qu'on serait forcément déçus du résultat. Certes... sauf que ce constat je l'avais accepté avant de me
rendre en salle. Or, il faut demeurer objectif et je le suis : Indy 4 (vous permettez que je l'appelle comme ça ?) n'est pas un chef d'oeuvre ni même un bon film. Indy 4 est un produit... un film
très moyen, que l'on fasse abstraction de son glorieux passé ou pas. Pire, le film se permet même le luxe d'être à maintes reprises inférieurs à ceux qui l'ont plus ou moins bien copié, la Momie
ou Benjamin Gates pour ne citer qu'eux ! Un véritable crime de laisse-majesté !
Avant de continuer la lecture, je préfère vous prévenir que je vais probablement spoiler quelque peu le film. En toute franchise, les "révélations" que je vais vous donner n'ont absolument aucune importance mais je préfère vous avertir pour le cas où.
S'il est toujours subjectif d'aimer un film ou pas, en ce qui concerne cet Indy 4, force est de reconnaitre qu'une analyse peu poussée, comme je vais vous la proposer, suffira à démolir l'entreprise comme un vulgaire chateau de cartes. Carrément.
Le film commence mal. S'auto-inspirant du morphing du logo de la Paramount durant le premier épisode, la célèbre montagne du studio se change soudainement en motte de terre. De là sort une très sympathique marmotte ou autre bestiole du genre (à vrai dire je m'en fous). Un superbe rongeur... numérique. Rappel des faits : Spielberg et Lucas nous avaient promis un film qui serait tourné à l'ancienne, avec juste ce qu'il faut de numérique. Premiere trahison dès le premier plan. Aïe...
La marmotte digitale manque de se faire écraser par une voiture fonçant à toute berzingue. En fond sonore, provenant de l'auto-radio, la chanson Hound Dog d'Elvis Presley, l'un de ses
premiers tubes si ce n'est le premier, permetant au spectateur mélomane de situer rapidement la période du film. Exit les années 40, nous sommes à l'approche des années 60 ! En 1957 pour être
exact. Le procédé est élégant et Spielberg en profite même pour lancer à son copain Georges Lucas un petit hommage à son somptueux American Graffiti. Pourtant, on a bien du mal à
associer Indy, Elvis et cette époque. C'est sûr, il était impossible de continuer à situer l'action durant la 2eme guerre mondiale et encore moins avant, mais déjà un doute nous assaille : Indy
est-il à sa place à l'aube des années 60 ?Indiana Jones étant en réalité le James Bond de Lucas et Spielberg, l'intro des films étaient toujours un grand moment, pratiquement un film à part entière. Malheureusement l'intro d'Indy 4 est ratée et aucunement indépendante du reste du film. Mal amenée, un rythme lent, des dialogues foireux... Bien qu'il soit original de situer l'action dans le hangar où finissait l'arche d'alliance à la fin du premier film, l'idée est sous exploitée. De plus, qui va croire que l'endroit soit si peu gardé ?
Cette introduction finira sur une abominable idée : pour échapper à un essai nucléaire, Indy trouvera refuge dans... un frigo. De l'humour bas de gamme comme cet Indy 4 va nous en donner à la pelle. L'horreur ne fait que commencer...
Le problème des films à grands succés, provient souvent des producteurs voulant ratisser toujours plus large aux épisodes suivants. Le film doit être de plus en plus grand public, même si, à l'origine il ne l'est pas du tout. Regardez les sagas Terminator ou Robocop, elles reflètent bien cette idée. C'est limite si on ne se retrouve pas chez les Bisounours dans les derniers épisodes.
Indy 3 et sa dernière croisade avait amorcé un sérieux virage dans la comédie après un Indy 2 au temple vraiment maudit puisqu'incompris durant de nombreuses années. Mais Indy 3 reposait sur un duo exceptionnel : Harrison Ford au sommet de sa forme et bien entendu Sean Connery en roue libre qui n'avait jamais semblé s'aumuser autant sur un plateau. Sans parler des seconds rôles inoubliables comme le regretté Denholm Elliot jouant Marcus ou John-Rhys Davies dans celui de Sallah. Les quelques défauts comme un méchant peu charismatique et une Indy's girl nuancée mais quelque peu effacée n'arrivaient pas à nous gacher le plaisir.
Indy 4 veut retenter l'aspect
comédie mais se vautre malheureusement dans les grandes largeurs. La faute à des dialogues insipides, des vannes bas de plafond tombant à plat dans 99% des cas et une sale impression que le film
ne cesse de s'auto-parodier. A force de vouloir être drôle, le film en devient potache et franchement navrant. on peut sourire à certaines répliques, mais comment ne pas soupirer le reste du
temps face à un humour "Jar-Jaresque" dont Lucas semble avoir impregné le film. Ca vous faire rire de voir Shia Leboeuf se prendre des coups de branches dans l'entre-jambe pendant qu'il
se bat à l'épée? Si c'est le cas, vous avez une chance de passer un bon moment. Dans le cas contraire...Puisque j'en parle, Shia Leboeuf joue, et tout le monde était au courant ou presque, le fils d'Indiana Jones. La révélation au milieu du film est aussi surprenante que la fin du film Titanic lorsque le bateau coule. Sur le papier, l'idée pouvait être intéressante. Après le rapport entre Indy fils et son père, on assistait au rapport Indy-père avec son fils. Sauf que ce rapport avait déjà été exploré avec bien plus de talent dans le 2eme film entre Indy et Demi-lune qui, plus qu'un vulgaire sidekick, était comme un fils pour Indy. La complicité entre les deux personnages semble inexistante. On remarque d'ailleurs une chose : dès qu'Indy découvre qu'il a un fils, ce dernier s'efface complètement alors que jusqu'à présent le "tête à claque" Shia Leboeuf s'en sortait finalement plus que bien. Comme quoi...
Le film célébrait la grande retrouvaille entre Indy et Marion (Karen Allen) du premier film. Au final ? Peu utile et marquant. Le rôle de Marion a perdu énormément de caractère. L'ex femme forte n'est plus qu'un rôle parmis tant d'autre : sans ame, sans énergie, sans intéret. Karen Allen n'y peut rien, elle ne fait que ce qu'on lui a demandé, c'est à dire de la figuration. Un rôle lisse, transparant, insipide. De la meilleure Indy's girl de la saga, elle devient aujourd'hui la pire. Lorsque un rôle est mal écrit, le talent n'y peut rien...
Mais y-a-t-il vraiment un bon rôle dans ce film ? La méchante Irina jouée par Kate Blanchet a beau avoir un look au poil, son personnage ne fait ni peur, ni rire, ni rien... A quoi servent ses pouvoirs de médium ? A quoi bon les citer puisqu'elle n'en fait jamais aucun usage ? Sans cette allure, elle aurait chipper la place de plus mauvais méchant de la saga à Donovan de la dernière croisade ! Mais au moins, ce dernier part en beauté...
Quant à Mac, le
nouveau pote d'Indy venu de nul part, ce n'est qu'un ramassi de stéréotypes habituels sur les gars ayant les yeux plus gros que le ventre. Son "Johnsyyyyyyy" est insupportable. Et dire
qu'on nous a privé de Sallah pour lui... Un rôle convenu, sans surprise, invisible. Indy fait bien de lui péter le nez, tiens !Le pire ? Sans aucun doute le rôle de John Hurt qui ne sert absolument à rien. Pendant longtemps on nous a fait croire qu'il jouerait un méchant, Abner le père de Marion censé être mort. On nous a bien feinté sur ce coup là. Au final, John Hurt hérite d'un rôle qui pourrait aisément être coupé au montage. A quoi sert-il, ne cesse-t-on de se répéter tout au long du film. Ca valait le coup de prendre un acteur aussi talentueux...
Ca me fait mal de le dire mais Harrison Ford s'en sort assez mal aussi. Plus comique qu'homme d'action (il laisse le flambeau à son fils la plupart du temps), Ford ne semble être là que pour relancer sa carrière. Pas sûr qu'il y parvienne tant il se parodie dans son rôle fêtiche. Cachetonner, c'est le mot. Etait-il vraiment motivé par le film ? Ce n'est pas l'impression qu'il m'a donné. Peut-être se sentait-il orphelin de Sean Connery qu'il aurait aimé revoir sur le plateau ? Malheureusement, ou plutôt heureusement pour lui, ce dernier n'a pas voulu sortir de sa retraite bien méritée. Mais encore une fois, que faire lorsqu'un rôle est mal écrit ? Ce n'est tout de même pas de sa faute si le rôle de Ford se résume à faire avancer l'histoire en se prennant quelques beignes.
N'oublions pas qu'Indiana Jones c'est aussi de grands moments d'actions. Enfin... en temps normal. Personne n'a oublié l'énorme boule de pierre aux trousses d'Indy, la course de Wagonnets ou même la poursuite d'un char à dos de cheval... Et bien là euh, comment dire, j'ai déjà du mal à me remémorer les scènes et j'ai vu le film hier. Sans être ratées, il leur manque un soupçon d'ame, rien n'est vraiment marquant. La faute au numérique et cette manie de pouvoir retoucher son image à volontée ? Sans doute en partie. On y croit plus, tout est trop gros. Pourtant, lorsqu'Indy, Wilie et Demi-lune sont poursuivi par une immensité de flotte, on y croit pas non plus. Mais c'est l'instant magique du film qui est dans une euphorie complète, on vient de sortir du grand huit et on est encore le souffle coupé. Et surtout, c'était du jamais vu...
Difficile d'innover aujourd'hui, tout semble avoir été fait et refait. Du coup, Spielberg se sent obliger d'en faire beaucoup beaucoup beaucoup... au risque d'en faire trop ou de copier les autres. Comment ne pas penser au cafards de la momie en voyant l'attaque des fourmies rouges ? Sauf que la momie innovait sur ce coup là et que c'était il y a 10 ans déjà ! Ne touche-t-on pas le fond lorsque Spielberg tente un improbable hommage à Tarzan et que Shia Leboeuf se balance de liane en liane au milieu de singes (numériques, il va sans dire) ?
Au final, on ne retient pas grand chose des scènes d'actions et dans quelques temps, vous verrez, vous aurez bien du mal à retenir une des scènes d'action de ce film. Ah si "la scène comme dans la momie là" ! Si c'est pas la honte suprème ça !
Last bu not least, le scénario du film. Les cranes de crystal n'ont absolument pas l'impact et l'intéret de l'arche d'alliance ou du St Graal. Mêmes les pierres sacrées du Temple maudit étaient plus intéressantes. Les pierres s'allumaient, s'enflammaient, amenaient la prospérité aux villages... Que font les cranes ? Tout au plus, ils peuvent vous servir de magnet pour coller des post-it sur votre frigo... Ce ne serait que ça, mais en réalité, tout ce petit monde semble aussi peu impliqué que le spectateur par la recherche des cranes. Dans les 3 autres films, on savait pourquoi bons et méchants recherchaient à s'emparer des objets mythiques. Là, c'est flou, très flou. "Parce que c'est écrit dans le scénario", semble nous dire les acteurs. Pas impossible.
Ainsi, tout est si laborieux que l'on ne sait plus vraiment pourquoi on se retrouve baladé d'un coin à l'autre du monde. Ils cherchent les cranes ? Ils cherchent l'Eldorado ? Ils cherchent surtout un scénario !
Le film est bancal, mal contruit, sans aucun rythme... tout le contraire d'un Spielberg habituel. Comment est-ce possible ? Ne m'en voulez pas de croire que Spielberg avait la tête ailleurs et qu'il a accompli son travail en mode "automatique". Après ses derniers films dont un Munich qui pourrait représenter l'achèvement d'un cinéaste touche à tout, n'était-il pas trop difficile pour lui de revenir à un cinéma bien plus futile et grand public ? Cela expliquerait sans mal une réalisation plate au possible, des plans d'une extrème laideur et une direction d'acteur inexistante. "Faites ce que vous voulez, ça m'est égal !" semble dire Spielberg à tout ce beau monde. Non vraiment, l'impression d'assister à un banal film de commande sans ame, plane sur film. Le Spielberg d'antant s'est peut-être envolé avec Peter Pan et son Hook auquel jadis il tenait temps.

La conclusion est tout de même terrible. Rater un film n'est pas un drame en soit. Rater un Indiana Jones 4, ça l'est. Plus qu'un film, c'est toute la saga que cet épisode parvient à entacher. Indélébile. C'est fait, c'est fait !
Avec autant de temps devant soit, autant de scénaristes usés, la faute est difficile à pardonner. Quand je pense qu'on a refusé le script de Franck Darabont... Je n'ai pas eu l'occasion de le lire mais peut-on imaginer pire que ce résultat final ? Darabont était furieux, on sait maintenant pourquoi !
Lucas et Spielberg ont raté plus qu'un film. D'une certaine manière, toute proportion gardé, ces deux hommes nous ont repris notre ame d'enfant, celle qu'ils nous avait offert, celle qui jubilait face à la magie d'un épisode d'Indiana Jones. Depuis 19 ans, elle sommeillait en nous, elle n'attendait que ce film pour revenir à la charge. Aujourd'hui, elle n'a jamais été aussi enfouie. Pourra-t-elle resurgir un jour ?
Au final, on aurait aimé que le film ne se fasse pas finalement, ce qui nous aurait peut-être laissé de nombreux regrets, mais surement pas cette sale impression de gachis inexcusable. Et maintenant, que peut-on désirer ? Un nouvel épisode pour laver l'affront ? Mais ne tremble-t-on pas rien qu' en osant y penser ? Effacer ou oublier ? Entre les deux mon coeur balance. En attendant, rien ne m'empêche de me replonger dans la trilogie initiale. Et de rêver, encore, à côté de ce diable de professeur Jones.
Spielberg assassin ! Lucas complice !
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En parcourant mon magazine Anime Land, j'ai
appris la disparition du comédien Georges Aminel. Qui c'était celui-là, êtes vous en train de vous dire ? Il est vrai que son nom n'est pas des plus connu. Par contre,
il est certain que vous avez déjà entendu sa sublime voix grave dans de nombreux films et dessins-animés.


Et comme un malheur n'arrive jamais seul, Anime
Land m'a également informé de la mort du cimédien Albert Augier. En effet, il s'agit d'une autre voix célèbre qui préta son innimitable voix à de nombreux personnages de Dessins
animés et films. Parmis ses rôles les plus célèbres, je ne peux que citer celle de Mala, le bras droit du Capitaine Flam ou encore celle du Maitre d'armes dans les
Maitres de l'univers. Ses doublages d'acteurs live les plus célèbres sont ceux du Colonel Klink dans la série Papa Shultz ainsi que celui d'Uggy les bons
tuyaux dans Starsky et Hutch.





Tarantino est fou. Y-aura-t-il encore quelqu'un pour en douter après la vision de sa dernière réalisation ? Il signe avec ce
Boulevard de la mort, complètement barré, un véritable ovni dans l'univers de plus en plus consensuel qu'est le cinéma. Fou, fou, fou !



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