Mardi 12 septembre 2006





En 2003, j'ai eu l'immense honneur d'être interviewé pour la première et peut-être dernière fois de ma vie ! Ce n'était pas à cause de mes beaux yeux, mais plutôt pour parler de mon projet de livres, même si on s'est étendu ensuite sur d'autres sujets (mais toujours pas sur mes beaux yeux).
L'interview avait été réalisé sur MSN par le très sympathique Picpic (c'est un surnom, je vous rassure, il n'aura pas de procès à faire à ses parents). On avait bien parlé pendant des heures et j'espère ne pas l'avoir trop saoulé !
Même si tout de que je dit n'est plus vraiment d'actualité, vous pourrez en apprendre pas mal sur mon projet et sur moi-même.


Retrouvez l'interview au lien suivant :
http://www.palmbiscotte.com/new_article.php?364

Mais n'hésitez pas non plus à visiter le site Palmbiscotte en lui même sur http://www.palmbiscotte.com/
par Indianagilles publié dans : C'est un beau ROMAN, c'est une belle histoire
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Dimanche 10 septembre 2006
Lorsque The Secret of Monkey Island sortit en 1990, bien peu auraient pensé que ce jeu demeurerait comme l'un des plus grand classiques de tous les temps et qu'il continuerait d'émerveiller les joueurs, même 16 ans plus tard. Afin de consolider le mythe, 3 suites sortirent en 1992, 1997 et 2000. Et si l'on excepte le dernier épisode, mi-figue mi-raisin, ce furent des réussites incontestables, apportant à chaque fois leur pierre à l'édifice Monkey Island.

Le jeu se déroule à la grande époque des flibustiers et nous propose d'incarner un personnage au nom aussi ridicule qu'imprononçable : Guybrush Threepwood. Ce jeune homme plein de fougue et à moitié crétin ne rêve que de devenir un pirate ! Pour se faire, il se rend sur une île perdue au plus profond des Caraïbes, l'île de Mêlée, repaire des pires crapules vivant sur terre ou sur mer. Pour devenir pirate, pas besoin de faire de longues études puisqu'il suffit de passer 3 épreuves. Mais alors que Guybrush se démènera corps et âme pour atteindre son but, un monstrueux personnage nommé LeChuck tramera d'effroyable dessein. Ah j'oubliais... LeChuck est un redoutable pirate et sa plus grande particularité est qu'il est... mort depuis bien longtemps. Et pas de bol, il est tombé amoureux de la femme qui vous fait également tourner la tête, le Gouverneur de l'île de Mêlée, Elaine Marley. Le début d'une grande aventure commence !
Monkey Island est bien entendu un jeu d'aventure, genre malheureusement tombé en désuétude mais qui faisait le bonheur de tous les joueurs dans la première partie des années 90. Lucasarts était l'un des maîtres en la matière à cette superbe époque où les adaptations de Star Wars se comptaient sur les doigts de la main C'était le bon temps comme dirait l'autre !
On retrouve ici la célèbre interface Scumm : on clique sur l'un des verbes en bas de l'écran (parler, prendre, tirer, pousser...) puis on clique sur l'écran du jeu lui-même. Pour donner un exemple tout bête : on clique sur le verbe « ouvrir » puis on clique (par exemple) sur une porte. Vous devinez le résultat. Si ça n'est pas le cas, c'est que vous avez un peu trop abusé de la Star Academy. Le jeu est découpé en 4 parties inégales dans leur longueur. La difficulté du jeu est plutôt bien équilibrée mais il faudra parfois faire preuve de ténacité devant certaines énigmes.
Le jeu datant de 1990, les graphismes sont clairement dépassés. Mais ils restent tout à fait dignes et il faudra peu de temps pour s'y « habituer ». On est quand même loin de l'austérité d'un Pac Man ou d'un Space Invader. Le tout reste joli à voir et seul les indécrottables assoiffés de technologies modernes y trouveront à redire. De plus, les décors entre chaque partie du jeu sont très variés : on passe d'une ville en pleine nuit à une forêt, un palais, un bateau, une île déserte en plein jour, une jungle, des cavernes... Plus on y joue, plus on trouve le jeu beau en fait.
Le son et al musique font à leur tour dignement leur travaille. Surtout la musique en fait car les bruitages sont, comme souvent dans ce genre de jeu à l'époque, assez peu nombreux. A peine entend-t-on une porte qui s'ouvre, quelques grillons dans la forêt, une marmite qui boue... Par contre, les musiques sont souvent de la partie et si vous jouez à la version CD qui est désormais la plus répandue, vous aurez droit à des versions remasterisées qui peuvent d'ailleurs s'écouter sur une chaîne hi-fi. La musique d'introduction est, il faut l'avouer, la plus marquante. Elle sera d'ailleurs reprise dans toutes les suites en compagnie de certaines autres aux thèmes importants comme celle qui caractérise LeChuck (c'est un peu « La Marche Impériale » de Monkey Island) ou encore celle de Stan, le vendeur de bateau d'occase tout neuf. Si elles n'atteignent pas encore la qualité du second opus ou encore la perfection du troisième, elles font plus que dignement leur devoir et sauront mettre en valeur un jeu malheureusement muet. Car aucun dialogue ne sera doublé avant le 3eme épisode. Dommage de n'avoir pas profité un petit peu plus du support CD.

L'histoire du jeu est assez simple mais l'intérêt principal n'est pas vraiment son scénario. En réalité, tout ceci serait bien ennuyeux si les personnages qui peuplent l'univers de Monkey Island n'étaient pas aussi stupides et drôles ! Le jeu est une petite perle d'humour et les fous rires ne manquent pas. Les dialogues et les situations sont uniques ! Guybrush devra trouver un moyen de passer des caniches piranha venimeux (et oui !), défier des pirates en combats d'insultes, se transformer en homme canon... Guybrush ne pouvant pas mourir (à une exception près mais il faut vraiment la chercher !), le plus grand plaisir est de faire le plus grand nombre de choses stupides, juste pour voir la réaction des personnages. Pour vous donner un exemple, lorsqu'un grand pirate baraqué et chauve vous demande si vous voulez voir quelque chose qui fait peur, vous avez la possibilité de lui répondre par l'affirmative, la négative ou bien encore« Quoi donc ? Une photo de toute ta famille chauve ? » Des situations pareilles, le jeu en est rempli et c'est un véritable plaisir que de les découvrir. Plusieurs parties ne seront d'ailleurs pas de trop pour y déceler tous les secrets (de l'île aux singes ?). Sans compter les nombreux anachronismes (volontaires bien sûr) et les clins d'?il parsemés par-ci par-là de l'univers Lucas (films ou jeux).

The Secret of Monkey Island est de l'or en barre, un titre sacré et jouissif jusqu'à la dernière seconde. Ceux qui se laissent rebuter par son aspect technique obsolète manqueront tout simplement l'une des expériences les plus remarquables de l'histoire du jeu. A moins de détester les jeux d'aventure (et encore) ou d'être véritablement allergique aux jeux vidéo (et encore, Monkey Island devrait vous guérir), il vous est interdit de laisser passer un tel chef d'oeuvre. Vous voilà prévenus !

par Indianagilles publié dans : C'est un beau ROMAN, c'est une belle histoire
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Dimanche 10 septembre 2006
Les quatre jeux que j'ai adapté en romans appartiennent au même genre : le jeu d'aventure, également appelé le point & click. Trois d'entre eux sont de la même « famille » car ils ont été produits par la filière de George Lucas, Lucasarts. Le personnage que l'on dirige apparaît à l'écran, au contraire du jeu que j'ai adapté de la société française Cryo qui se joue en vue subjective.
La compagnie Lucasfilm Games qui devint par la suite Lucasarts, fut à l'origine d'un grand nombre de jeux cultes pour les amateurs de jeux d'aventure. Ce genre était à l'époque le plus populaire chez les joueurs PC. Il permettait de s'immerger dans une histoire digne d'un film à grand spectacle et offrait au joueur le premier rôle. Souvent très linéaire, le jeu semblait pourtant nous offrir une grande liberté et nous permettait de nous promener dans ce petit monde . Le but était de résoudre des énigmes plus ou moins logiques, ce qui permettait de faire évoluer l'histoire. Le joueur avait la possibilité de parler aux personnages (en choisissant la plupart du temps ses phrases parmi un choix certes limité mais tout de même présent), de recueillir divers objets, de les utiliser (ou du moins d'essayer de les utiliser !)... Beaucoup de possibilités n'étaient pas obligatoires (comme parler à certains personnages) mais elles amenaient souvent des indices précieux. Elles pouvaient également se contenter d'enrichir l'univers dans lequel nous étions plongés. Tout comme dans un film, nous apprenions à connaître et apprécier ses personnages. A la différence près que dans le jeu, nous étions actifs. Des jeux d'aventure étaient moins linéaires que d'autres et proposaient plusieurs chemins alternatifs pour arriver à nos fins. D'ailleurs, plusieurs fin étaient parfois disponibles.
Deux « écoles » s'affrontèrent principalement : la société Sierra (on peut considérer qu'elle a inventé le genre) et la société Lucasarts (on peut considérer qu'elle l'a magnifié le genre). Avec bien sûr d'autres challengeurs de poids tels que Revolution Software, Cryo (dont j'ai adapté le jeu KGB), Delphine Software, Accrosoft... En fait, presque toutes les compagnies produisaient des jeux d'aventure. Et il faut reconnaître qu'il y eu très peu de déchets.
Malheureusement, le marché fini par être saturé et les joueurs se lassèrent de devoir tourner en rond pour trouver le moyen d'ouvrir un coffre sans serrure et surveillé de surcroît par un tigre mutant très très méchant... Ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres ! Les joueurs n'avaient plus envie de « traîner » et voulaient rapidement en finir, sans jamais bloquer. Il est vrai que certaines énigmes étaient parfois corsées, voire si illogiques qu'elles en irritaient la susceptibilité du joueur, incapable d'avoir un esprit aussi tordu que celui des concepteurs ! Même lorsque le jeu d'aventure était simple, il fallait tout de même prendre le temps de discuter, d'observer, de faire des allers et retours... Inacceptable pour les joueurs d'aujourd'hui. De plus, désormais, il faut flatter le joueur et lui donner l'impression que rien ne peut lui résister. Pendant quelques années, cette nouvelle philosophie du jeu vidéo tua pratiquement le genre. Heureusement quelques perles parviennent tout de même à sortir de temps en temps. Je ne peux que vous citer la saga des Chevaliers de Baphomet, à titre d'exemple, où encore les jeux de Benoît Sokal comme Syberia.
Même s'ils n'ont plus la côte, les jeux d'aventure continuent de passionner une part non négligeable du public : ceux qui ont étés frappés par la vague des années 90, bien sûr, mais pas seulement. Même les plus jeunes s'y intéressent car ils ont une vertu que bien d'anciens jeux n'ont pas : ils vieillissent souvent très bien. Pas tous bien entendu, pour certains on s'approche plus du vinaigre que du vin ! Mais finalement, la plus grosse barrière est d'arriver à les faire tourner sur des ordinateurs récents. Heureusement, des passionnés mettent tout en œuvre pour y remédier, ainsi le logiciel ScummVM permet de faire tourner tous les jeux d'aventure Lucasarts et même quelques autres. Et le logiciel permet même d'améliorer les graphismes grâce à des filtres qui parviennent à donner aux jeux une beauté qu'on ne leur connaissait pas. Vous pouvez trouver ce logiciel à cette adresse http://www.scummvm.org/


Le genre n'a pas vraiment réussi à évoluer depuis ses débuts (le passage de la 3D a apporté plus de contraintes que d'avantages) mais il se pourrait qu'un jour le jeu d'aventure revienne en force sur le devant de la scène. Les récentes tentatives n'ont pas toujours réussi à convaincre les foules mais elles ont permis de ranimer la flamme. Mais surtout, Internet permet de préserver à jamais le jeu d'aventure et d'attirer de nouveaux joueurs. Non, on a décidément pas fini de pointer et cliquer !


Voici un site spécialisé sur le jeu d'aventure. Vous pourrez y trouver plein de belles choses :
http://www.planete-aventure.net


A suivre...

par Indianagilles publié dans : C'est un beau ROMAN, c'est une belle histoire
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Dimanche 10 septembre 2006

Je vous ai brièvement parlé de mes adaptations de jeux vidéo en roman. Comme promis, dans les prochains articles, je vais réaliser une sorte de Making-of d'un projet qui m'aura pris bien des forces et des années !
Je rappelle l'adresse où vous pouvez trouver les livres (qui sont gratuits bien sûr) : http://livres.abandonware-france.org/

Ma première adaptation, fut celle du jeu The Secret of Monkey Island. Ce jeu date de 1990 et a marqué énormément de joueurs grace à son humour impayable. La version française était réussie et à grandement participée au succès de ce jeu dans notre pays. Lorsque j'ai commencé à écrire son adaptation, j'étais en 3eme des Collèges ! Le manuscrit qui en découla ne fut pas la version définitive, fort heureusement, mais elle me permit de me mettre "dans le bain" pour les adaptations suivantes.

Mais avant de vous parler des romans, il me semble nécessaire de vous parler de certaines choses. Je vais vous parler des jeux adaptés mais aussi du style de ces jeux, de leur histoire... Cela permettra aux néophites de mieux comprendre le pourquoi du comment.

A suivre...
par Indianagilles publié dans : C'est un beau ROMAN, c'est une belle histoire
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Dimanche 10 septembre 2006

Je me permets de faire ma propre petite pub sur mon blog. Attendez, c'est MON blog, j'y fais ce que je veux, non mais sans blague !

Hum, donc j'ai écrit 4 romans adaptés de jeux vidéo. J'ai été à deux doigts d'être publiés. En effet, j'avais trouvé plusieurs éditeurs mais il me fut impossible d'obtenir les droits de la part des producteurs des jeux vidéo. Et encore, c'est un peu plus compliqué que ça et je me ferais un... hum... plaisir de développer ça à l'occasion.

Mes livres ne sont en AUCUN cas, réservés aux seuls amateurs de jeux vidéo. Ceux sont de véritables romans tous publics. Ils ont d'ailleurs étés lus par un éventail varié de lecteurs : fans des jeux en question ou pas, fans de jeux en général ou pas, jeunes et moins jeunes, homme ou femmes... Et j'avoue, non sans fierté, que 95% des avis ont été plus que positifs !

Les jeux adaptés sont les suivants :

- The Secret of Monkey Island (Aventure/Humour)

- Loom (Fantastique)

- Indiana Jones and the Fate of Atlantis (Aventure/Action)

- KGB (Policier)

Vous pouvez les trouver, gratuitement bien entendu, ici : http://livres.abandonware-france.org/
Le site est très joli vous ne trouvez pas ? Il a été crée par mon pote Wokie, un des créateurs du site de jeux abandonwares Lost Treasure Fr, une référence sur le net et que vous pouvez trouver ici : http://www.abandonware-france.org/

Dans cette catégorie, je voudrais créer une sorte de making-of sur ce projet qui n'est pas passé loin de la réussite. Vous y découvrirez beaucoup d'anecdotes sympas, je vous parlerais également des jeux en eux-mêmes et plein d'autres choses intéressantes. Si, si, je vous assure !

En attendant, je vous souhaite une très bonne lecture. Et n'oubliez pas de laissez vos commentaires sur le site !
par Indianagilles publié dans : C'est un beau ROMAN, c'est une belle histoire
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