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Dimanche 1 novembre 2009


Ça y est, le 29 octobre 2009, je suis rentré dans le cercle des trentenaires. La vache ! Trente ans ! De quoi faire peur vous ne trouvez pas ? Ben en fait, pas vraiment. Croyez-le si vous le voulez mais aujourd'hui, je suis convaincu qu'il vaut mieux avoir 30 que 20 ans. Je n'aurais pas aimé sauter les années 80 et survoler la première moitié des années 90.
Et puis j'aime les chiffres rond. Cela dit je ne suis pas pressé d'atteindre mes 40 ans ! Car là, mon discours sera probablement différent...!
Ce qui est amusant avec notre génération de trentenaire, c'est que nous avons vécu toute notre jeunesse avec la gauche et Mitterrand au pouvoir et dès que nous avons pu voter, on n'a jamais plus connu autre chose que la droite aux commandes de notre pays. De quoi nous déboussoler et nous rendre nostalgique quand même.
Regardons un peu en arrière. Les grands avaient raison à l'époque. Les années filent beaucoup plus vite quand on est grand. Depuis la fin du lycée, ma vie s'est comme accéléré. Est-ce parce que j'ai eu l'impression d'accomplir si peu de choses depuis ? Ai-je des regrets ? Bien sûr. A commencer par le fait que je n'ai jamais réussi à trouver le temps mais surtout l'envie de passer mon permis de conduire ! Et que dire de cet échec avec mes romans et Lucasfilm ? Il s'en est fallu de si peu, j'ai vraiment eu du mal à me remettre de ce coup du sort. Mais ma vie de vingtenaire c'est aussi des choses merveilleuses comme le début de mon indépendance, mes premiers boulots et surtout ma vie de couple avec Carine que j'aime plus que tout. Le 30 octobre 2009, soit 1 jour après mon anniversaire, nous avons fêté nos 9 ans ensemble !
Depuis mes 20 ans, le monde a bien changé. A-t-il progressé ? Mon monde aussi a changé. J'ai perdu des proches qui n'aurait jamais dû nous quitter si vite. Ma tante, celle que j'appelais "la Zia" durant toute ma jeunesse et ma grand-mère ou "grand-maman", dont l'incinération eu lieu le 11 septembre 2001, cette célèbre journée où Ben Ladden décida de faire un strike sur les Twin Tower et de faire souffler sur le monde un vent de haine et de malheur.
Des amis ont également pratiquement disparu de ma vie et je le regrette. D'autres ont débarqué ou sont revenu. L'un d'eux va bientôt être papa pour la première fois. La chance ! D'autres le sont déjà depuis un moment. La chance ! Et moi ? Vous verrez bien !
Mais assez parler du passé. Place au futur. J'ai de nombreuses envies et l'appétit vient en mangeant. On en reparle dans 10 ans, promis !
Par Indianagilles - Publié dans : C'est l'histoire d'un mec...
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Lundi 17 août 2009


Il y a quelques jours, en discutant avec Gaël et Emilie, 8 ans plus jeunes que moi, j'ai découvert ce que pouvait être le fossé des générations. Nous étions à table en train de manger tranquillement lorsque la pub de la série Zorro, la bonne vieille série avec le légendaire Guy Williams est passée. C'est avec un quasi dégoût que j'ai déclaré qu'il était "scandaleux que ce soit l'abominable version colorisé qui sorte et non la grande et légendaire version d'origine en noir & blanc". C'est alors que ces deux jeunes zigotos m'ont répondu avec encore plus de dégoût "Ah ben non, au contraire ! Des trucs en noir et blanc, quel horreur, on risque pas de regarder ça". Il va sans dire que votre serviteur a bien failli connaître son premier infarctus . Toutes ces années à me demander pourquoi certains se fatiguaient à saloper des oeuvres qui me paraissaient intemporelle avec leur satanés aquarelles,  pour découvrir enfin la réponse durant une pub : c'était pour les gens plus jeunes que moi !!!
Lorsque Gus Van Sant réalisa le remake quasi identique de Psychose en 1998, il avait déclaré que c'était pour la nouvelle génération qui refusait de voir ce chef d'oeuvre parce qu'il était en noir et blanc. Je n'y avais pas cru, cela me semblait un peu fort de café (quel expression de vieux). Le remake de Psychose parvint surtout à me prouver quelque chose : le noir et blanc est bien plus efficace que la couleur sur ce film et ne serait-ce que pour la scène de la douche et de son sang "noir". Et si à la base le choix du noir & blanc fut avant tout économique pour Alfred Hitchcock, cela devint finalement une nécessité pour donner à son récit le côté mystérieux et effrayant qu'il désirait. Bernard Hermann, le compositeur de la célèbre musique du film déclara même judicieusement qu'il avait composé « une musique en noir et blanc pour accompagner un film en noir et blanc racontant une histoire noire et blanche. »
Bien que je puisse comprendre qu'on ne veuille pas regarder un film parce qu'on aime pas tel acteur, le genre, le réalisateur ou que sais-je encore, j'ai bien du mal à comprendre que l'on rejette un film parce qu'il est en noir et blanc. Rendez-vous compte, se priver des Chaplin, des Laurel et Hardy, des Fernandel, des Raimu, des Bogart et que sais-je encore, c'est dramatique ! A la limite, qu'on me dise qu'on aime pas les vieux films passerait mieux. Car qui dit noir et blanc peut signifier pour beaucoup "anciens films". Sauf que de nombreux films rescents sont également en noir et blanc, un choix artistique souvent très judicieux et d'une classe à toute épreuve. Refuser le noir et blanc c'est mettre au placard des oeuvres comme La liste de Schindler, Sin City, la Haine, Dead man, 13 Tzameti, Renaissance, Elephant Man, Ed Wood, Eraserhead, The Barber... Ah non ! Pas The Barber puisque les frères Cohen ont prévu le coup et ont également sorti une version couleur de leur film qui retire une grande partie de l'intéret du film en perdant un estétisme magnifique. Cette version était bien entendu destiné à la jeune génération qui ne pouvait pas regarder leur film en noir et blanc. J'ai une question : pensez-vous qu'une génération qui refuse de voir un film en noir et blanc puisse vraiment s'intéresser à un film aussi particulier que The Barber ? Ouais, moi non plus. C'est probablement pour ça que l'édition Blue Ray ne propose que la version en noir & blanc. Et puis bon, les jeunes n'achètent pas de Blue Ray, ils préfèrent télécharger un bon divX screener du dernier Transformers. Sigh, quelle tristesse !
Je suis probablement un peu dur avec cette jeunesse qui m'attriste plus qu'elle ne m'amuse. Après tout, si je me met à leur place un bref instant (pas plus, ça me ferait trop mal), je me rend compte que contrairement à moi, ils n'ont pas connu les abominables télés en noir et blanc (ça c'était vraiment pourri par contre... sauf pour les films en noir et blanc bien sûr !). Le choc est donc peut-être un peu trop grand pour eux qui n'ont jamais pu faire de réelle transition. Allez, je retourne à ma Game Boy monochrome, j'ai un petit Tetris à me terminer.
Par Indianagilles - Publié dans : C'est l'histoire d'un mec...
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Samedi 8 août 2009
Ainsi, rien n'est perdu ! Au milieu des daubasses aussi creuses qu'indigestes où tout pète dans tous les sens, on peut encore trouver des films aussi plaisant que "Nos 18 ans", belle aude à la jeunesse des années 90.
L'histoire est simple et amusante : un groupe d'élèves s'apprète à passer son bac. Lucas Ferrier, décide de faire ses adieux à sa scolarité en réglant ses comptes avec un professeur sadique en l'insultant de tout les noms. Après ce formidable fantasme rêvé par nous tous, le professeur lui révèle qu'il pourrait très bien être amenés à se revoir puisqu'il est chargé de faire passer l'oral de rattrapage de philo ! Alors que Lucas se demande bien comment il va se sortir de là, il tombe amoureux d'une jeune fille lors d'une soirée. Mais il l'a perd de vue et la seule chose qu'il connaît d'elle est son prénom et sa classe.
La première chose qui m'a frappé lorsque j'ai vu le film de Frédéric Berhe dont je n'avais pas du tout entendu parler, c'était que cela ressemblait beaucoup aux films d'ado Italiens. C'était on ne peut plus logique puisque "Nos 18 ans" est tout simplement le remake du film Italien "Notte prima degli esami" ! Le concept de remake est plutôt rare dans nos contrés, alors faire un remake d'un film Italien ce n'est pas commun. Il s'agit pourtant d'une bonne idée puisqu'étant donné que le film se passe en 1990, l'ambiance est très importante. Il fallait donc tout réadapter à la française pour que les sensations nostalgiques passent mieux. Et le moins que l'on puisse dire c'est que c'est vraiment très réussi. La reconstitution est magnifique (ohlala ! Le minitel !!!), les musiques soigneusement choisies et on vibre en entendant des tubes indémodables tels que "Mala Vida" de la Mano Negra ou "Andy" des Rita Mitsuko, tout en passant par "Close to me" de Cure. En fait, le meilleur compliment que l'on puisse faire à ce film c'est qu'on a l'impression qu'il a vraiment  été tourné en 1990. L'hommage n'est donc pas trop appuyé jusqu'à la caricature et tout semble aussi naturel que la sévérité du professeur Martineau interprété par un Michel Blanc plus pète-sec que jamais.
Certes, les personnages ne sont pas tous épargnés par les clichés comme le copain concon séducteur ou la petite soeur nymphomane. Mais encore une fois, ils sont très naturel et on ne peut que se dire "ah ben ouais, j'ai effectivement des amis comme ça ou comme ça". Vraiment, le film tape souvent juste et bien. Le casting de jeunes inconnus est tout simplement parfait. Leur jeu est tout simplement d'un naturel à tout épreuve. Il est étonnant que l'on n'ait pas encore eu la chance de revoir ces jeunes gens dans d'autres films tant ils sont parfait dans leur rôle. Le rôle principale est tenu par Théo Frilet, avec son petit air innocent et à la fois espiègle qui en font un héros romantique souvent touchant et jamais gnian gnian. L'héroïne est quant à elle interprété par la pétillante Valentine Catzéflis et on n'a aucun mal à se demander pourquoi Lucas tombe amoureux d'elle... Son timbre de voix un peu voilé et d'ailleurs sexy en diable ! Les autres jeunes comédiens sont tout aussi bons mais je donnerai une mention spéciale à Liza Manili (et non pas Liza Minelli !) dans le rôle de la "meilleure amie" de Lucas, Alice. J'ai d'ailleurs beaucoup regretté que son rôle soit si réduit dans la deuxième partie.
Si ces acteurs sont aussi bons c'est peut-être grace aussi aux acteurs plus expérimentés qui les entourent et qui permettent ainsi de former une osmose géniale. Il y a Michel Blanc que j'ai déjà nommé mais également Bernadette Lafont en grand mère moderne, Maruschka Detmers et même l'Italien Venantino Venantin (le bègue du Corniaud ! Un vieux de la vieille !).
Après avoir vu quelques scènes de l'original Italien, ce remake m'a semblé meilleur en tous points. Il faudrait tout de même que je le vois en entier pour affirmer cela. A noter qu'après le grand succès du  film original, les Italiens ont également tourné une suite nommé "Notte prima degli esami oggi". Il y a peu de chance que cela arrive en France vu la carrière beaucoup plus confidentielle qu'à obtenu son remake dans nos contrés. D'un côté, ce n'est pas plus mal.  Comme cela, nous garderons ainsi un film unique sur cette joyeuse bande de potes.
Loin d'un American Pie et de sa vulgarité propre à son époque, "Nos 18 ans" possède un humour heureusement plus fin, un romantisme perdu depuis trop longtemps et même une pointe d'émotion. En gros, un film drôle, nostalgique, intelligent et à découvrir d'urgence.
Par Indianagilles - Publié dans : La vie, l'amour... les FILMS
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Dimanche 19 juillet 2009

Cela fait si longtemps que je m'étais juré de parler un peu plus de mes bouquins. Il était vraiment temps que je m'y mette non ? A la base, c'était même un peu pour ça que j'avais créer ce blog et finalement...
Aujourd'hui, je vais donc un peu développé la genèse de ce projet. Je me rappelle que lorsque j'ai eu l'idée d'adapter un jeu en roman, j'étais en 3eme. Ca m'était venu un soir, alors que je finissais The Secret of Monkey Island pour la énième fois. Ce fut la phrase "le livre n'est pas en vente" du générique final qui agit sur moi comme un électrochoc. Ce livre ce serait moi qui l'écrirais ! A l'époque, je lisais beaucoup et j'écrivais pas mal aussi. Je vous le dis peut-être avec fierté mais en classe de français, j'étais très très souvent l'élève qui avait la meilleure note en rédaction. Surtout lorsqu'il s'agissait d'inventer une histoire. Quel joie pour moi lorsque notre prof, Mme Dupin, lisait devant toute la classe mes écrits ! Moi qui était timide, de manière quasi maladive, c'était alors mon quart d'heure de gloire. Je me rappelle d'ailleurs de deux rédactions, l'une était une sorte d'histoire à la Petit Nicolas et l'autre le récit de l'attaque d'un navire... pirate !!! Je le réalise aujourd'hui mais la fusion de ces deux rédactions se rapproche beaucoup de mes premiers essais sur Monkey Island.
Je me rappelle que le lendemain, j'allais voir mon pote François pour lui parler de ma révélation. Comme moi, il avait ce côté artiste que bien peu de personne de notre age avait. Il m'encouragea et je ne lui reparlais de ce projet que bien des années plus tard.
Il y eut peut-être une autre source d'inspiration pour cette première adaptation. Je ne suis pas sûr que ce soit postérieure à mon idée mais je me rappelle avoir dévoré la solution du jeu Croisière pour un cadavre dans un numéro du légendaire Tilt. Elle était écrite à la manière d'un roman et j'avais trouvé ça très originale et vraiment bien fichu. Aujourd'hui je peux même vous avouer qu'après avoir écrit mes 4 romans, j'avais en projet d'adapter Croisière pour un cadavre. J'en ai même écrit le prologue et le début du premier chapitre. Je ne sais pas trop pourquoi j'ai abandonné par la suite, peut-être que j'ai été déçu par la non publication des premiers et que je me suis dit que ça ne valait pas le coup de se replonger là-dedans. Aujourd'hui j'aimerais bien m'y remettre mais j'ai peur de manquer de temps et de ne plus avoir le niveau pour ça. Mais ça reste dans un coin de ma tête et je pourrais peut-être publier les premières pages pour voir ce que vous en pensez. Je connais un certains Gameslover quine dirait pas non.
Je me rappelle que la première étape fut assez laborieuse. Je dus en effet écrire tous les dialogues sur des feuilles de classeurs. Heureusement qu'il y avait une touche pause pour me permettre d'arrêter les dialogues. Je dûs farfouiller tous les moindres recoins, utiliser toutes les options, scruter chaque détails du jeu... Mais j'étais si motivé que cette étape à priori laborieuse se déroula très rapidement. Ensuite, je me fis une sorte de script où je réadaptais à ma sauce les éléments de l'histoire afin d'en faire une histoire et un déroulement cohérent. Armé de mes nombreuses feuilles manuscrites, je commençais la rédaction des mémoires de Guybrush Threepwood. Je me rappelle que durant mon stage à la préfécture, j'occupais mon temps libre à la rédaction de mon roman.
Pourtant, il me semble que je mis beaucoup de temps à finir ce roman. Après un départ canon, je callais quelque peu, non pas à cause d'un manque d'inspiration, mais à cause de mes soucis scolaire. C'était une année difficile pour moi et je m'apprétais à redoubler malgré des notes correctes. Je n'étais pas trop dans mon assiette car mes copains allaient tous aller au lycée pendant que j'allais rester au collège avec des petits jeunes que je ne connaissais pas.
Une fois achevé, il était clair que cette première tentative n'était pas terrible du tout. D'ailleurs, on remarquait que mon style avait évolué entre un début simpliste et une fin bien plus travaillée. Du temps avait passé, j'avais acquis des bases intéressantes et cela se voyait. Ma grand mère fut ma première lectrice et elle m'encouragea à perseverer dans mes efforts. Elle avait bien aimé mon livre mais c'était la plus gentille des grand-mères et j'aurais pu lui amener n'importe quoi qu'elle aurait dit aimer quand même !
Je décidais donc de tout reprendre à zéro. Mais entre temps, j'avais eu envie d'écrire un roman sur mon héro préféré, Indiana Jones ! J'avais lu les 6 romans de Rob Mac Gregor et j'avais adoré. Cela m'avait fortement motivé à faire de même. A la base je voulais écrire ma propre histoire puis une idée me vint à l'esprit : et pourquoi ne pas écrire toute une série de livres adapté de jeux vidéo ? A l'époque, l'idée était novatrice. Je vous parle d'une époque où seul Mario Bros avait été tristement adapté au cinéma. Je décidais donc d'adapter le formidable jeu Indiana Jones and the fate of Atlantis. Je jonglais alors entre les deux adaptations mais Indiana Jones était celle qui avançait le plus facilement. Plus classique, moins ambitieux, je connaissais tellement les films qu'il m'était facile de l'écrire. Pour Monkey Island c'était bien moins évident malgré la première ébauche. Aujourd'hui, je me dis toujours que je serais incapable de le réécrire. C'est d'ailleurs pour cela que j'ai du mal à me lancer dans le second opus.
A l'époque, j'étais devenu un gros fan de l'univers Lucasfilm et j'étais un fidèle lecteur du Lucasfilm magazine depuis le numéro 1 ! A chaque numéro je leur écrivais pour donner mon avis et les encourager. Deux de mes lettres furent d'ailleurs publiées et je fus même cité brièvement dans un troisième numéro. J'avoue honteusement que j'avais tenté de me faire quelques contact avec Lucasfilm par leur biais et je leur avais même parlé de mon projet. Quelqu'un de la redac m'appela un jour et je pus parler de vive voix de tout ça. Je confiais même à mon interlocuteur, Patrick Giraud me semble-t-il mais rien n'est moins sûr, que j'avais également en projet d'écrire la suite du film Willow. en roman Il me confia que cette licence était trop peu connu en France pour avoir un quelconque succès mais il m'encouragea par contre pour mon projet d'adaptation des jeu vidéo.
Je restais longtemps fidèle au Lucasfilm magazine et je continuais de leur écrire à chaque numéro. Puis petit à petit, n'étant plus publié et n'ayant plus de retour (Internet était encore loin, pas facile de communiquer avec eux de Marseille), j'eus l'impression d'être oublié et je cessais de leur écrire du jour au lendemain. J'ai beaucoup regretté cela car j'étais devenu un peu leur mascotte. Un jour, il m'avait même envoyé une peinture dédicacée de Mark Hamill. Comme il n'y avait pas de mot avec, je n'ai jamais compris si c'était un vrai de vrai et si j'avais été le seul à avoir reçu cette superbe attention. La lettre avait été expédié des USA en plus... Au fond me moi, j'ai envie de le croire. J'ai toujours cet autographe aujourd'hui et j'y tiens comme à la prunelle de mes yeux !
Si ma mémoire est bonne, j'avançais si lentement que je n'écrivais pratiquement plus que durant les grandes vacances. Pour Monkey Island, je dû laisser passer les années lycées et le terminer bien plus tard, durant ma première année de Fac. Entre temps, j'avais eu le projet d'adapter Loom et un jeu qui n'était pas de Lucasfilm mais dont le scénario m'attirait énormément, le jeu KGB de Virgin Game. Ces deux derniers furent écrit en un temps record et dans la foulé je terminais enfin Monkey Island qui était pourtant à la base mon premier roman ! Pourquoi une telle accélération tout à coup ? Simple : mon année à la fac était mal engagée à cause de problème de "coeur " qui m'avait complètement mis à plat. L'écriture fut pour moi une formidable opportunité d'évasion. Ce fut même ce qui me sauva de la déprime totale à cette époque. Si ma mémoire est bonne, Loom fut écrit en un petit mois (les deux premiers chapitres avaient été écrit des années plus tôt), et KGB en une seule semaine ! Je ne prends pas en compte le temps qu'il m'a fallut pour noter tous les dialogues du jeu sur le papier ni le script mais quand même. Le travail de réécriture pouvait commencer et mes premiers lecteurs avaient de très très nombreuses fautes d'orthographe à corriger. Ma grand-mère était bien sûr ma première lectrice encore une fois pour chacun des romans. Mais Sebastien alias poète qui faisait ses études avec moi fut également l'un des premiers à me donner ses impressions sur Monkey Island. Il n'avait pas joué au jeu mais ces nombreux rires furent pour moi une énorme récompense.

Les années avaient passé mais je pouvais être satisfait du résultat. Je ne serais peut-être pas publié mais à l'époque j'étais surtout heureux d'avoir accompli mon rêve de gosse. Quatre romans, quatre styles et genres différents... Après de nombreuses corrections, il me faudrait bientôt partir à la conquête de Lucasfilm et ça, ce ne serait vraiment pas du gâteau !
Par Indianagilles - Publié dans : C'est un beau ROMAN, c'est une belle histoire
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Vendredi 26 juin 2009
C'est en apprenant ce genre de nouvelle qu'on se dit qu'on vieillit vraiment trop vite. Le roi de la pop, peut-être l'homme le plus connu de la planète, Michael Jackson est mort hier ! Il y à peine une semaine, je venais de revoir le célèbre clip "Thriller" pour la première fois depuis ma tendre enfance. C'était la première fois que j'arrivais à le voir en entier tellement il me faisait flipper à l'époque. D'ailleurs même aujourd'hui, ça fait plus peur que la plupart des films de Zombies normaux...
Bien qu'il n'ait pas toujours fait que des belles choses dans sa vie, cet homme semblait touché par la grace. Musicalement, que l'on aime ou pas, force est de constater qu'il avait LE truc qui le rendra à jamais indémodable. Sans parler de ses chorégraphies endiablées, bien loin des dances à la c... que l'on voit trop depuis des années.
A titre perso, je peux dire que ses trois premiers albums resteront mythiques : "Thriller" bien sûr, mais aussi "Bad" et le sublime (le meilleur ?) "Dangerous". Après ceux-là, j'avoue que j'ai commencé à trouver ça moins bon, peut-être trop mécanique et moins inspiré. Si ma cousine avait Thriller en 33 tours, je me rappelle avoir acheter la cassette (oui, la cassette !!!) de "Bad". Et si je ne m'abuse, c'était sur une aire d'autoroute. J'étais avec ma Tante, mon Oncle et ma cousine je crois, on allait en Italie... ou en Espagne ? Ma Tante m'avait immédiatement emprunté la cassette car elle aussi adorait le roi de la pop !
Autre souvenir : le film "Moonwalker". Complètement bizarre, j'avais detesté à l'époque. L'ayant revu des années plus tard, je n'ai pas tellement plus apprécié, mais c'était quand même sacrément original. A cette époque, ça avait été incroyablement médiatisé. Il y avait même eu des jeux. Je me rappelle bien entendu de la superbe version Megadrive (Michael retrouvait des petites filles dans des placards... ouhla ça fait peur !) mais également de la version Amstrad CPC bien moins bonne (je crois que je n'ai réussi à passer le niveau de la moto qu'une seule et unique fois).
Michael Jackson ça m'évoque aussi ses clips toujours particuliers. Je ne suis pas fan de clips mais les siens m'ont marqué. Bien sûr il y avait "Thriller" qui m'a longtemps terrorisé, mais je me rappelle aussi de celui de "Bad" dans le métro, que nous avions découvert avec ma cousine Suzel à sa première diffusion en France (c'était un évènement à l'époque !). On était à Tamaris, je m'en rappelle très bien. Là encore, c'était un mini-film. On avait trouvé la chanson moyenne mais par la suite, c'est devenu également un grand classique que nous avons tous aimé. J'ai toujours eu un faible pour "Smooth Criminal" et "Dirty Diana" sur ce même album mais "Bad" c'était quand même énorme. Et en parlant d'énorme, ça me rappelle la parodie de la chanson et du clip devenu subitement "Who's Fat" ! Autres clips marquant : "Do you remember the time" avec Eddie Murphy (c'était une sacré pointure à l'époque), "Black or White" avec la fameuse séquence de morphing (du jamais vu encore une fois) et la présence de Macaulay Culkin, un autre clip de je ne sais plus quelle chanson avec Naomie Campbell et même un clip de plus d'une heure (!) dans une maison hanté (la chanson m'a moins marqué).
Non vraiment, Michael Jackson aura laissé son empreinte indélébile sur notre monde et avec lui, c'est toute une partie de mon enfance et de ma vie qui s'en va avec. Il était bizarre certes, mais on le sentait terriblement fragile (physiquement et psycologiquement) et je ne peux m'empêcher de pensser que, malgré une vie bien remplie, il l'a quelque peu gaché. Il avait tout pour lui, beauté, talent, richesse... et il s'est foutu en l'air. Mais les légendes ne finissent-elles pas toujours tragiquement ?
So long Mickael. Et rassure-toi : avec le téléchargement, ton album Thriller demeurera à jamais l'album le plus vendu de tous les temps. Chapeau !

Par Indianagilles - Publié dans : C'est l'histoire d'un mec...
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Jeudi 25 juin 2009


A presque 30 ans, et bien que je sois désormais patron d'un magasin de jeu vidéo, je dois faire un terrible constat : et si le jeu vidéo et tout ce qui l'entourait commençait à sévèrement me faire chier ? Désolé d'y aller franco mais je ne vois pas d'autres mots. Je ne dis pas qu'il n'y a pas de bons jeux aujourd'hui, mais plus j'y pense, plus je me dis qu'au fil des années, j'ai perdu quelque chose. La foi ? Quand je vois que Dieu, monsieur Miyamoto, nous pond merde sur merde avec sa console Wii en mousse, son Wii music pourri et qu'il nous invente aujourd'hui un nouveau système permettant à la console de jouer à votre place si vous êtes coincé,  là je me dis qu'effectivement on a atteint le point de non retour. Quand je vois que Sony et Microsoft pense emprunter les mêmes chemins du "casual" (pour moi ça rime aujourd'hui avec jeu pour neuneu), ça me fait peur. Non, ça me fait chier tout simplement. Je l'aime ma manette, pourquoi vous voulez me faire gesticuler dans tous les sens ???

Quand je me penche aujourd'hui sur l'univers du jeu, je ne vois plus grand chose qui me plaise. Faisons un petit résumé, aujourd'hui les jeux sont :
- Trop faciles
- Trop court
- Trop porté sur le net (moi je veux m'éclater avec mes potes dans mon salon, pas avec des trous du cul qui en oublient le sens du mot "jouer")
- Trop dans le même style
- Trop chers
- Trop violents gratuitement
- Trop souvent des suites
... j'en passe et des meilleurs. Je me trompe peut-être mais aussi bon soient les jeux, à quelques exceptions préts, je ne sens plus la même passion qu'à une époque. Aujourd'hui, je ne ressens que le côté commercial. Bien qu'il soit logique de vouloir plaire au plus grand nombre, comment ne pas déplorer que les meilleurs jeux, les plus originaux, les plus intelligents, soient ceux qui marchent le moins. Shenmue, Okami, Ico, Shadow of the Colossus, God Hand, Mad World, Mirror's Edge... ils avaient tout pour réussir et ils se sont vautrés lamentablement. Certains diront que peu importe, tant que des gens aient pu y jouer et les apprécier. Le soucis est que bientôt, ces jeux là ne pourront plus exister. Sommes nous condamner à jouer à du Call of Duty et du World of Warcraft éternellement ? Autant le dire tout de suite, si c'est ça l'avenir du jeu vidéo, il se fera sans moi.
En fait, ce n'est peut-être même plus vraiment les jeux eux-mêmes qui m'ont lassé. C'est tout ce qui l'entoure. Quand je feuillette un Joypad des années 90, j'en ai presque les larmes aux yeux. Relisez-les, c'est drôle, instructif, intelligent... tout ce que j'aimais dans le jeu vidéo. Aujourd'hui, c'est froid, formaté, ciblé grand public... Alors que les journalistes d'époques étaient comme des potes pour moi, aujourd'hui je n'ai même plus le loisir de lire qui fait quoi dans le magazine.
Je lis les forums et je ne vois que haine et débilité. Les guerres des consoles n'ont plus le même attrait qu'autre-fois et se révèle bien moins saine qu'à l'époque Atari/Amiga, Sega/Nintendo. A en lire certains, ils seraient prét à tuer père et mère plutôt que d'avouer que tel jeu est mieux sur une console plutôt que la leur. La mauvaise foie à toujours fait parti du jeu vidéo, pas la haine. Mais quand on lit les chroniques pédantes des testeurs de chez Gamekult (qui se prennent pour les Inrockuptibles ou le Télérama du jeu vidéo), ça ne m'étonne pas tant que ça. Eux-mêmes, par leur mépris, participent à ce changement de mentalité exaspérant.
Si j'ai de plus en plus envie de me replonger dans l'ancien univers du jeu vidéo (Pix'n Love et leurs ouvrages sont une véritables bouffée d'oxygène), comment ne pas déplorer que le Retrogaming soit aujourd'hui peuplé d'abrutis qui s'efforcent de collectionner tout et n'importe quoi ? Ok, chacun est libre de ses choix, mais quand je vois un gars qui achète 10 Zelda identiques, juste pour dire qu'il a la plus grosse collection, ça m'emmerde. D'un, parce que les 9 Zelda qu'il prend aurait pu profiter à un autre joueur, deux parce qu'il fait augmenter les prix sur quelque chose qui n'a pas lui d'être. Quand je vois un abruti qui prends des jeux sous blister et qui ne compte pas les ouvrir pour y jouer, je me dis que ce gars là n'a rien compris à l'affaire. Un jeu c'est fait pour quoi ? Y jouer, ben oui. Donc si tu te prends un jeu pour le mettre sur une étagère dans son beau plastique, ben ça sert à rien. Perso, j'ai bien des jeux auxquels je ne joue pas vraiment. Mais ils sont ouverts et j'ai surtout bien l'intention d'y rejouer un de ses jours. Si tu n'as pas envie d'y jouer ou, comme c'est souvent le cas, tu n'aimes même pas le jeu, laisse-le à quelqu'un d'autre !!!!!

Je parle du jeu vidéo mais finalement,  tous les univers que j'aime sont dans la même situation. Le ciné, la BD, la musique, la littérature... on nous donne de la merde parce que c'est nous qui rejettons le reste ! Ai-je perdu la foi ? Je me fais surtout trop vieux pour une époque que je ne comprends plus et que je n'apprécie pas. Mon salut est dans le passé. Ma déprime est dans la nostalgie. Game Over.
Par Indianagilles - Publié dans : JEUX pense donc je suis
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Lundi 25 mai 2009
Hier soir, je me suis enchainé deux films de suite, deux biopics comme on dit, racontant l'histoire d'un clown qui n'aurait jamais dû être président et d'un autre qui aurait bien pu l'être : W, l'improbable président et Coluche, c'est l'histoire d'un mec !

En ce qui concerne le premier, Oliver Stone (qui décidément aime bien les présidents puisqu'il a déjà signé JFK et Nixon), nous livre un "brulot" un peu trop caricatural de celui qui fut pendant trop longtemps le maître du monde. Le film raconte son passé et se concentre avant tout sur la préparation honteuse et en coulisse de la seconde guerre en Irak. Le 11 Septembre n'est pas traité, bien qu'il soit l'élément déclencheur de celle-ci... du moins en partie. En effet, d'après le film d'Oliver Stone, Bush Junior, complexé devant son père tout puissant qui lui préfère son frère, a surtout voulu lui démontrer qu'il pouvait aller plus loin que lui ! C'est d'ailleurs dans la relation complexe père strict/fils couillon que le film se montre le plus intéressant. Pour le reste, on a pratiquement droit à la caricature que nous livre les Guignols depuis des années. Ainsi W est avant tout un Texan un peu décérébré sans grande capacité intellectuelle. Son accession à la Presidence restera donc comme l'un des plus grands mystères des USA. C'est aussi ça l'Amérique !
Il est étonnant qu'un tel film ait pu sortir aussi vite. Surtout aux USA qui n'en sont plus à une contradiction prêt. Lorsque la France prévenait le monde qu'attaquer l'Irak était une énorme erreur, les américains se mirent à nous haïr et nous insulter, allant jusqu'à rejeter tout ce qui venait de notre Pays. Et là, Oliver Stone ne fait que répéter ce que nous savions depuis le début. D'ailleurs, les américains ne se sont jamais excusé pour les nombreuses diffamations à notre égard. Il me semble que le résultat nous a plutôt donné raison. Mais bon... Il aurait d'ailleurs été bon qu'Oliver Stone montre un peu plus l'avis Français durant cette sombre histoire. Ici ça se limite surtout avec un appel téléphonique auprès de Jacques Chirac (en VF, sa voix est imité ! Marrant !).
Il est clair qu'on a connu un Oliver Stone bien plus en réussite qu'ici. Rien de vraiment nouveau à apprendre ici (sauf peut-être pour les américains qui ouvriront peut-être enfin les yeux). Il faut toutefois saluer le bon travail de reconstitution. Les acteurs font preuve d'un mimétisme troublant (et pas seulement de la part de James Brolin qui physiquement n'a rien de W. et qui parvient pourtant à le singer à merveille !) et l'on retrouve certaines anecdotes que l'on avait entendu à l'époque. L'épisode où W. failli s'étouffer avec son bretzel est présente et c'est même la meilleure scène du film !
A voir par curiosité, mais à prendre avec des pincettes quand même. Après tout si Bush junior a accédé au pouvoir, ce n'est pas que par sa faute. Il me semble donc un peu trop facile de tout lui mettre sur le dos. J'aurai aimé voir une critique de la population américaine qui ferait mieux de grandir un peu. L'image des grands gamins arrogants commencent à lasser le monde entier. Enfin, faut pas rêver non plus !


Passons maintenant au film d'Antoine De Caune. Il faut reconnaître que jusqu'à présent, celui qui était un talentueux chroniqueur à la bonne époque de Canal + aligne une filmographie des plus décevante. Cette fois il prend le risque de s'attaquer à un monstre sacré, Coluche, cet homme hallucinant parti malheureusement trop tôt. Ce n'est pas le seul risque qu'il prend ici puisque, plus qu'un biopics, De Caune choisi de signer un film atypique en se concentrant sur une période méconnue de sa vie : celle où il prit la décision loufoque de devenir candidat aux présidentielles de 1981 ! Méconnue car ce que nous connaissons de lui c'est avant tout ces spectacles d'une intelligence et d'une modernité qui n'a pas son pareil encore aujourd'hui. Bien que la periode narrée ici est finalement assez courte (moins d'une année), elle semble avoir eu une importance cruciale sur sa vie mais aussi sur celle des français qui l'ont vécu. Parti comme une bonne grosse blague qui tache ("on va leur foutre au cul à tout ces politicards" !), cette décision permettra peut-être indirectement à la gauche d'accéder enfin au pouvoir mais aussi et surtout aboutira 4 ans plus tard sur la création des resto du coeur. Comme quoi, la blague valait bien le coup non ?
Le film a déçu de nombreuses personnes qui s'attendait à voir un biopic plus classique. La vie de Michel Colucci étant très riche, on peut comprendre que le choix de De Caune ait pu surprendre. Pourtant, cela permet d'approfondir le sujet, et ce n'est pas un mal puisque souvent les biopics se contentent d'effleurer leur sujet.
Je vous l'annonce de suite, j'ai beaucoup aimé le film qui est pour moi extrèmement réussi. Je suis sûr que Coluche aurait apprécié ce bel hommage, non pas sur sa carrière mais sur la révolution qu'entraina cette décision sur lui. Bien conscient des misères de ce monde, c'est en étant confronté directement à elle que Coluche prit un tournant dangereux pour lui et sa carrière. Le film le retranscrit très bien.
L'une des grandes réussite du film et son travail extrèmement minutieux de reconstitution. C'est bien simple, je me suis cru revenir dans les années 80. Pas une fois cela m'a semblé artificiel, on aurait dit que le film était d'époque ! Ce n'est pas sans nostalgie que j'ai replongé dans cette époque fragile, excentrique et pleine d'espoir. Le film diffuse parfois de vrais images d'époque et tout est d'ailleurs parfaitement incrusté.
Si je n'ai pas vraiment connu la période présentée (lorsqu'il se présenta, j'avais un an et un jour !), j'ai pourtant connu le changement radical que connu la France avec la présidence de Mitterand. J'ai trouvé que le film parvenait parfaitement à nous replonger dans l'époque et à nous faire ressentir les émotions du moment.
Mais la grande révélation du film est bien entendu son interprète principal, François-Xavier Demaison, tout simplement parfait. Si l'on peut saluer le travail des maquilleurs qui en ont fait un homme assez proche physiquement de Coluche, comment ne pas féliciter l'acteur pour son travail hallucinant sur sa voix et ses mouvements ? Il aurait largement mérité un César pour cela. C'est bien simple : il est Coluche. Je n'ose imaginer les heures de travail qu'à dû endurer le comédien pour en arriver là. A aucun moment on ne sent pointer la caricature. Il joue juste et bien. Que ce soit lors des scènes comiques ou tragiques. Chapeau !
Touchant et juste, le film est une brillante réussite. Le film aurait mérité un autre destin que le flop cuisant qu'il subit au cinéma. Peut-être mal vendu et un peu trop opportuniste (le sortir dans la vague de la Môme était maladroit), le film n'a pas été compris par la plupart. Espérons qu'avec le temps, il puisse être réhabiliter comme il se doit.


Par Indianagilles - Publié dans : La vie, l'amour... les FILMS
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Dimanche 24 mai 2009




"Les Baxter d'un côté, les Rodos de l'autre... et moi au beau milieu !"

Joe (Clint Eastwood) nous faisant un beau résumé du film !





"Quand deux hommes sont armés, l'un d'un fusil l'autre d'un pistolet, l'homme au pistolet est un homme mort. Vieux proverbe Mexicain !"

Ramon
(Gian Maria Volonte) qui aura l'occasion d'en juger la véracité.





"Au coeur Ramon ! Au coeur !"
Joe (Clint Eastwood), le bourreau des coeurs !
Par Indianagilles - Publié dans : La vie, l'amour... les FILMS
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Dimanche 24 mai 2009


Comme vous l'avez peut-être remarqué, enfin si quelqu'un lit de temps en temps ce blog, j'écris de moins en moins d'articles et le délais entre deux peut prendre des mois. Ce n'est pas la première fois que je le dis mais je manque de temps. Pour tout. Et faire des critiques de films, de livres, de jeux ou je ne sais quoi, ça en prends énormément. Du moins si on veut faire quelque chose de potable. On ne dirait pas mais ça me prends parfois des heures pour pas grand chose.

Cela dit, ça me gonfle un peu de laisser le blog à l'abandon. Bien que j'ai de plus en plus de mal à écrire, je dois admettre que ça m'apaise et me détend beaucoup. Et vous savez quoi ? C'est exactement ce dont j'ai besoin, moi qui suis de plus en plus nerveux et stressé ! Bien que l'impression de n'être lu par personne me chagrine un peu, j'ai vraiment envie de m'y remettre plus régulièrement.

Lorsque j'ai crée ce blog, je n'avais pas encore le magasin. J'écrivais donc pratiquement tous les jours. J'avais beaucoup d'ambition pour le blog ! Je voulais proposer des vidéos (ce qui aujourd'hui me semble peu utilie, il suffit d'aller sur Youtube), parler de mes romans (ce que j'aimerai bien faire un de ses jours, surtout que cet échec m'a fait beaucoup de mal), proposer mes films amateurs, parler de mes amis, de jeux qui me tiennent à coeur, de mettre des citations de films... Un beau fourre tout quoi ! Je n'ai même pas fini de faire "Les marches de la gloire". Pourtant j'y tenais. Surtout que j'ai eu de bons échos dessus. Quand je vois que je n'ai écrit que 3 misérables articles dans la section BD, l'une de mes 3 grandes passion, ça me déprime un peu.
Aujourd'hui, il est clair que je ne pourrais pas assurer tout cela. Ou alors faudra être patient ! Mais pour qu'un blog survive, il faut qu'il soit plus régulièrement renouvelé !

C'est pourquoi j'ai décidé aujourd'hui de changer d'orientation. Sans renier ce que j'ai fait auparavant (je continuerais ce genre d'articles), j'ai pensé d'écrire des choses plus simples et qui me passe par la tête. Des souvenirs, des anecdotes, ce genre de choses directes qui ne me demanderont pas d'être travailler afin d'être présentables quoi !  Parler un peu de moi, de tout et de rien. Je ne sais pas si ça va interesser grand monde à vrai dire mais je vais tenter de rendre ça intéressant. Et Normalement, ça me prendra beaucoup moins de temps à écrire.
J'ai également envie de remprendre mon blog de Lupin III en main. Il était bien parti, c'est vraiment dommage d'avoir coupé net.

Et comme je ne suis pas à une contradiction prét, je vais rapidement écrire un autre article qui n'aura absolument rien à voir avec ce que je viens de dire puisqu'il s'agira d'un article film culte/phrase culte. Ca prend pas tant de temps que ça et je pense que c'est plutôt intéressant à proposer.

A très bientôt donc !
Par Indianagilles - Publié dans : C'est l'histoire d'un mec...
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Jeudi 12 mars 2009
Les anges de la nuit compte l'histoire de Terry Noonan (Sean Penn) revenant après des années dans le quartier de son enfance, celui d'Hell's Kitchen. Controlé par ses anciens amis Irlandais, Terry débarque en pleine guerre des gangs avec les mafieux Italiens. Mais le retour de Terry parmis les siens est-il vraiment dû au hasard ?
Alors là, j'avoue que j'ai du mal à comprendre. Visez-moi ce casting de malade : Sean Penn, Ed Harris, Gary Oldman, Robin Wright (qui deviendra après ce film l'épouse de Sean Penn), John C. Reilly, John Turturo...  avec pour saupoudrer le tout, une musique signée par l'immense Ennio Morricone. Et bien vous savez quoi ? Ce film, personne ne le connait ! Le film est-il mauvais ? Foutre non ! Bien au contraire, nous avons ici un parfait mélange de l'Impasse, les Incorruptibles, LA Confidential et Infernal Affairs (je ne parlerais pas de la daube oscarisée qui lui sert de remake par contre...) ! Rien que ça ! Peut-être est-ce justement à cause de ces trop fortes comparaisons que le film est aujourd'hui complètement méconnu. Pourtant, si l'on excepte les Incorruptibles, les deux autres films sont sortis bien après le film de l'inconnu Phil Joanou. Le mystère bat donc son plein.
A propos de ce dernier, on peut se demander pourquoi ce metteur en scène n'a pas percé par la suite tant sa réalisation est léchée. Et je vous parle d'une époque où la réalisation était de plus en plus plate et sans ambition. Les auteurs se faisaient rares au profit de faiseurs rapides, efficaces mais peu talentueux.
A noter une fusillade finale au ralentit qui n'est pas sans rappeler les oeuvres du grand Sam Peckinpah ou encore la fameuse scène de l'escalier dans les Incorruptibles de Brian de Palma.
Sans être un chef-d'oeuvre (mot d'ailleurs un peu trop utilisé à tort et à travers) les anges de la nuit est donc une petite perle à tous les niveaux : réalisation, interprétation (Gary Oldman en tête, toujours aussi parfait), musique et scénario. Si j'ai un regret, c'est tout de même par rapport à la première scène qui en dévoile un petit peu trop. Si l'on est attentif, on comprend donc un rebondissement important qui aura lieu vers l'heure du film. Sans gacher le film, on peut trouver ça un peu maladroit, mais ce n'est pas bien grave.
A l'heure où des films de plus en plus médiocres innondent les sales obscures, il est rassurant de voir que l'on peut encore découvrir des films d'aussi grande qualité aussi longtemps après leur sortie. J'espère que cet avis va vous donner envie de vous le procurer, il le mérite bien.
Par Indianagilles - Publié dans : La vie, l'amour... les FILMS
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