Indianagilles présente...

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Repack en vrac, nostalgie pour grands petits et du jeu vidéo tout beau tout chaud

Publié le par Indianagilles

Vous l'avez sûrement remarqué, l'interface de mon blog a changé. C'est plus joli et tout ce que vous voulez mais bon sang qu'est-ce que c'est foireeuuuuuuuuuuuuux !

Allez voir les anciens articles, vous remarquerez immédiatement que les images sont mises n'importe comment. Le changement m'a fait un vrai carnage. J'ai essayé d'arranger les derniers articles mais c'est un vrai calvaire. Des options ont disparu, c'est hyper mal fichu et je n'arrive même plus à mettre une image où je veux dans mon article. Non pas que j'étais le roi de la mise en page mais là c'est trop laid ! C'est tout simplement une plaie et j'ai pu me rendre compte en allant voir par-ci par-là que je ne suis pas le seul à me plaindre.

Comme on ne peut malheureusement pas retourner à l'ancienne version je crois que je vais tout simplement déménager mon blog. Alors vu le nombre d'articles, ça va être bien marrant à faire. Mais franchement, j'arrive pas à gérer cette nouvelle version d'overblog. A côté de ça, le repack de Texas c'était de la gnognote ! Bon maintenant, où est-ce que je vais aller, je ne le sais pas encore. Si vous avez des suggestions d'ailleurs...

Sinon pour finir, vous avez vu l'image en fond de mon blog. On va voir si vous êtes forts mais... de quel film provient-elle ?

That's all folks !

Publié le par Indianagilles

Ça y est, le DVD du film Texas de Tonino Valerii est sorti depuis quelques jours. Puisque les droits avaient été acheté par la société Artus, j'avais définitivement retiré ce très populaire repack de mon blog. Artus m'avait même envoyé un mail très cordial pour que je le fasse. Du coup, j'avais quelque peu échangé avec eux pour avoir des renseignements sur l'édition ainsi que sur leur collection western et j'en avais fait une news. Dans ma tête j'avais l'impression d'avoir quelque peu participé à cette sortie. Comme si mon repack avait pu inspirer Artus sur ce choix judicieux.

J'ai beau posséder le DVD Italien ainsi que mon repack perso, j'étais pressé d'acheter la version officielle française du film. Ne serait-ce que pour comparer la VF par rapport à mon repack. J'étais curieux de voir les choix que le monteur d'Artus avait fait sur la VF intégrale. En effet, il ne faut pas croire que ce repack n'était qu'un simple assemblage VF + VO. C'était bien plus compliqué que ça. J'avais par exemple mis la piste VO dès que je le pouvais pour la musique en essayant que cela se remarque le moins possible. J'avais également zappé une ou deux phrases car je trouvais qu'elles s'intégraient mal ou que la qualité de ma piste n'était pas assez bonne. J'avais aussi coupé une phrase en deux pour tenter de mieux refaire la synchro labiale qui était un peu foireuse à cause de la coupure d'un plan en plein milieu... Bref, mon montage avait certaines particularités dont moi-même j'aurais eu bien du mal à reproduire à l'identique. C'était un travail d'amateur mais avec mes moyens, je m'étais bien débrouillé. La VF a beau être à ch..., j'étais fier de mon repack, l'un des plus compliqué que j'ai eu à faire (même si je crois que je dis ça à chaque fois !). J'ai déjà noté dans des pistes commerciales quelques belles bourdes (Django et Keoma chez Wildside comporte par exemple de nombreux défauts comme des mauvaises synchro ou des échos étranges), alors j'étais vraiment curieux de voir comment s'était débrouillé les pros de chez Artus sur un montage aussi étrange que celui de Texas.

Après un écran expliquant la piètre qualité de la VF qui conseille au passage de regarder le film en VOST (ce que j'ai toujours dit et que je ne peux que confirmer une fois encore), je lance le film en VOST et me dirige directement vers les passages les plus délicats de mon repack... Ah, tiens, eux aussi ils ont choisi de garder cette phrase même si elle bouffe la moitié de l'italienne... Ah, là aussi ils ont fait comme moi et ils n'ont pas gardé cette phrase... Oh mais là aussi ils ont fait basculer le son de la musique pile poil... au même moment ??? J'ai très vite compris que la piste VF n'était rien d'autre que la piste de mon repack, ni plus ni moins !

Vous pouvez imaginer ma surprise sur le moment. D'un côté j'étais fier de me dire que mon travail était sur un DVD commercial mais de l'autre, comment ne pas se sentir insulté et bafoué ? Bien que j'avais arrangé au mieux la qualité de la piste son, il ne faut pas oublier d'où elle provient : d'une VHS rip (qui n'était pas de moi, cela dit au passage) ! Bourrée de défauts (de mots coupés, de saturations...), je me faisais une joie de découvrir une VF officielle et non celle d'un amateur comme moi ! Ce manque de respect n'est pas que par rapport à moi, c'est aussi par rapport aux consommateurs qui étaient en droit d'obtenir quelque chose de bien meilleur. Si jamais le film devait être diffusé à la télé, la VF utilisé serait sans doute celle-ci. Ce qui veut dire que l'on perdrait sans doute à jamais la VF d'origine. Pas une grande perte peut-être au vu de sa qualité mais quand même, c'est moche.

Soyons clairs : si Artus m'avait dit qu'ils allaient emprunter ou calquer leur montage sur le mien, j'aurais accepté sans problème. Mais j'aurais insisté pour que l'on corrige bien des choses. J'aurais pu les guider, les aider... superviser même et ceci sans même demander quoi que ce soit si ce n'est un peu de respect ! Bien entendu, tout travail mérite salaire et, je vous le rappelle, je suis actuellement au chômage. Donc je n'aurais pas craché non plus sur une petite rémunération. Mais j'avais fait ce "travail" pour mon repack et non pour un DVD commercial. Je me voyais mal demander de l'argent pour quelque chose que j'ai fait pour faire plaisir avant tout. Mais fort de mon expérience sur ce film, je pouvais guider des pro qui sont censés avoir un peu plus de matos que moi... Puis j'aurais pu rajouter une belle ligne sur mon CV, au passage.

J'ai contacté Artus pour leur faire part de mon étonnement. La réponse a été simple. En gros, c'était impossible, c'est les Italiens qui leur ont fourni la VF. Bien qu'il me semble que les VF ne se négocient pas avec les mêmes ayant-droits, j'étais prêt à croire en leur bonne foi. Bien entendu, j'ai répondu que je pouvais prouver ce que j'avançais et que les coïncidences étaient quand même un peu grosse. Là on me réplique qu'il n'y a pas 36 façons de faire un repack et que forcément le résultat serait le même. Sur un montage comme Texas ??? Vous l'avez compris, on me prend sans doute pour une bille et on fait semblant de ne pas comprendre pourquoi ceci est impossible. D'un autre côté, je comprends que cette personne ne puisse pas m'avouer ça. C'est quand même un peu la honte, après tout. Je ne vais pas casser les pieds car, traitez-moi d'andouille si vous le voulez, mais je suis quelqu'un de gentil et je suis quand même bien heureux que le film soit accessible via ce DVD. Vous savez quoi ? A la fin de mon mail, je leur ai même conseillé de chopper les droits du Long jour de la Vengeance car s'ils pouvaient chopper la VF introuvable, ce serait génial. Même que dans leur bonus, Curd Ridel en parle de ce film et de cette VF (elle serait tronquée selon lui). Et au moins cette fois je saurais que ce n'est pas mon repack puisque je n'ai réalisé une VOST...

Mais je ne veux pas accuser Artus non plus puisqu'on les a peut-être eu aussi au passage. Je ne sais pas comment ça se passe mais imaginez qu'ils aient eu les vrais bandes sons à la base et qu'ils aient payé quelqu'un pour faire ce montage. La personne trouvant ça compliqué (car ça l'est) a peut-être choisi la facilité ? Ont-ils payé quelqu'un pour ça ? Ce serait un comble. Je le répète, je ne réclame rien. Vous savez que les repacks ne sont pas légaux mais juste tolérés s'ils sont fait dans le respect. Si on me demande de retirer un repack, je le fait et c'est tout à fait normal. En tout cas, une chose est sûre : bien que retrouver mon mixage dans le commerce est gratifiant pour ce que j'ai fait, je suis conscient que ce que je propose est un simple travail d'amateur. On pouvait et on devait avoir mieux. On devait au moins essayer.

En tout cas, ne boycottez pas Artus pour autant. Comme je l'ai dit, peut-être qu'ils ne le savaient pas. De plus, ça reste le DVD officiel et il faut encourager les éditeurs à sortir ces films. Et puis ça ne change rien à mon idée de départ : mes repacks ne doivent être que le brouillon d'une véritable édition... même si cette fois-ci, le brouillon était la version finale pour la VF.

A propos de Curd Ridel, j'ai été amusé de constater que, comme moi, il déclarait qu'on était bien content que le père du héros meurs vite dans le film car il était trop mal doublé en français... soit la même chose que moi sur mon article du repack. Mais là, dire ça, c'est juste une question de bon sens ! Peut-être que Curd Ridel m'avait lu avant et que du coup il l'a ressortit inconsciemment ? Là ça ne me dérange pas du tout si Curd Ridel a sorti ça par rapport à ce que j'ai écrit. Au contraire, c'est même marrant.

En parlant de ce bonus, il me semble qu'il dit une belle bétise au sujet des doubles plans nets qu'il y a dans le film. Il dit que Valerii a filmé deux fois les plans, une fois au fond, une fois au premier plan, et qu'il les a collé ensuite. Hors, je pense qu'il a tout simplement utilisé une double focale. Sergio Sollima ou Brian De Palma sont de grands habitués de cette technique. Je vous en propose d'ailleurs quelques screenshots, rien que pour le plaisir des yeux. Et voici un lien où vous pouvez trouver un article avec d'autres belles captures du genre.

Revolver de Sergio Sollima (en premier plan le jeune Daniel Beretta que vous connaissez au moins pour ses doublages sur Arnold Schwarzenegger)

La Cité de la violence de Sergio Sollima

Publié le par Indianagilles

Ce n'est pas vraiment une nouveauté mais comme les liens étaient morts, j'en ai profité pour refaire mon repack de Jusqu'au bout du rêve. Cette fois je me suis basé sur le Bluray sorti uniquement en Zone A et en VO. Le DVD que j'avais utilisé était très vieux, l'image bof et en plus j'avais fait n'importe quoi avec le format. Voici donc un nouveau repack bien plus beau que le précédent. Et comme j'ai voulu respecter le titre français du film, je me suis dit qu'on pouvait vraiment aller jusqu'au bout du rêve en vous proposant également le MKV 1080p du film ! Mais attention, ça fait plus de 10 GO et il ne sera plus réuploadé en cas de liens morts. Voilà en tout cas ce qu'on appelle un beau Home Run !

La fiche réactualisée se trouve ici : http://indianagilles.over-blog.com/article-repack-jusqu-au-bout-du-reve-vf-cinema-106859306.html

Publié le par Indianagilles
Publié dans : #Mes repack de films

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Réalisation :  Von Hans Jurgen Panitz et Peter Dollinger
Avec : Michel Ruhl (narrateur), Franco Nero, Tomas Milian, Sergio Sollima, Pierre Brice, Sergio Leone, Clint Eastwood et tous les autres !
Nationalité : Allemagne
Genre : Documentaire
Durée : 87'
Année de production : 2005
Titre original : Denn sie Kennen Kein Erbamen


Présentation
Au début des années 1960, après une période faste, le cinéma italien est en crise. L’heure de gloire des péplums, devenus trop coûteux à produire, est révolue. Quelques scénaristes et réalisateurs – Sergio Leone, qui connaît bien la scène cinématographique internationale, en tête –, décident de se lancer dans le western, jusque-là exclusivement américain. Des productions à petit budget sont tournées dans des déserts reconstitués aux environs de Rome ou en Espagne, à Almería. N’en déplaise aux sceptiques, ces films trouvent vite leur public. Plus de cinq cents films sont réalisés. Certains, comme Pour une poignée de dollars et Il était une fois dans l’Ouest, deviennent des références. Les créateurs de ce qu’on baptise le western spaghetti s’efforcent de trouver un genre distinct du cousin américain, avec des héros bien à lui, des scénariosoriginaux, un rythme propre. Ils jouent notamment sur la musique, à laquelle ils attribuent un rôle particulier. Le documentaire fourmille d’extraits de films connus et moins connus et d’étonnantes images d’archives. À l’affiche également, les stars du enre : Franco Nero, Pierre Brice, Robert Hossein, Bud Spencer, Damiano Damiani…

Voici donc ce très beau documentaire (attention, quelques spoils, surtout pour  Le Grand Silence), tiré de mon enregistrement sur Arte à l'époque de sa diffusion. Je ne sais pas pourquoi il y a un bord noir mais ce n'est pas bien génant. Le narrateur français est le comédien Michel Ruhl, la voix française officielle du comédien James Cromwell. Enjoy !

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Lien :

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Publié le par Indianagilles
Publié dans : #Mes repack de films

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Réalisation : Giuliano Montaldo
Avec : Gian Maria Volonte, Riccardo Cucciola, Cyril Cusack, Rosanna Fratello, Geoffrey Keen, Milo O' Shea
Nationalité : Italie / France
Genre : Drame
Durée : 120'
Année de production : 1971
Titre original : Sacco e Vanzetti


Résumé

New York, 1920. Deux Italiens, Nicolas Sacco, cordonnier, et Bartolomeo Vanzetti, marchand de poissons anarchiste, sont arretés et accusés du meurtre de deux hommes commis au cours d'un hold-up. Fred Moore, leur avocat, démontre leur innocence mais le procureur et le juge développent une argumentation imprégnée de xénophobie et de paranoïa antibolchevique. Le jury condamne à mort les deux Italiens.

 


La célèbre chanson "Here's to you" d'Ennio Morricone, chantée par Joan Baez.
Les paroles s'inspirent du discours de Vanzetti à son procès.
 

Présentation

Après les joyeuses pochades que je vous ai proposé dernièrement, j'avais envie de passer à quelque chose d'un peu plus sérieux. Grand film du cinéma italien engagé, Sacco et Vanzetti est toujours incroyablement inédit en DVD ou Blu-ray en France. Pourtant il s'agit une fois encore d'une co-production avec la France.
Sorti en 1971, ce film aura permis de remettre sur la table cette histoire sordide qui avait fait grand bruit durant les années 20. Malgré les preuves de leur innocence et les manifestations qui eurent lieu partout dans le monde, Nicola Sacco et Bartolomeo Vanzetti furent condamnés à mort pour Hold-up, mais plutôt victime de leur appartenance politique anarchique, ce qui fit d'eux de véritables martyres. Il fallu attendre 50 ans après leur mort pour que le gouverneur Michael Dukakis du Massachussets, reconnaissent officiellement les nombreuses erreurs commisent lors du procès et que les deux immigrants italiens soient enfin réhabilités. Le film n'est sûrement pas innocent dans cette histoire de réhabilitation et c'est en tout cas ce qu'affirme non sans fierté son réalisateur Giuliano Montaldo.
110092298.jpgSi cette affaire aux répercussions historique a été adaptée de nombreuses fois sur divers supports (théâtre, télé ou cinéma), ce film-ci est de loin la plus célèbre des versions. Si la mise en scène manque peut-être un peu d'éclat, son casting d'exception (Gian Maria Volonte bien entendu mais également Riccardo Cucciola qui obtint le prix d'interprétation à Cannes) mais peut-être plus encore sa magnifique bande originale (avec le duo Morricone / Joan Baez) l'ont fait entrer dans la légende, ce qui rend son l'absence d'édition française encore plus saugrenue.
Étrange également qu"il soit sorti en France en version cut. Oui, vous m'avez bien lu, la VF de ce film n'est pas complète. Le plus curieux c'est que les coupes sont (heureusement) légères et n'excèdent pas les deux minutes au total. Si elles ne sont pas trop dommageables pour la compréhension du film, il est quand même dommage que le discours de Vanzetti au gouverneur ait été coupé. Peut-être une censure ? Au sujet de cette courte scène, c'est le seul endroit où j'ai dû couper une phrase française car elle était synchronisée sur le début du discours alors qu'en italien cette phrase était située à la fin. Si je la mettais, le discours ne voulait plus rien dire. J'ai bien essayé de caler la phrase française à la fin mais le résultat n'étant pas terrible, j'ai préféré sacrifier celle-ci. Il y avait aussi trois moment où la piste française se répétait curieusement (comme un disque qui saute), j'ai donc essayé de corriger le problème pour que cela s'entende moins car l'effet était bien moche.
En parlant de censure, en Italie, la version diffusée à la télé et en VHS a rendu muet la dernière déclaration de Vanzetti qui s'exclame "Vive l'anarchie" juste avant de griller sur la chaise élétrique. Ceci afin de vendre plus facilement le film aux diffuseurs italien... C'est vrai que ça change tout...


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Les vrais Sacco et Vanzetti


Afin de réaliser ce repack, j'ai utilisé mon Blu-ray italien ainsi que mon enregistrement VHS de la VF il y a quelques années. Le son n'est pas trop mal bien qu'un peu sourd. Lorsque j'ai pu le faire, j'ai laissé la piste son du Blu-ray sur la musique afin de mieux profiter de celle-ci.
A part les quelques micro-passages coupés, le montage français était pratiquement identiques, ce qui rendit le repack assez facile. Il n'y a guère qu'à la fin que j'ai dû faire quelques réajustements, un plan du montage français étant légèrement plus long au début (on voit un policier ouvrir la porte de la cellule de Sacco alors que sur le montage du Blu-ray, la porte s'ouvre immédiatement). Comme d'habitude, j'ai sous-titré les passages en VO Italienne. Un mot à ce sujet : contrairement aux westerns italiens, le film a été tourné avec le son. La plupart des acteurs étant anglophones et le film se passant aux USA, on peut considérer la version anglaise comme la véritable VO. Si j'ai préféré opter pour la version italienne sur les rares passages coupés, c'est avant tout pour profiter de la voix de Gian Maria Volonte qui ne se doublait pas en anglais.
Si le montage était proche, il y a tout de même des curiosités à souligner. La première étant que les passages en noir et blanc (qui sont pour la plupart de véritables images d'archives) utilisent un filtre rose ou jaune sur le montage français (et probablement italien à l'origine). J'avoue préférer ce dernier qui donne un côté plus original et "vieux journal" à l'ensemble. Le jaune nous renvoie également à l'affiche italienne et la très belle pochette du 45 tours de Joan Baez avec les visages jaunes de Sacco et Vanzetti qui me faisaient bien flipper quand j'étais petit (non, ce ne sont pas les Simpsons).

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La seconde curiosité, c'est qu'un gros plan montrant la façade du building pour défendre la cause de Sacco et Vanzetti est écrit en français sur notre master alors que normalement il est en italien (comme on pouvait d'ailleurs le voir sur des plans moins rapprochés). Ceci nous renvoie à l' époque où les passages avec les journaux par exemple étaient tournés dans plusieurs langues. Bien que pas très logique (pourquoi un journal en français aux USA par exemple ?), j'aimais bien ce procédé qui évitait du coup de faire appel aux sous-titres. Je me souviens que le film de Kubrick Eyes Wide Shut, avait utilisé ce procédé au cinéma, mais malheureusement ce n'était plus le cas sur le DVD et le Blu-ray. Toujours au sujet de ce plan, il est fixe sur la montage français alors que sur le montage original, quelqu'un lance un oeuf sur le panneau. La présence de ce détail francophone est peut-être dû au fait qu'il s'agisse d'une coproduction ? Mais pourquoi ne pas avoir fait de même avec les journaux justement ? Drôle d'idée au final et même si l'effort est amusant on aurait largement préféré une VF uncut...

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Justement, parlons-en de la VF. Admirable en tous points et dont les voix sont très familières et dont je vous ai parlé pour la plupart. La casting vocal est extrêmement étoffé puisque la plupart ne prononcent que quelques phrases quand ce n'est pas quelques mots ! Jugez plutôt, attention c'est parti : Jacques Deschamps (chef de police interrogant Sacco puis phrase du bourreau à la fin) Jacques Richard (flic qui intérroge Vanzetti), Louis Arbessier (le ministre Palmer), André Valmy (journaliste aux lunettes rondes), Monique Thierry (la femme de Sacco), Henry Djanik (témoin qui doute), Jacques Ballutin (un témoin puis Celestino Madeiros), Gabriel Cattand (le consul qui témoigne), Albert Augier (le traducteur de l'homme à l'appendicite et un témoin), Serge Lhorca (témoin au noeud papillon violet) Roger Rudel (1er jury), George Atlas (le shérif qui tape à la porte du jury), Gérard Ferrat (l'homme qui demande au 1er jury de donner le verdict), Jean-Henri Chambois (Maître Thompson), William Sabatier (homme au guichet qui renseigne Thompson sur le gang Morelli puis l'homme qui donne les renseignements sur les archives), Henri Poirier (hommes à lunettes qui renseigne Thompson sur les Morelli), Perette Pradier (la propriétaire du restaurant qui élève des poules), Michel Barbey (un prisonnier qui témoigne de la santé de Sacco mais aussi un flic),  Jacques Thébault (Morelli), Serge Sauvion (Mancini), Jean Berger (le gouverneur Fuller)... et encore il y en a que je n'ai pas reconnus ! Par exemple, bien que ses voix me soient familières, je n'arrive pas à mettre un nom sur les voix du juge, de Katzmann ou du journaliste qui aide Thompson. Si quelqu'un le sait...
Mais ce n'est pas fini. Milo o' Shea qui joue l'avocat de Sacco et Vanzetti est doublé par Philippe Dumat. Vous le connaissez probablement puisqu'il a doublé de nombreux personnages cultes durant sa belle carrière. Les fans de la saga Star Wars se souviendront de lui pour Obi Wan Kenobi sur Alec Guinness,  mais les fans de dessins-animés ne pourront pas oublier que c'est lui qui prêtait sa voix à l'Oncle Picsou, à l'ignoble Satanas ou encore au Prince Jean du Robin des bois de Walt Disney. Sa voxographie est longue comme le bras et je vous invite à aller la voir sur wikipedia, ça ira plus vite ! Il fut la voix off de la radio Rire et chansons de 2001 jusqu'à sa mort, c'est à dire en 2006. Encore un grand qui nous a quitté.
Nicola Sacco est doublé lui par le champion des champions, le poids lourd du doublage toutes catégorie, je veux parler du grand, de l'incroyable, de l'inimitable Roger Carel. Je ne vous ferais pas l'offense de vous présenter cette légende, l'une des rares personnalité du doublage qui soit connu du grand public, mais citons pour le plaisir quelques uns de ses rôles les plus connus : Asterix, Alf, Kermit la grenouille, Winnie l'ourson, Hercule Poirot, C-3PO/6PO, Jolly Jumper, Benny Hill... Il a décidé de prendre sa retraite l'année dernière (il a quand même 85 ans !) et a donc laissé certains de ses rôles les plus célèbres dans les cordes vocales de Jean-Claude Donda. Si on peut être triste qu'il n'ait donc pas doublé les derniers épisodes d'Hercule Poirot (il en restait si peu !), on murmure qu'il pourrait revenir exceptionnelement doubler Asterix dans son prochain long-métrage par amitié envers Uderzo. Obelix ayant déjà perdu ses deux voix, alors ce serait trop triste qu'Asterix mue à son tour non ? Pour l'anecdote, Roger Carel a doublé Milo o' Shea dans le sympathique film anglais Mystic.
Enfin, Bartolomeo Vanzetti est doublé par Pierre Hatet qui est peut-être entré dans la légende du doublage en doublant Christopher "Doc" Lloyd dans Retour vers le Futur. Il est depuis la voix officielle du comédien qu'il a rarement quitté. A cause de ce rôle, on a tendance à le croire uniquement tourné vers la comédie mais il a pourtant souvent doublé des rôles très sérieux comme celui de Vanzetti. C'est lui qui doublait par exemple Clint Eastwood dans le troublant western Les proies de Don Siegel, Tomas Milian dans Le dernier face à face de Sergio Sollima (c'est Jacques Thébault qui doublait par contre... Gian Maria Volonte !)... Et dans l'animation, comment ne pas citer le Gomez des Mystérieuses Cités d'Or et surtout le Joker de la série animé Batman ? Indubitablement un autre grand du doublage dont on ne se lasse pas d'entendre la voix.
Enfin, j'aimerais parler de la bande annonce française du film (que je n'ai trouvé qu'ici sur Allo Ciné) parce qu'elle me semble intéressante. Dans celle-ci on entend le juge et une partie du discours final de Vanzetti. Les voix ne sont pas celles du film puisque c'est André Valmy qui interpête le juge (alors que dans le film il double le journaliste aux lunettes rondes au début du film par exemple) alors que c'est Serge Sauvion qui interprête Vanzetti (dans le film il double Mancini). Une belle curiosité.

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Publié le par Indianagilles
Publié dans : #Mes repack de films

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Je ne sais pas trop comment vous l'annoncer mais je vais tenter de faire simple. En gros j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle. Comme il est coutume, commençons pas la mauvaise.

 

Ça ne va pas faire plaisir à grand monde mais je vais énormément freiner mon activité de "repackeur". Cela fait un moment que j'y pense et si je ne l'ai pas fait avant c'est que j'ai été porté par vos encouragements, vos compliments, votre gentillesse qui me sont allés droit au coeur. En plus des commentaires sur le blog, j'ai reçu énormément de messages. Beaucoup m'ont proposé de m'aider et je les remercie pour ça. J'aime cet esprit de partage, celui qui est là pour faire découvrir de nouvelles choses et non pas pour accumuler tout et n'importe quoi sur son disque-dur, juste parce que c'est gratuit.
Alors quoi ? Que se passe-t-il pour que j'en vienne à prendre pareille décision ? Pour commencer, il faut avouer que tout cela me prend pas mal de temps. Je ne dis pas que je n'aime pas faire ces repacks, bien au contraire, mais c'est très long et je ne peux plus me permettre d'investir autant de temps là-dedans. Vous ne le savez peut-être pas mais je ne travaille plus depuis fin octobre 2012, depuis que j'ai fermé mon magasin de jeux vidéo. En tant qu'ex-commerçant, je ne touche pas de chômage. Et comme les rares qui me doivent de l'argent traînent en plus la patte (4 mois plus tard, je n'ai toujours pas récupéré ma caution alors que pour me libérer de mon bail parce que ma lettre de préavis est arrivé un jour trop tard, on m'a forcé de payer deux mois de loyer en plus), je commence à être vraiment en galère. Et si les repacks me changeaient les idées et vos messages me rendaient un peu de joie de vivre, il est grand temps que je m'active pour trouver des solutions à ma situation actuelle. Ah si seulement mon hobby pouvait être un véritable travail ! Car on ne peut vivre d'amour et d'eau fraîche.
Je n'aurais jamais pensé faire autant de repacks à l'origine. A chaque fois je me disais que j'avais épuisé mes idées puis je trouvais toujours quelque chose d'intéressant à vous proposer. Je prenais aussi beaucoup de plaisir à écrire mes fiches, [mode expression de merde ON] fier comme un artaban lorsque je parvenais à vous trouver des anecdotes pas piquées des hannetons [Mode expressions de merde OFF]. Vous l'avez remarqué, j'aime beaucoup l'univers du doublage (et je souffre énormément du mépris snobinard dont il est bêtement victime). Et si au départ je me suis mis à en parler, c'était peut-être parce que j'avais ce besoin de le faire pour moi-même mais aussi pour rendre hommage à ces comédiens qui méritent tellement plus de reconnaissance artistique de notre part. Je ne m'imaginais pas vraiment que cela puisse intéresser grand monde et ce fut donc une véritable bonne surprise de voir autant de retour positifs à ce sujet. J'espère que grâce à ça vous n'écouterez plus les VF de la même manière et que vous vous amuserez vous aussi à reconnaître les comédiens qui se cachent derrière. VF et VO ne s'opposent pas, elles se complètent. Une VF peut-être une oeuvre à part avec sa propre histoire.

Maintenant, la bonne nouvelle. Sans doute pas à la hauteur de la mauvaise mais elle devrait vous consoler un peu. Il me reste encore pas mal de repacks en cours avec de beaux inédits à vous proposer. Je m'en voudrais de vous laisser en plan si subitement. Puis vous savez, ça ne veut pas dire que je vais tout arrêter à jamais. C'est juste que je serais bien moins actif qu'aujourd'hui. Et qui sait, avec un peu de chance je vais vite régler mes soucis et je pourrais vite me replonger dans mon activité favorite ? Bref, ce n'est qu'un au revoir...

Publié le par Indianagilles
Publié dans : #Mes repack de films

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Réalisation : Duccio Tessari
Avec : Giuliano Gemma, Nino Benvenuti, Antonio Casas, Sydney Rome, Chris Huerta
Nationalité : Italie / Espagne
Genre : Western Comédie
Durée : 98'
Année de production : 1969
Titre original : Vivi o preferibilmente morti


Résumé

Riche playboy de la côte Est, Monty a malheureusement le vice du jeu. Ruiné et pressé par  ses usuriers, son salut ne passera que par l'énorme héritage laissé par son oncle. Seule condition pour l'encaisser : passer six mois avec son frère Ted qui habite dans l'Ouest sauvage et auquel il n'a plus parlé depuis des années...

 

 


  Trailer VO


Présentation

Connu et exploité sous de nombreux titres, j'ai choisi de vous présenter ce western comique sous le nom Mort ou Vif... De préférence mort pour deux raisons : la première parce que c'est ce titre qui apparaît sur le master français du film (voir screenshot) vlcsnap-2013-03-08-13h39m02s100.pnget la seconde parce que ce titre est proche de celui de la VO. Probablement parce qu'il est sorti en VHS sous le nom de La chevauchée vers l'Ouest on a plutôt tendance à le connaître sous ce nom là. Il y avait toute-fois sur la jaquette de cette VHS une sorte de slogan encadré en rouge qui indiquait "Morts ou Vifs ? Morts de préférence !". Notons qu'aux USA, le film a été exploité sous le titre absurde de Sundance Cassidy and Butch the Kid...
Ce western au titre français schizophrène est signé par Duccio Tessari qui retrouve une fois encore son acteur fétiche Giuliano Gemma. Réalisateur talentueux mais irrégulier, il est surtout connu pour avoir réalisé les deux Ringo (à l'esprit totalement différent et dont j'ai une large préférence pour le second). Tessari et Gemma se sont souvent retrouvés et pas seulement dans le Western puisqu'on peut également cité le péplum Les Titans, le film d'espionnage Très honorable correspondant (Kiss Kiss... Bang Bang) ou encore le Thriller Le Bâtard. Mais leur dernière collaboration demeurera un western (plus proche du film d'aventure en fait) puisqu'ils se retrouveront en 1985 dans Tex Willer, le seigneur des abysses, adaptation de la célèbre BD de Bonelli et Galleppini. Ce ne sera pas une grande réussite et la seule chose à retenir sera le plaisir de revoir Giuliano Gemma dans le genre qui l'a révélé.
Mort ou Vif... de préférence mort était très attendu mais se solda par un échec critique cuisant. Pour attirer les foules, en plus du duo Gemma/Tessari, les producteurs comptaient sur la présence du très populaire boxeur Nino Benvenuti (champion olympique en 1960, champion du monde des poids moyen entre 1967 et 1970, boxeur de l'année en 1968... !) qui songeait à se reconvertir en acteur. Le film a plutôt bien marché au box-office italien mais les critiques furent si mauvaises envers Nino Benvenuti (pourtant très à l'aise pour son premier rôle) que cela ruina ses espoirs de reconversions. Il ne rejoua plus que dans Mark, le policier tire en premier (Mark, il poliziotto spara per primo) en 1975. Un vrai KO au premier round !
Si le film n'a rien de vraiment mémorable, il s'avère au fort sympathique. Loin du comique exagéré à la  Providence ou Trinita, le comique du film est plutôt bon enfant voir familiale. On se croirait dans un album de Lucky Luke. Pas vulgaire, gentillet, le film est oubliable mais plaisant grâce à l'alchimie de son duo et à la bonne mise en scène de Duccio Tessari. Pour être franc, je le préfère largement au premier Ringo dont le succès m'a toujours laissé perplexe. Le film se rapproche un peu de Ciel de plomb (Giulio Petroni) qui a ses fans et détracteurs. Et la musique légère et amusante de Gianni Ferrio accompagne bien cette joli pochade. Le début du film est assez atypique puisqu'il commence dans une ville de la côte Est (ce qui explique le titre français La Chevauchée vers l'Ouest, pour une fois pas si à l'Ouest !). Gemma est toujours aussi athlétique et trouve avec Benvenuti un habile partenaire. Les scènes de baston sont très réussie et les scènes d'actions tout autant. Le film réserve quelques belles séquences comme celle de la baignoire ou l'attaque finale du train. Mine de rien, le spectacle est réjouissant et sans prise de tête. Et en bonus, nous avons le plaisir de voir la belle Sydney Rome dans son premier film italien (et dans une scène en petite tenue en plus).
Malgré sa durée supérieure à 1h30, la version française est bien uncut ! Que des films comme Le Dernier face à face, Colorado, Texas ou encore Companeros aient été charcutés et que celui-ci soit passé entre les gouttes est un bien grand mystère en soit mais pour une fois que ça arrive, nous n'allons pas non plus bouder notre plaisir. Surtout que la VF s'avère excellente, se permetant de faire appel à de nombreuses pointures telles que Roger Carel, Roland Ménard, René Bériard, René Arrieu... sur les seconds rôles. Nino Benvenuto a l'immense chance et honneur d'être doublé par le tellement énormissime Serge Sauvion, celui qui nous aura enchanté durant tant d'années en doublant Peter Falk dans Colombo. Serge Sauvion aura doublé de nombreux westerns italiens et l'on peut citer par exemple Tomas Milian dans Saludos Hombre (Sergio Sollima) ou Georges Hilton dans Le Temps du massacre (Lucio Fulci). Giuliano Gemma est également très veinard puisque celui qui lui prête sa voix n'est nul autre que Claude Giraud, l'homme à la plus belle voix au monde ! Et non, je n'ai pas peur des superlatifs et si un jour j'ai la chance de réaliser mon propre film, il sera dans mon casting !!!! Mais revenons sur terre, voulez-vous ? Claude Giraud, que je pourrais résumer vulgairement comme la voix officielle française de Tommy Lee Jones et Robert Redford, est un grand acteur de théâtre qui fut pendant bien des années membre de la comédie française. Si c'est au théâtre qu'il a fait la plus grande partie de sa belle carrière, il a également fait quelques apparitions remarquées au cinéma comme dans Rabbi Jacob (Gérard Oury) dans lequel il jouais Sliman. C'est sans doute son rôle le plus populaire mais comment ne pas citer également son rôle de Philippe de Plessis-Bellières dans les trois premiers Angélique ? S'il faisaient une courte apparition dans le 1er et le 3eme, il avait le premier rôle masculin dans le second. Anecdote amusante, un certains Giuliano Gemma joue également dans les deux premiers Angélique... Les voxophiles avertis se seront rendu compte que Tommy Lee Jones n'est plus doublé par Claude Giraud depuis quelques films puisque ce dernier a décidé de prendre sa retraite pour le plus grand malheur de votre serviteur. S'il s'est éloigné des studios de doublage, il est apparut en chaire et en os en 2012 dans le dernier film d'Asterix et Obelix dans un rôle d'un centurion. J'enrage de voir si grand talent aussi peu exploité mais bon... va vraiment falloir que je le fasse mon film, pour réparer cette ignominie ! Re-retour sur terre... Pour la bonne nouvelle, il semblerait que Claude Giraud veuille sortir de sa retraite...
Pour en revenir à son doublage de Gemma, qui fut sans doute l'un de ses premiers, je le trouve, comme toujours magique. Giuliano Gemma a souvent été chanceux chez nous car il était en général doublé par Dominique Patturel dans les rôles légers (Un pistolet pour Ringo, Le blanc le jaune et le noir, ...) tandis que Michel Le Royer le doublait plutôt dans les films plus sérieux (Le retour de Ringo, Ciel de plombs, Adios Gringo, Le Dollar troué...). Vous pouvez retrouver une très belle interview de Claude Giraud sur le site Objectif Cinéma.
Pour finir, je voudrais citer William Sabatier qui double ici Antonio Casas, acteur bien connu des aficionados du Western Italien qui pour une fois à un rôle bien consistant. William Sabatier est entre autre connu pour ses doublages de Marlon Brando et joue le rôle de Napoléon Bonaparte dans le dernier épisodes de la série Vidocq que j'ai proposé sur mon blog.
Bien que la VF soit complète, il m'a néenmoins fallu procéder à quelques réglages pour qu'elle soit parfaitement synchro avec l'image du DVD Italien. Comme toujours, il existe des micro différences imperceptibles dans les montages qu'il faut bien regler si l'on ne veut pas se retrouver avec de légers décallages. Quant on a fait des repacks de Texas ou Colorado, c'est vraiment très reposant de s'attaquer à un repack comme celui-ci. Malheureusement, le DVD Italien est recadré en 4/3. Fort heureusement, c'est un bon 4/3 retravaillé pour le passage à la télé et il propose une image plutôt belle. Seul le DVD espagnol propose le format 16/9eme mais je l'ai sû trop tard et j'avais déjà acheté le DVD Italien. Cela laisse toujours la possibilité de réaliser un deuxième repack à l'avenir. Donc si quelqu'un le possède, qu'il me contacte pour une version 2.0. qui devrait être la définitive. Pour le son, j'avais récupéré un TVrip mais le son était vraiment trop mauvais à mon goût. J'ai donc acheté la VHS pour une poignée de pain. Bien qu'un peu sourde à la base, elle est incomparable avec celle du TVrip. J'espère que ces petits défauts ne vous empêcherons pas d'apprécier ce nouveau repack inédit.

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Mot de passe : indianagilles

Publié le par Indianagilles
Publié dans : #Mes repack de films

colorado.jpgAprès Texas, c'est au tour de mon repack de Colorado de faire ses adieux au blog. En effet, il est annoncé chez nos amis de Wild Side et ils devrait sortir dans le premier semestre. J'avais déjà vu l'annonce mais comme ce n'était pas la première fois qu'ils nous faisaient le coup, je me suis dit qu'il valait mieux être sûr que cette fois c'était la bonne. Cette interview du site Cinéclassik ne semble plus laisser planer aucun doute à ce sujet donc Colorado nous quitte définitivement.
Peu avant cette annonce, j'avais refais mon repack en partant de mon blu-ray allemand et j'en avais profité aussi pour améliorer le son (saturée sur les parties italienne). Dommage pour moi. J'espère que le DVD de Wild Side sera à la hauteur et que, contrairement à celui de Django ou Keoma, il n'y aura pas de desynchro et de problème d'echo. Il y a des chances que le film soit proposé dans les deux versions : le montage français (selon eux sans intérêt et vide de toute substance mais pour une fois, je trouve que les coupes n'endommagent pas trop le fond justement) et le montage intégrale. Espérons qu'ils s'appuient aussi sur le master HD puisque malheureusement, nous n'aurons droit qu'à un DVD contrairement à nos amis Allemands.
J'avais essayé de contacter Wild Side pour leur proposer mon aide et leur demander quelques infos sur cette sortie mais je n'ai malheureusement pas eu de réponse. Ils ont dû me prendre pour un charlot ! En espérant que le bruitage de la dernière balle du duel final ne soit pas oubliée...

Publié le par Indianagilles
Publié dans : #Mes repack de films

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Réalisation : Alberto De Martino
Avec : Tomas Milian, Gregg Palmer, Carole André, Luciano Catenacci, Manuel Gallardo
Nationalité : Italie / France
Genre : Western Comédie
Durée : 95'
Année de production : 1973
Titre original : Ci risiamo, vero Provvidenza ?

Résumé

Célèbre chasseur de primes, Providence se retrouve subitement au chomage lorsque le nouveau Président déclare une amnistie générale. Tombé amoureux de la fille d'un comte en difficulté financière, Providence n'a d'autre choix que de s'associer avec Ouragan Kid afin de payer ses factures et obtenir ainsi la main de sa fille promise à un Colonel peu scrupuleux.

 


  générique du film


Présentation
Et bien messieurs, dames... voilà ce qui s'appelle un inédit ! Bien que coproduite avec la France, cette suite "providentielle" (je sais, c'était facile) n'est jamais sortie chez nous. Pourtant, si l'on regarde attentivement le générique, André Tranché est crédité en tant que dialoguiste de la version française... Existerait-il un doublage français qui n'aurait jamais été exploité ? C'est peu probable mais c'est intriguant.. Notons qu'André Tranché avait auparavant adapté le sublime Grand Silence de Sergio Corbucci en version française. Heureusement, celui-ci est sorti chez nous, en version intégrale en plus.
Faute de VF, il a bien fallu que je mette la main à la pâte et que je réalise mon second sous-titrage intégral. Pour me faciliter la tâche, je me suis appuyé sur les sous-titres italiens du DVD qui était déjà synchronisés. C'était toujours ça de moins à faire même si j'ai procédé à quelques ajustements.
Si le premier fut un succès en salle, le second connut un échec cuisant, expliquant peut-être qu'il soit resté inédit chez nous. Selon Giulio Petroni, réalisateur du premier,  Alberto De Martino, réalisateur du second aurait "fait exactement tout ce qu'il ne fallait pas faire" en laissant trop de libertés à Tomas Milian rendant le film "insupportable". Cet avis n'engage que lui mais il est vrai que le film n'a pas très bonne réputation. Pourtant, je le trouve infiniment plus réussi que le premier ! La surprise fut d'autant plus grande que je ne m'attendais pas à grand chose et que le premier, pour être franc, ne m'avait pas laissé un souvenir impérissable. Malgré de bonnes idées, le film de Giulio Petroni m'avait trop semblé le c... coincé entre deux chaises. A quoi bon faire Tomas Milian un Charlot de l'Ouest si ce n'est jamais exploité ? C'est sans doute ce qu'à dû se dire le réalisateur de la suite, Alberto De Martino (auteur de quelques péplums et westerns assez mineurs) qui nous offre un film bien plus burlesque. Pour commencer le look de Providence a été amplifié pour que la ressemblance avec Charlot ne fasse plus aucun doute. Bien qu'on y trouve à aucun moment de critiques sociale à la Chaplin, les bons vieux gags des tartes à la crème et autres ballets chorégraphiés sont de retour pour un bel hommage aux codes du cinéma muet ce qu'avait oublié de faire son prédécesseur.
Tomas Milian (qui se double merveilleusement lui-même en italien) est plus déchaîné que jamais. C'est vrai, il en fait des tonnes mais justement, cela rend personnage encore plus décalé et surnaturel. Pour moi, Alberto De Martino a bien fait de lui laisser "les clés de la maison". Son personnage de Providence a prit du corps et on lui a ajouté de nombreux éléments qui viennent le rendre plus intéressant. Par exemple il se déplace désormais dans sa locomotive personnelle, pilotée par son fidèle serviteur Chinois nommé Ciao ! Cela fait penser au Kato de la Panthère Rose, ce qui n'est sans doute pas un hasard. Gregg Palmer, notre clone préféré de Bud Spencer, est de retour et son rôle m'a semblé plus intéressant que dans le premier. Il ne se contente plus d'être passif et de faire uniquement briller l'acteur Cubain. Il y a cette fois un véritable échange entre les deux personnages. Nous avons enfin là un véritable duo. Notons enfin la présence de la belle et jeune actrice française Carole André (vue dans le sublime Dernier face à face de Sergio Solima) qui à l'instar de ses compatriotes françaises Edwige Fenech ou Corinne Clery aura fait l'essentiel de sa carrière en Italie , avec moins de réussite cela dit. Et s'il y a bien des visages connus dans ce Providence, j'ai une petite pensée pour Luciano Catena et Nello Pazzafini, éternels seconds rôle du cinéma bis italien qui auront connu la consécration en interprétant des méchants d'envergure dans quelques films de Terence Hill et Bud Spencer.
A l'image du premier, ce Providence 2 est un film très très con. Mais il assume beaucoup plus ce statut, ce qui le rend à mon sens bien meilleur. Parfois,on se croirait catapulter dans une véritable BD. L'aspect visuel est d'ailleurs l'une des grandes réussite du film. L'autre réussite c'est qu'il est vraiment drôle et rythmé. Je n'ai pas honte de le dire, j'ai parfois ri aux éclats. Certains gags tombent un peu à plat (je pense notamment à celui du pigeon), mais d'autres sont si inattendus (la mouche !) qu'on est obligé de plier. Nos deux compères vont même jusqu'à construire une banque en Lego géants... ! Quelle imagination !
Le film est très axé sur la culture italienne et j'ai parfois eu bien du mal à retranscrire en VF certains jeux de mots de la VO. Providence lançant parfois des poèmes, je vous dis pas la galère pour garder le sens et les rimes... ! L'hospice des vieux bandits m'a posé pas mal de problèmes également mais je pense m'en être plutôt bien tiré. A propos de cette scène, elle est très amusante car elle abrite des gloires du westerns italien : Trinita, Te Deum, Alleluia, Jungle Tressette (dont le nom est aussi un jeu de carte très populaire en italie. Il faut le savoir pour apprécier la blague), Chino (Valdez en Italien)... Le film n'est vraiment pas avare en clins d'oeil. Un vrai régal pour les fans.
Si le présentateur Mike Buongiorno apparaissait dans la scène du Quizz du premier Providence, dans sa suite nous avons encore droit à une autre vedette de la télé italienne : le légendaire Nando Martellini qui, à l'image de Thierry Roland chez nous, marqua le foot par ses commentaires passionnés. Les Italiens se rappellent avec émotion de son triple cri "Campioni del mondo !", à la fin de la finale remportée contre les Allemands en 1982. Dans le film, il analyse au ralenti une "action" de Providence à la palette. Ce film est vraiment fou !
Ennio Morricone livre une fois encore une partition de grande qualité mais assez différente de celle du premier. Moins envahissante et originale, sa musique porte le film avec bonheur. Il s'amuse a recycler quelques classiques à sa sauce tel que Le vol du Bourdon de Rimski-Korsakov. Plus difficile à percevoir, lorsque Providence invente le Popcorn (merci Providence), Ennio Morricone accompagne la scène par une musique qui n'est pas sans rappeler le style de la musique... Popcorn du groupe Hot Butter. Cette chanson électronique de 1972 connaissait alors un énorme succès et il est fort probable qu'Ennio Morricone ait réalisé un hommage à sa façon. A moins que je ne m'imagine des choses.

Je suis presque sûr que d'autres épisodes étaient prévus mais que l'échec injuste de ce film jubilatoire fut fatal aux aventures du chasseur de primes le plus déglingué de l'Ouest. Que dire de plus si ce n'est que le plus simple est encore de vous laisser voir le film en espérant que, tout comme moi, vous serez agréablement surpris. Aujourd'hui, vous pourrez enfin vous faire votre propre avis sur un film qui aura mis quarante ans pour être enfin accessibles à nous pauvres français. J'attends vos réactions avec impatience.

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