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Vendredi 26 juin 2009
C'est en apprenant ce genre de nouvelle qu'on se dit qu'on vieillit vraiment trop vite. Le roi de la pop, peut-être l'homme le plus connu de la planète, Michael Jackson est mort hier ! Il y à peine une semaine, je venais de revoir le célèbre clip "Thriller" pour la première fois depuis ma tendre enfance. C'était la première fois que j'arrivais à le voir en entier tellement il me faisait flipper à l'époque. D'ailleurs même aujourd'hui, ça fait plus peur que la plupart des films de Zombies normaux...
Bien qu'il n'ait pas toujours fait que des belles choses dans sa vie, cet homme semblait touché par la grace. Musicalement, que l'on aime ou pas, force est de constater qu'il avait LE truc qui le rendra à jamais indémodable. Sans parler de ses chorégraphies endiablées, bien loin des dances à la c... que l'on voit trop depuis des années.
A titre perso, je peux dire que ses trois premiers albums resteront mythiques : "Thriller" bien sûr, mais aussi "Bad" et le sublime (le meilleur ?) "Dangerous". Après ceux-là, j'avoue que j'ai commencé à trouver ça moins bon, peut-être trop mécanique et moins inspiré. Si ma cousine avait Thriller en 33 tours, je me rappelle avoir acheter la cassette (oui, la cassette !!!) de "Bad". Et si je ne m'abuse, c'était sur une aire d'autoroute. J'étais avec ma Tante, mon Oncle et ma cousine je crois, on allait en Italie... ou en Espagne ? Ma Tante m'avait immédiatement emprunté la cassette car elle aussi adorait le roi de la pop !
Autre souvenir : le film "Moonwalker". Complètement bizarre, j'avais detesté à l'époque. L'ayant revu des années plus tard, je n'ai pas tellement plus apprécié, mais c'était quand même sacrément original. A cette époque, ça avait été incroyablement médiatisé. Il y avait même eu des jeux. Je me rappelle bien entendu de la superbe version Megadrive (Michael retrouvait des petites filles dans des placards... ouhla ça fait peur !) mais également de la version Amstrad CPC bien moins bonne (je crois que je n'ai réussi à passer le niveau de la moto qu'une seule et unique fois).
Michael Jackson ça m'évoque aussi ses clips toujours particuliers. Je ne suis pas fan de clips mais les siens m'ont marqué. Bien sûr il y avait "Thriller" qui m'a longtemps terrorisé, mais je me rappelle aussi de celui de "Bad" dans le métro, que nous avions découvert avec ma cousine Suzel à sa première diffusion en France (c'était un évènement à l'époque !). On était à Tamaris, je m'en rappelle très bien. Là encore, c'était un mini-film. On avait trouvé la chanson moyenne mais par la suite, c'est devenu également un grand classique que nous avons tous aimé. J'ai toujours eu un faible pour "Smooth Criminal" et "Dirty Diana" sur ce même album mais "Bad" c'était quand même énorme. Et en parlant d'énorme, ça me rappelle la parodie de la chanson et du clip devenu subitement "Who's Fat" ! Autres clips marquant : "Do you remember the time" avec Eddie Murphy (c'était une sacré pointure à l'époque), "Black or White" avec la fameuse séquence de morphing (du jamais vu encore une fois) et la présence de Macaulay Culkin, un autre clip de je ne sais plus quelle chanson avec Naomie Campbell et même un clip de plus d'une heure (!) dans une maison hanté (la chanson m'a moins marqué).
Non vraiment, Michael Jackson aura laissé son empreinte indélébile sur notre monde et avec lui, c'est toute une partie de mon enfance et de ma vie qui s'en va avec. Il était bizarre certes, mais on le sentait terriblement fragile (physiquement et psycologiquement) et je ne peux m'empêcher de pensser que, malgré une vie bien remplie, il l'a quelque peu gaché. Il avait tout pour lui, beauté, talent, richesse... et il s'est foutu en l'air. Mais les légendes ne finissent-elles pas toujours tragiquement ?
So long Mickael. Et rassure-toi : avec le téléchargement, ton album Thriller demeurera à jamais l'album le plus vendu de tous les temps. Chapeau !

Par Indianagilles - Publié dans : C'est l'histoire d'un mec...
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Jeudi 25 juin 2009


A presque 30 ans, et bien que je sois désormais patron d'un magasin de jeu vidéo, je dois faire un terrible constat : et si le jeu vidéo et tout ce qui l'entourait commençait à sévèrement me faire chier ? Désolé d'y aller franco mais je ne vois pas d'autres mots. Je ne dis pas qu'il n'y a pas de bons jeux aujourd'hui, mais plus j'y pense, plus je me dis qu'au fil des années, j'ai perdu quelque chose. La foi ? Quand je vois que Dieu, monsieur Miyamoto, nous pond merde sur merde avec sa console Wii en mousse, son Wii music pourri et qu'il nous invente aujourd'hui un nouveau système permettant à la console de jouer à votre place si vous êtes coincé,  là je me dis qu'effectivement on a atteint le point de non retour. Quand je vois que Sony et Microsoft pense emprunter les mêmes chemins du "casual" (pour moi ça rime aujourd'hui avec jeu pour neuneu), ça me fait peur. Non, ça me fait chier tout simplement. Je l'aime ma manette, pourquoi vous voulez me faire gesticuler dans tous les sens ???

Quand je me penche aujourd'hui sur l'univers du jeu, je ne vois plus grand chose qui me plaise. Faisons un petit résumé, aujourd'hui les jeux sont :
- Trop faciles
- Trop court
- Trop porté sur le net (moi je veux m'éclater avec mes potes dans mon salon, pas avec des trous du cul qui en oublient le sens du mot "jouer")
- Trop dans le même style
- Trop chers
- Trop violents gratuitement
- Trop souvent des suites
... j'en passe et des meilleurs. Je me trompe peut-être mais aussi bon soient les jeux, à quelques exceptions préts, je ne sens plus la même passion qu'à une époque. Aujourd'hui, je ne ressens que le côté commercial. Bien qu'il soit logique de vouloir plaire au plus grand nombre, comment ne pas déplorer que les meilleurs jeux, les plus originaux, les plus intelligents, soient ceux qui marchent le moins. Shenmue, Okami, Ico, Shadow of the Colossus, God Hand, Mad World, Mirror's Edge... ils avaient tout pour réussir et ils se sont vautrés lamentablement. Certains diront que peu importe, tant que des gens aient pu y jouer et les apprécier. Le soucis est que bientôt, ces jeux là ne pourront plus exister. Sommes nous condamner à jouer à du Call of Duty et du World of Warcraft éternellement ? Autant le dire tout de suite, si c'est ça l'avenir du jeu vidéo, il se fera sans moi.
En fait, ce n'est peut-être même plus vraiment les jeux eux-mêmes qui m'ont lassé. C'est tout ce qui l'entoure. Quand je feuillette un Joypad des années 90, j'en ai presque les larmes aux yeux. Relisez-les, c'est drôle, instructif, intelligent... tout ce que j'aimais dans le jeu vidéo. Aujourd'hui, c'est froid, formaté, ciblé grand public... Alors que les journalistes d'époques étaient comme des potes pour moi, aujourd'hui je n'ai même plus le loisir de lire qui fait quoi dans le magazine.
Je lis les forums et je ne vois que haine et débilité. Les guerres des consoles n'ont plus le même attrait qu'autre-fois et se révèle bien moins saine qu'à l'époque Atari/Amiga, Sega/Nintendo. A en lire certains, ils seraient prét à tuer père et mère plutôt que d'avouer que tel jeu est mieux sur une console plutôt que la leur. La mauvaise foie à toujours fait parti du jeu vidéo, pas la haine. Mais quand on lit les chroniques pédantes des testeurs de chez Gamekult (qui se prennent pour les Inrockuptibles ou le Télérama du jeu vidéo), ça ne m'étonne pas tant que ça. Eux-mêmes, par leur mépris, participent à ce changement de mentalité exaspérant.
Si j'ai de plus en plus envie de me replonger dans l'ancien univers du jeu vidéo (Pix'n Love et leurs ouvrages sont une véritables bouffée d'oxygène), comment ne pas déplorer que le Retrogaming soit aujourd'hui peuplé d'abrutis qui s'efforcent de collectionner tout et n'importe quoi ? Ok, chacun est libre de ses choix, mais quand je vois un gars qui achète 10 Zelda identiques, juste pour dire qu'il a la plus grosse collection, ça m'emmerde. D'un, parce que les 9 Zelda qu'il prend aurait pu profiter à un autre joueur, deux parce qu'il fait augmenter les prix sur quelque chose qui n'a pas lui d'être. Quand je vois un abruti qui prends des jeux sous blister et qui ne compte pas les ouvrir pour y jouer, je me dis que ce gars là n'a rien compris à l'affaire. Un jeu c'est fait pour quoi ? Y jouer, ben oui. Donc si tu te prends un jeu pour le mettre sur une étagère dans son beau plastique, ben ça sert à rien. Perso, j'ai bien des jeux auxquels je ne joue pas vraiment. Mais ils sont ouverts et j'ai surtout bien l'intention d'y rejouer un de ses jours. Si tu n'as pas envie d'y jouer ou, comme c'est souvent le cas, tu n'aimes même pas le jeu, laisse-le à quelqu'un d'autre !!!!!

Je parle du jeu vidéo mais finalement,  tous les univers que j'aime sont dans la même situation. Le ciné, la BD, la musique, la littérature... on nous donne de la merde parce que c'est nous qui rejettons le reste ! Ai-je perdu la foi ? Je me fais surtout trop vieux pour une époque que je ne comprends plus et que je n'apprécie pas. Mon salut est dans le passé. Ma déprime est dans la nostalgie. Game Over.
Par Indianagilles - Publié dans : JEUX pense donc je suis
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Lundi 25 mai 2009
Hier soir, je me suis enchainé deux films de suite, deux biopics comme on dit, racontant l'histoire d'un clown qui n'aurait jamais dû être président et d'un autre qui aurait bien pu l'être : W, l'improbable président et Coluche, c'est l'histoire d'un mec !

En ce qui concerne le premier, Oliver Stone (qui décidément aime bien les présidents puisqu'il a déjà signé JFK et Nixon), nous livre un "brulot" un peu trop caricatural de celui qui fut pendant trop longtemps le maître du monde. Le film raconte son passé et se concentre avant tout sur la préparation honteuse et en coulisse de la seconde guerre en Irak. Le 11 Septembre n'est pas traité, bien qu'il soit l'élément déclencheur de celle-ci... du moins en partie. En effet, d'après le film d'Oliver Stone, Bush Junior, complexé devant son père tout puissant qui lui préfère son frère, a surtout voulu lui démontrer qu'il pouvait aller plus loin que lui ! C'est d'ailleurs dans la relation complexe père strict/fils couillon que le film se montre le plus intéressant. Pour le reste, on a pratiquement droit à la caricature que nous livre les Guignols depuis des années. Ainsi W est avant tout un Texan un peu décérébré sans grande capacité intellectuelle. Son accession à la Presidence restera donc comme l'un des plus grands mystères des USA. C'est aussi ça l'Amérique !
Il est étonnant qu'un tel film ait pu sortir aussi vite. Surtout aux USA qui n'en sont plus à une contradiction prêt. Lorsque la France prévenait le monde qu'attaquer l'Irak était une énorme erreur, les américains se mirent à nous haïr et nous insulter, allant jusqu'à rejeter tout ce qui venait de notre Pays. Et là, Oliver Stone ne fait que répéter ce que nous savions depuis le début. D'ailleurs, les américains ne se sont jamais excusé pour les nombreuses diffamations à notre égard. Il me semble que le résultat nous a plutôt donné raison. Mais bon... Il aurait d'ailleurs été bon qu'Oliver Stone montre un peu plus l'avis Français durant cette sombre histoire. Ici ça se limite surtout avec un appel téléphonique auprès de Jacques Chirac (en VF, sa voix est imité ! Marrant !).
Il est clair qu'on a connu un Oliver Stone bien plus en réussite qu'ici. Rien de vraiment nouveau à apprendre ici (sauf peut-être pour les américains qui ouvriront peut-être enfin les yeux). Il faut toutefois saluer le bon travail de reconstitution. Les acteurs font preuve d'un mimétisme troublant (et pas seulement de la part de James Brolin qui physiquement n'a rien de W. et qui parvient pourtant à le singer à merveille !) et l'on retrouve certaines anecdotes que l'on avait entendu à l'époque. L'épisode où W. failli s'étouffer avec son bretzel est présente et c'est même la meilleure scène du film !
A voir par curiosité, mais à prendre avec des pincettes quand même. Après tout si Bush junior a accédé au pouvoir, ce n'est pas que par sa faute. Il me semble donc un peu trop facile de tout lui mettre sur le dos. J'aurai aimé voir une critique de la population américaine qui ferait mieux de grandir un peu. L'image des grands gamins arrogants commencent à lasser le monde entier. Enfin, faut pas rêver non plus !


Passons maintenant au film d'Antoine De Caune. Il faut reconnaître que jusqu'à présent, celui qui était un talentueux chroniqueur à la bonne époque de Canal + aligne une filmographie des plus décevante. Cette fois il prend le risque de s'attaquer à un monstre sacré, Coluche, cet homme hallucinant parti malheureusement trop tôt. Ce n'est pas le seul risque qu'il prend ici puisque, plus qu'un biopics, De Caune choisi de signer un film atypique en se concentrant sur une période méconnue de sa vie : celle où il prit la décision loufoque de devenir candidat aux présidentielles de 1981 ! Méconnue car ce que nous connaissons de lui c'est avant tout ces spectacles d'une intelligence et d'une modernité qui n'a pas son pareil encore aujourd'hui. Bien que la periode narrée ici est finalement assez courte (moins d'une année), elle semble avoir eu une importance cruciale sur sa vie mais aussi sur celle des français qui l'ont vécu. Parti comme une bonne grosse blague qui tache ("on va leur foutre au cul à tout ces politicards" !), cette décision permettra peut-être indirectement à la gauche d'accéder enfin au pouvoir mais aussi et surtout aboutira 4 ans plus tard sur la création des resto du coeur. Comme quoi, la blague valait bien le coup non ?
Le film a déçu de nombreuses personnes qui s'attendait à voir un biopic plus classique. La vie de Michel Colucci étant très riche, on peut comprendre que le choix de De Caune ait pu surprendre. Pourtant, cela permet d'approfondir le sujet, et ce n'est pas un mal puisque souvent les biopics se contentent d'effleurer leur sujet.
Je vous l'annonce de suite, j'ai beaucoup aimé le film qui est pour moi extrèmement réussi. Je suis sûr que Coluche aurait apprécié ce bel hommage, non pas sur sa carrière mais sur la révolution qu'entraina cette décision sur lui. Bien conscient des misères de ce monde, c'est en étant confronté directement à elle que Coluche prit un tournant dangereux pour lui et sa carrière. Le film le retranscrit très bien.
L'une des grandes réussite du film et son travail extrèmement minutieux de reconstitution. C'est bien simple, je me suis cru revenir dans les années 80. Pas une fois cela m'a semblé artificiel, on aurait dit que le film était d'époque ! Ce n'est pas sans nostalgie que j'ai replongé dans cette époque fragile, excentrique et pleine d'espoir. Le film diffuse parfois de vrais images d'époque et tout est d'ailleurs parfaitement incrusté.
Si je n'ai pas vraiment connu la période présentée (lorsqu'il se présenta, j'avais un an et un jour !), j'ai pourtant connu le changement radical que connu la France avec la présidence de Mitterand. J'ai trouvé que le film parvenait parfaitement à nous replonger dans l'époque et à nous faire ressentir les émotions du moment.
Mais la grande révélation du film est bien entendu son interprète principal, François-Xavier Demaison, tout simplement parfait. Si l'on peut saluer le travail des maquilleurs qui en ont fait un homme assez proche physiquement de Coluche, comment ne pas féliciter l'acteur pour son travail hallucinant sur sa voix et ses mouvements ? Il aurait largement mérité un César pour cela. C'est bien simple : il est Coluche. Je n'ose imaginer les heures de travail qu'à dû endurer le comédien pour en arriver là. A aucun moment on ne sent pointer la caricature. Il joue juste et bien. Que ce soit lors des scènes comiques ou tragiques. Chapeau !
Touchant et juste, le film est une brillante réussite. Le film aurait mérité un autre destin que le flop cuisant qu'il subit au cinéma. Peut-être mal vendu et un peu trop opportuniste (le sortir dans la vague de la Môme était maladroit), le film n'a pas été compris par la plupart. Espérons qu'avec le temps, il puisse être réhabiliter comme il se doit.


Par Indianagilles - Publié dans : La vie, l'amour... les FILMS
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Dimanche 24 mai 2009




"Les Baxter d'un côté, les Rodos de l'autre... et moi au beau milieu !"

Joe (Clint Eastwood) nous faisant un beau résumé du film !





"Quand deux hommes sont armés, l'un d'un fusil l'autre d'un pistolet, l'homme au pistolet est un homme mort. Vieux proverbe Mexicain !"

Ramon
(Gian Maria Volonte) qui aura l'occasion d'en juger la véracité.





"Au coeur Ramon ! Au coeur !"
Joe (Clint Eastwood), le bourreau des coeurs !
Par Indianagilles - Publié dans : La vie, l'amour... les FILMS
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Dimanche 24 mai 2009


Comme vous l'avez peut-être remarqué, enfin si quelqu'un lit de temps en temps ce blog, j'écris de moins en moins d'articles et le délais entre deux peut prendre des mois. Ce n'est pas la première fois que je le dis mais je manque de temps. Pour tout. Et faire des critiques de films, de livres, de jeux ou je ne sais quoi, ça en prends énormément. Du moins si on veut faire quelque chose de potable. On ne dirait pas mais ça me prends parfois des heures pour pas grand chose.

Cela dit, ça me gonfle un peu de laisser le blog à l'abandon. Bien que j'ai de plus en plus de mal à écrire, je dois admettre que ça m'apaise et me détend beaucoup. Et vous savez quoi ? C'est exactement ce dont j'ai besoin, moi qui suis de plus en plus nerveux et stressé ! Bien que l'impression de n'être lu par personne me chagrine un peu, j'ai vraiment envie de m'y remettre plus régulièrement.

Lorsque j'ai crée ce blog, je n'avais pas encore le magasin. J'écrivais donc pratiquement tous les jours. J'avais beaucoup d'ambition pour le blog ! Je voulais proposer des vidéos (ce qui aujourd'hui me semble peu utilie, il suffit d'aller sur Youtube), parler de mes romans (ce que j'aimerai bien faire un de ses jours, surtout que cet échec m'a fait beaucoup de mal), proposer mes films amateurs, parler de mes amis, de jeux qui me tiennent à coeur, de mettre des citations de films... Un beau fourre tout quoi ! Je n'ai même pas fini de faire "Les marches de la gloire". Pourtant j'y tenais. Surtout que j'ai eu de bons échos dessus. Quand je vois que je n'ai écrit que 3 misérables articles dans la section BD, l'une de mes 3 grandes passion, ça me déprime un peu.
Aujourd'hui, il est clair que je ne pourrais pas assurer tout cela. Ou alors faudra être patient ! Mais pour qu'un blog survive, il faut qu'il soit plus régulièrement renouvelé !

C'est pourquoi j'ai décidé aujourd'hui de changer d'orientation. Sans renier ce que j'ai fait auparavant (je continuerais ce genre d'articles), j'ai pensé d'écrire des choses plus simples et qui me passe par la tête. Des souvenirs, des anecdotes, ce genre de choses directes qui ne me demanderont pas d'être travailler afin d'être présentables quoi !  Parler un peu de moi, de tout et de rien. Je ne sais pas si ça va interesser grand monde à vrai dire mais je vais tenter de rendre ça intéressant. Et Normalement, ça me prendra beaucoup moins de temps à écrire.
J'ai également envie de remprendre mon blog de Lupin III en main. Il était bien parti, c'est vraiment dommage d'avoir coupé net.

Et comme je ne suis pas à une contradiction prét, je vais rapidement écrire un autre article qui n'aura absolument rien à voir avec ce que je viens de dire puisqu'il s'agira d'un article film culte/phrase culte. Ca prend pas tant de temps que ça et je pense que c'est plutôt intéressant à proposer.

A très bientôt donc !
Par Indianagilles - Publié dans : C'est l'histoire d'un mec...
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Jeudi 12 mars 2009
Les anges de la nuit compte l'histoire de Terry Noonan (Sean Penn) revenant après des années dans le quartier de son enfance, celui d'Hell's Kitchen. Controlé par ses anciens amis Irlandais, Terry débarque en pleine guerre des gangs avec les mafieux Italiens. Mais le retour de Terry parmis les siens est-il vraiment dû au hasard ?
Alors là, j'avoue que j'ai du mal à comprendre. Visez-moi ce casting de malade : Sean Penn, Ed Harris, Gary Oldman, Robin Wright (qui deviendra après ce film l'épouse de Sean Penn), John C. Reilly, John Turturo...  avec pour saupoudrer le tout, une musique signée par l'immense Ennio Morricone. Et bien vous savez quoi ? Ce film, personne ne le connait ! Le film est-il mauvais ? Foutre non ! Bien au contraire, nous avons ici un parfait mélange de l'Impasse, les Incorruptibles, LA Confidential et Infernal Affairs (je ne parlerais pas de la daube oscarisée qui lui sert de remake par contre...) ! Rien que ça ! Peut-être est-ce justement à cause de ces trop fortes comparaisons que le film est aujourd'hui complètement méconnu. Pourtant, si l'on excepte les Incorruptibles, les deux autres films sont sortis bien après le film de l'inconnu Phil Joanou. Le mystère bat donc son plein.
A propos de ce dernier, on peut se demander pourquoi ce metteur en scène n'a pas percé par la suite tant sa réalisation est léchée. Et je vous parle d'une époque où la réalisation était de plus en plus plate et sans ambition. Les auteurs se faisaient rares au profit de faiseurs rapides, efficaces mais peu talentueux.
A noter une fusillade finale au ralentit qui n'est pas sans rappeler les oeuvres du grand Sam Peckinpah ou encore la fameuse scène de l'escalier dans les Incorruptibles de Brian de Palma.
Sans être un chef-d'oeuvre (mot d'ailleurs un peu trop utilisé à tort et à travers) les anges de la nuit est donc une petite perle à tous les niveaux : réalisation, interprétation (Gary Oldman en tête, toujours aussi parfait), musique et scénario. Si j'ai un regret, c'est tout de même par rapport à la première scène qui en dévoile un petit peu trop. Si l'on est attentif, on comprend donc un rebondissement important qui aura lieu vers l'heure du film. Sans gacher le film, on peut trouver ça un peu maladroit, mais ce n'est pas bien grave.
A l'heure où des films de plus en plus médiocres innondent les sales obscures, il est rassurant de voir que l'on peut encore découvrir des films d'aussi grande qualité aussi longtemps après leur sortie. J'espère que cet avis va vous donner envie de vous le procurer, il le mérite bien.
Par Indianagilles - Publié dans : La vie, l'amour... les FILMS
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Samedi 14 février 2009
Film étonnant que ce JCVD, les initiales de ce sacré belge Jean-Claude Varenberg alias Van Damme qui joue ici son propre rôle. Bien que l'histoire soit fictive (le hold-up d'une Poste Belge dont notre acteur se retrouve impliqué), JCVD, l'homme, n'hésite pas à se mettre complètement à nue et exposer à vif ses énormes blessures mentales. Son divorce, la perte de la garde de sa fille, ses problèmes d'argent, sa réputation de clown complètement allumé, le choix de ses films plus que discutable... En à peine une heure et demi, je vous garantie que votre regard sur Jean Claude Van Damme va complètement changer. Il y a bien un être humain derrière la star, avec ses défauts, ses bourdes mais aussi avec sa foie de toujours bien faire pour lui, pour le public et surtout pour sa famille.
Ce film réussit un double exploit : celui de réhabiliter JCVD en tant qu'acteur (oui JCVD sait jouer la comédie et n'est pas qu'un action man démodé) mais aussi en tant qu'homme (non, ce n'est pas forcément l'abruti qu'on a l'habitude de voir dans ses interviews sous acide). Ces deux réabilitations sont par ailleurs représentées par deux plans séquences hallucinants de maitrise et de jeu. L'introduction avec le premier plan séquence est fabuleuse nous dévoile un JCVD en train de dezinguer à tout va de manière absolument caricaturale mais pourtant avec grand talent (mine de rien, à presque 50 ans, JCVD sait encore faire parler son physique !). Le deuxième plan séquence est un long monolgue de notre JCVD où il se dévoile complètement devant dieu et devant nous et expose toute ses souffrances de simple mortel. Aussi incroyable que cela puisse être, malgré son phrasé toujours aussi particulier, on comprend enfin ce qu'il veut exprimer et c'est limite avec les larmes aux yeux qu'on cesse de rire de lui et qu'on commence à l'écouter en silence. Non, on ne rigole plus. Même quand on apprend que Steven Seagal lui a soufflé un nouveau rôle (l'affront ultime !).
Mais la réussite du film ne tient pas qu'à JCVD mais bien aussi à son réalisateur Mabrouk El Mechri qui montre tout son savoir faire technique de metteur en scène. Durant les plan-séquences bien sûr, mais aussi durant chaque plan travaillé sans toute fois sembler tape à l'oeil et prétentieux (c'est rare et difficile, bravo !).  L'excellent montage dévoilant plusieurs points de vue et montrant qu'il ne faut toujours se fier aux apparence sont la grande leçon du film. La photo au ton sépia contribue enfin à la réussite technique du long métrage.
Bien que l'intéret du film demeure avant tout dans la précense de JCVD jouant son propre rôle, le scénario demeure de qualité. L'influence d'Un après-midi de chien de Sydney Lumet est évidente. Comment d'ailleurs ne pas voir l'hommage rendu au regretté John Cazale au travers du look de Zinedine Soualem (acteur fétiche et génial de Cédric Klapish). Tout comme dans le chef d'oeuvre de Lumet, le film semble plus partir vers la comédie avant de se terminer en drame humain. Soulignons aussi la grande qualité de tous les acteurs, avec une mention spéciale pour Karim Belkhadra, très touchant dans le rôle d'un braqueur fan absolu de JCVD (son dialogue avec ce dernier à propos de John Woo est hilarant et sonne tellement juste !).
Vous l'aurez compris, j'ai eu un véritable coup de coeur pour ce film qui nous change un peu de toutes les bouses, suites, remake (rayez les mentions inutiles) qu'on nous sert de plus en plus ces derniers temps. Quel dommage qu'il n'ait pas connu le succés escompté ! Le film, mal vendu, était sans doute un peu trop intelligent pour le public actuel qui s'attendait à tout sauf à ça. Espérons maintenant que la sortie DVD permette au film de se faire connaître et que son réalisateur si talentueux fasse une belle carrière dans le cinéma. Quant à Jean-Claude, on ne peut qu'espérer qu'il tourne plus en Europe et qu'on lui faisse un peu plus confiance pour lui confier des rôles différents.
Par Indianagilles - Publié dans : La vie, l'amour... les FILMS
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Mercredi 11 février 2009
Ca y est ! J'ai enfin vu le fameux film que tout le monde compare à Matrix ! Il m'en aura fallu du temps quand même ! Dix ans ! J'ai pourtant eu la VHS entre les mains, puis le DVD et pourtant je n'avais encore jamais pris la peine de me lancer dans ce Dark City d'Alex Proyas.
Bien qu'il soit sorti avant Matrix, certaines mauvaises langues ont oser clamer haut et fort que tout était pompé sur celui-ci. Cette affirmation est d'autant plus ridicule que, malgré certains thèmes effectivement proches, les deux films s'avèrent au final bien différents. Dark city est même bien loin du film geek à la philosophie sauce tortue ninja qu'est Matrix (film que j'apprécie beaucoup, je précise). Dark City est bien moins tape à l'oeil et clinquant que la trilogie des deux frères W.
Il est clair que niveau budget, on ne boxe pas vraiment dans la même catégorie. Alex Proyas doit faire preuve d'ingéniosité et de grand talent pour que son film ne ressemble pas à un film un peu ringard des années 80. Le final granguignolesque pati par exemple du manque de moyen mais c'est tout à fait pardonnable tant ce Dark City regorge de trouvailles.
Ne voulant pas vous gacher la moindre surprise, je préfère ne pas m'attarder sur le scénario plutôt judicieux même si quelque fois un peu brouillon. Disons que tout tient plutôt bien et, même si l'ensemble manque un peu parfois de cohérence, on suit tout ça avec enthousiasme.
Le casting est excellent pour un film "mineur" : Kiefer Sutherland avant qu'il ne retrouve le second souffle grace à la série 24H chrono, William Hurt ténébreux, la merveilleuse Jennifer Connely... Ce beau monde permet à Dark City de ne pas sombrer dans sa propre obscurité, ce qui aurait pu arriver puisque le premier rôle est quelque peu fadasse (mais ne lui jetons pas la pierre non plus, c'est juste qu'il est tellement bien entouré qu'il fait un peu tache).
Sans être un chef-d'oeuvre, Dark City est une bonne série B extrèmement plaisante. Bien que terriblement surestimé, impossible de vraiment s'ennuyer. L'ensemble manque de force et parait souvent assez brouillon mais l'on ne peut que saluer les efforts de Proyas dans sa réalisation et sa bonne direction d'acteurs.
Par Indianagilles - Publié dans : La vie, l'amour... les FILMS
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Dimanche 23 novembre 2008

Les films débiles, il y en a un tas. Mais il y a débile et débile. Celui dont je vais vous parler maintenant l'est d'une manière totalement assumée et c'est un bonheur totale que de le redécouvrir après tant d'année !

Le casting, typiquement '80 est à rendre jaloux n'importe quel producteur. Jugez plutôt : Burt Reynolds, Roger Moore, Farrah Fawcett, Jackie Chan, Sammy Davies Junior, Dean Martin... Chacun joue habilement de son image pour notre plus grand plaisir. La palme revenant à ce sacré Roger Moore jouant le rôle d'un riche anglais se prenant pour... Roger Moore ! Mais Dean Martin dans le rôle d'un faux curé obsédé par tous les croupes qu'il croise n'est pas mal non plus...

Le scénario ? Des joyeux cinglés s'embarquent dans une grosse course au travers des États-Unis. Franchement, ça n'a aucun intérêt et on se demande d'ailleurs qui mène la course. Cette intrigue n'est là que pour donner un semblant de liant à un film qui est avant tout un énorme délire de tout le casting. Rien que la gueule du légendaire Jack Elam (vous savez, le cowboy au grand strabisme qui accueille Charles Bronson dans Il était une fois dans l'Ouest) suffira à vous faire passer un bon moment.

Le film enchaîne les scènes sans queue ni tête et on s'en fout. C'est très très con mais ça fait du bien. Et comme si ça ne suffisait pas, l'humour est accentuée par une extraordinaire version française culte qui réunit les meilleurs comédiens de doublage de l'époque : Jean Claude Michel sur Roger Moore (habituellement la voix de Clint Eastwood ou ... Sean Connery !), Marc de Géorgie sur Burt Reynolds (voix qui lui colle aussi bien que celle de Serge Sauvion), Georges Aminel sur Dean Martin, Med Ondo sur Sammy Davies Junior... On y entend également Henri Djanick, Jacques Thébault, Pierre Trabaud, Alain Dorval et j'en passe ! Mon dieu, quand on voit à quel point un film aussi mineur que celui-ci était doublé avec passion... ! Quelle tristesse de penser que la plupart d'entre-eux ce sont éteint. Ces voix, leur jeu, auront marqué à jamais les francophones. Et j'ose espérer que même les intégristes primaires de la VO sauront reconnaître les qualités de cette VF. Je ne sais pas qui double Farrah Fawcett mais la faire doubler avec une voix à la Bardot pour accentuer son côté débile était une idée assez lumineuse. Un régal !

Ce film n'est malheureusement et curieusement pas disponible en DVD de par chez nous. Il existe bien un DVD zone 1 mais la VF n'est pas dispo. Autant dire que le film perd ainsi une bonne part de son charme. Reste la VHS à la qualité pourrie et au prix parfois prohibitif, en attendant une éventuelle rediffusion. Malheureusement, ce genre d'ovni des années 80 n'a plus vraiment les faveurs des chaînes.

Allez, pour terminer, un petit dialogue tiré du film :


-Mais où est le docteur ?

-Il est malade.


Quand je vous disais que c'était con !


Par Indianagilles - Publié dans : La vie, l'amour... les FILMS
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Dimanche 23 novembre 2008


L'autre jour au Virgin Megastore (oh la pub éhontée !) je suis tombé sur ce bouquin qui venait juste de sortir. Si l'on excepte les James Bond, le Saint et Amicalement vôtre (tiens, comme le nom français de cette biographie !), je ne peux pas vraiment dire connaitre l'oeuvre de Roger Moore qui s'étale tout de même sur 60 ans ! Me remémorrant les superbes commentaires audio qu'il avait fait pour la ressortie des James Bond en vidéo, j'ai acquis le bouquin et bien m'en a pris !

Ce sacré Roger est une mine d'anecdotes mais pas seulement : il est drôle, sympathique, un peu cabot et très modeste. Pas du genre à tirer à boulet rouge sur les gens qu'il n'aime pas, il préfère nous narrer avec grande nostalgie, ses rencontres avec les gens qui l'ont marqué. On sent à quel point David Niven ou Audrey Hepburn ont compté pour lui. Mais ce ne sont que des exemples.

Le livre se lit très bien malgré ses 350 pages bien tassées. Et pourtant, on peut déplorer le fait que Roger Moore survole parfois son sujet. On aurait voulu en apprendre plus sur les tournages de ses films ou de ses séries. Ainsi, sa période Amicalement vôtre est tout de même bien vite expediée. On retrouve aussi bon nombres d'anecdotes déjà données dans ses commentaires audio des James Bond.

A la fin de cette biographie, on ne peut être qu'admiratif devant la carrière de cet acteur un peu trop souvent décriée. S'il n'a pas l'aura des plus "grands", cet homme aura tout de même marqué le cinéma à sa façon. Homme qui se consacre aujourd'hui et ceci depuis 20 ans, à l'Unicef. Franchement, s'il ne peut plus sauver le monde en tant que James Bond, autant qu'il s'efforce de le faire en tant que Roger Moore !

Une lecture que je recommande à tous.

Par Indianagilles - Publié dans : La vie, l'amour... les FILMS
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