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Dimanche 27 mai 2012 7 27 /05 /Mai /2012 15:53

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Vous l'avez sans doute déjà remarqué mais j'ai commencé à quelque peu amélioré mes articles précédent afin qu'ils soient moins brouillons et bien plus clairs et présentables. Ainsi Vous avez désormais une fiche technique, un résumé du film ainsi que la présentation/making of du repack. J'ai également ajouter bon nombre de screenshots tirés des repacks. J'ai parfois ajouté un petit bonus vidéo tel que la musique, la bande-annonce... Bref, c'est plus beau, plus clair, plus "caverne des introuvables".
J'ai commencé à mettre de nouveaux liens pour d'anciens repacks qui n'étaient pas resté très longtemps comme ceux des Deux Missionnaires. Si je ne remettrai pas les films qui existent en DVD (même avec un doublage différent), je remettrais les repacks inédits qui étaient sur la caverne à l'époque. On va faire ça petit à petit.

Et surtout, restez connectés, je vous prépare du beau pour la semaine prochaine si tout va bien. Et je vous met un petit indice avec cette photo mystère...

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Par Indianagilles - Publié dans : Mes repack de films
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Samedi 26 mai 2012 6 26 /05 /Mai /2012 19:58

affiche-3615-code-Pere-Noel-1989-1.jpgRéalisation : René Manzor
Avec : Alain Musy, Louis Ducreux, Patrick Floersheim, Brigitte Fossey
Nationalité : France
Genre : Thriller
Durée : 88'
Année de production : 1990

Résumé
Un jeune garçon se retrouve nez à nez avec un psychopathe déguisé en père-noël. Quand le monde de l'enfance rencontre celui de l'horreur...

 


 



Présentation
Encore un TV Rip d'un film toujours honteusement inédit en DVD. Pourtant, cet ancêtre de "Maman j'ai raté l'avion" en plus trash, aura marqué bon nombre de ses spectateurs. Le film était disponible sur la Caverne des introuvables mais dans une version VHS. J'avais envoyé mon TVrip de bien meilleur qualité pour la remplacer mais malheureusement, la caverne a fermé avant sa mise à disposition.
Le titre du film est tout un symbole qui nous renvoie directement aux années 80/90 et à ce bon vieux Minitel des familles. C'était notre Internet à nous, super cher et bien lent et qui ne servait pas à grand chose. Pourtant, on se souvient tous du Minitel avec un brin de nostalgie. Si aujourd'hui on nous demande de téléphoner à cette connasse de René la taupe pour entendre sa chanson ou encore d'envoyer des SMS pour savoir si on est cocus, à l'époque on était inondé de pubs pour des sites de Minitel. Mais si, rappelez-vous du célèbre 3615 Ullah voyons !
Mais bref, je m'égare. Ce film est réalisé par René Manzor et produit par son frère... Francis Lalane. Attendez, ne partez pas ! Je sais que ça fait un peu peur, mais je vous assure que le film vaut le coup. Comme on est dans une belle histoire de famille, il faut également savoir que l'étonnant Alain Mussy, le jeune héros du film, est en fait le fils du propre réalisateur et que la musique est signé par son autre frère Jean-Félix Lalane !
L'acteur qui joue le rôle du Père Noël psychopathe ne vous dit peut-être rien pourtant je suis sûr que vous l'avez au moins déjà entendu. En effet, Patrick Floersheim n'est autre que le comédien qui prête entre autre sa voix à Michael Douglas en français. A noter que ce dernier et les frères Lalane se retrouveront dans un épisode de la série du jeune Indiana Jones. La classe, non ? Cet épisode réalisé par Manzor sur l'enfer des tranchées de 14/18 sera d'ailleurs le meilleur épisode de toute la série.
S'il n'est pas parfait, le film s'avère être une très agréable surprise, bourré de trouvailles et de références. Un film à redecouvrir de toute urgence. Et attention à la scène du "chien", elle en a traumatisé plus d'un...

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Lien :
http://bayfiles.com/file/aK9R/cSg3xC/3615PereNoel.avi

Par Indianagilles - Publié dans : Mes repack de films
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Jeudi 24 mai 2012 4 24 /05 /Mai /2012 20:09

TomasMilian-ElPrecioDeUnHombre-1966-1.jpgTomas Milian est un acteur cubain incroyablement populaire en Italie mais qui demeure presque inconnu pour la plupart des Français. En Italie, durant sa période Western, à quelques exceptions près, c'est lui qui se doublait merveilleusement  bien (mais pas dans Colorado par exemple). Lorsqu'il a commencé à jouer des personnages typiquement Italiens, c'est l'immense Ferrucio Amendola qui a pris le relais. Milian lui doit sans aucun doute une bonne part de son succès en Italie. Il a bien été doublé par d'autres acteurs mais globalement ça s'est vite stabilisé ainsi.

Mais en France... mon dieu, on comprend immédiatement son impopularité car Milian n'a jamais eu de voix française officielle. C'est bien simple, il a pratiquement connu une voix différente pour chacun de ses films ! Et même lorsqu'il s'agissait de suites, le comédien de doublage changeait quand même. Cela dit, il a été plutôt bien servi en général car c'est souvent des grands noms du doublages français qui s'y sont collés. Bien que je n'ai pas vu et entendu toutes les VF de ses films, passons en revue les "101 voix françaises" de Tomas Milian que j'ai pu identifier.

 

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Colorado - Le blanc, le jaune et le noir - Echec au gang - Escroc, Macho et Gigolo : Gérard Hernandez
Quel choix on ne peut plus logique puisque Gérard Hernandez a toujours été le spécialiste pour doubler les personnages hispaniques. Bien qu'on l'ait souvent vu apparaître dans des films (et dans l'académie des 9 !), un peu à la manière d'un Roger Carel, on le connaissait surtout pour ses nombreux doublages. Parmi ses doublages les plus célèbres, ceux du Grand Schtroumpf, de Jack Dalton, ou encore Willie Tanner dans la série Alf. Cet acteur géniala énormément gagné en popularité dernièrement puisqu'il est le vieux grincheux Raymond de la série Scène de Ménage. Il sera l'un de ceux qui prêtera le plus souvent sa voix à Tomas Milian. Mais de là à dire qu'il s'agit de sa voix française officielle... C'est en tout cas l'une des voix qui lui correspondra le mieux et qui s'approche le plus souvent de sa voix d'origine. On ne pouvait de voix plus appropriée sur Colorado, l'un des grands rôles de Milian qui popularisa le fameux "péon" Mexicain.
Milian s'est souvent laché dans sa carrière. Dans la comédie de Corbucci Le blanc, le jaune et le noir, il lui fallait un spécialiste du délire pour l'accompagner. Quoi de mieux que le retour de Gérard Hernandez qui, comme Milian, est ici en roue libre. Bien que la version française soit bien moins savoureuse que l'italienne, Hernandez s'en donne à coeur joie et à bien dû s'amuser aux côtés de Dominique Paturel qui double Giuliano Gemma (il l'a souvent fait lorsque ce dernier jouait des rôles plus comiques) et André Valmy  sur Ellie Wallach. A propos de ce dernier, on aurait bien aimé retrouver Claude Bertrand qui l'avait doublé merveilleusement dans le Bon, la brute et le truand,  sans parler qu'il aurait retrouvé Paturel avec qui il a été si souvent associé. Mais Valmy s'en sort bien, surtout que Wallach est assez sobre pour une fois.

Dans Échec au gang, si Milian y joue deux rôles (celui du Bossu et de Monezza, deux personnages qu'il a joué dans plusieurs autres films), la version française choisit de lui donner deux voix différentes. Pour Monnezza, plus comique, c'est de nouveau Gérard Hernandez qui s'y colle alors que pour le Bossu c'est Saddy Rebbot (dont je reparlerai plus tard). Un choix judicieux dans les deux cas, qui permet de différencier clairement le caractère des deux personnages.

Il le doublera encore une fois dans la comédie Escroc, Macho et Gigolo, un film avec Bud Spencer.

 

Tiphaine_Bernard.jpg Tire encore si tu peux : Bernard Tiphaine

Grand nom du doublage Français, cet excellent comédien exerce toujours énormément aujourd'hui puisqu'il est notamment la voix française officielle de James Caan mais aussi... de Chuck Norris ! Ca c'est du grand écart ! On le connaît aussi pas mal pour avoir été LA voix française du robot Bender dans Futurama, personnage qu'il devrait doubler à nouveaux dans la nouvelle saison qui est prévue pour bientôt... ! Bien que le doublage français de Tire encore si tu peux soit excellent, le montage du film français est tellement charcuté qu'il en perd tout son sens. Difficile de l'apprécier dans ces conditions.

 

pierre_hatet.jpg Le dernier face à face : Pierre Hatet

Encore un grand de chez grand puisque tout le monde doit forcément connaître son doublage loufoque et hilarant de Doc Emmet Brown dans la série Retour vers le Futur ! Mais Pierre Hatet n'a pas doublé que des personnages dingo, il a même doublé très souvent de manière extrêmement sobre et souvent des beaux salauds. Citons par exemple le méchant Donovan, d'Indiana Jones et la dernière croisade. Son autre rôle mythique est celui du Joker dans la série animé Batman (mais également dans les jeux vidéo Batman !) que je trouve, et de loin, largement meilleur que Mark Hamill sur la VO. Cela dit, je ne trouve pas que sa voix aille particulièrement bien à Tomas Milian dans le Dernier face à face qui aurait mérité un ton plus... ibérique.

 

 

 

25314.jpg Saludos Hombre : Serge Sauvion

Suite de Colorado, le personnage de Cuccilo n'a pourtant pas été doublé cette fois-ci par Gérard Hernandez mais par Serge Sauvion, immense acteur qui aura été pendant des années la voix mythique de Peter Falk dans Colombo. Les fans de Rocky l'auront également entendu sur le personnage de Polly.  Capable de moduler sa voix avec grand talent, il a souvent doublé les personnages aux antipodes de Colombo puisqu'il a été notamment durant des années la voix française de Burt Reynold. Ici, il double très bien Tomas Milian même si l'on peut trouver que son timbre de voix "Burtien" ne corresponde pas trop au petit paysan Mexicain qu'est Cucillio. L'immense Serge Sauvion nous a quitté le 13 février 2010, suivant de près le non moins grand Peter Falk.

 

RIP-Lhorca.gif Tepepa : Serge Lhorca

C'est bien simple, je pense que nous tenons là l'une des meilleures voix française pour Tomas Milian. Encore un monstre sacré du doublage, vous avez forcément entendu Serge Lhorca vu qu'il a commencé a doubler dans les années 40 ! L'un de ses doublages les plus connus est sans doute celui de Cornelius dans les films de la Planète des Singes. Sans oublier le Yoda de l'ancienne trilogie de la Guerre des Etoiles. Son timbre de voix est tout simplement parfait pour Milian. Ni trop comique (comme pourrait l'être Hernandez), ni trop "viril" (comme pourrait l'être Serve Sauvion), Lhorca parvient a retranscrire à merveille la légèreté, la tristesse et la passion d'un personnage comme Tepepa. Dommage qu'il ne fut pas doublé dans sa version intégrale, seule version digne de rendre hommage à ce grand film méconnu. Ce génialissime acteur né en 1918, nous a quitté le 13 janvier 2012 à l'age de 93 ans après 60 ans de bons et loyaux services. Chapeau l'artiste et encore merci !

Bernard-Murat_aLaUneDiaporama-copie-1.jpgO'Congaceiro - La rançon de la peur - Bracelets de sang : Bernard Murat

Je ne vais pas y aller par quatre chemins : j'aime Bernard Murat. Enfin, quand je dis que je l'aime, je veux bien entendu parler de son jeu et de sa voix. Il est aujourd'hui un grand metteur en scène de théâtre et a complètement laissé tombé le monde du doublage. Mais durant les années 70 et 80, on l'entendait très souvent. S'il doublait généralement les beaux gosses, il est pourtant très connu pour avoir été les voix françaises officielles de Richard Dreyfuss et Woody Allen. Il fut même la voix de Bruce Lee dans Opération Dragon. Mais personnellement, Bernard Murat m'a surtout marqué pour avoir doublé Bill Murray dans les deux SOS Fantômes. C'est bien simple, je ne peux pas regarder le film en VO tellement je trouve qu'il rend Murray encore plus désopilant. J'ai toujours été navré de constater que ce pince sans rire de Murray n'a été doublé par Murrat que dans ces deux films. Si un 3eme épisode se fait (on en parle très souvent), j'espère que Monsieur Murrat nous fera l'honneur de reprendre ce rôle une dernière fois.

Dans O Cangaceiro, bien qu'il double très bien Tomas Milian, je ne pense pas que son timbre de voix corresponde vraiment à ce personnage un peu rustre et exotique. Cela dit, il s'en tire admirablement bien malgré tout.
Il double une seconde fois Milian sur la Rançon de la peur dans un rôle qui correspond cette fois-ci beaucoup plus à sa voix et à son jeu. Exit le paysan, bonjour le gangster Italien beau gosse. Un très bon doublage français pour un très bon film, sombre et violent.

Il le retrouvera une fois encore pour Bracelet de sang, remake policier de Pour une poignée de dollars (lui-même déjà remake de Yojimbo de Kurosawa). Encore une fois, Murat correspond plus à ce genre d'interprétation sur Milian et participe grandement à la qualité de ce doublage.

 

philippe_ogouz.jpg Companeros : Philippe Ogouz

Dans la lignée de Bernard Murat, la voix de Philippe Ogouz est peut-être un peu trop classe pour le personnage de paysan que joue ici Tomas Milian. Mais Philipe Ogouz a toujours été doué pour rendre sa voix plus comique quand il le fallait et du coup il s'en sort admirablement bien. Philippe Ogouz est lui aussi une très grande voix du doublage français et on le connaît pour ses doublages de Lupin III (Edgar de la cambriole), Ken le survivant (très décrié par les fans mais totalement délirant) et Patrick Duffee dans Dallas ou Notre Belle famille. Comme Murat, il doubla également Bruce Lee dans les versions françaises mythiques des VHS de René Chateau Vidéo. Dans Companeros, son "Pingouiiiiiiin" est mémorable et son duo avec Jacques Thébault qui double ici Franco Nero, est impayable. Dommage que la VF soit une version tronquée. Maudits producteurs !

 

denissavignat_01.jpg La longue nuit de l'exorcisme : Denis Savignat

Pour ce doublage, je ne suis pas sûr à 100% qu'il s'agisse bien de Denis Savignat mais à priori, il me semble bien avoir reconnu ce timbre de voix si particulier. Cette voix grave, posée et ténébreuse nous change totalement de celle des autres comédiens qui ont prété leur voix au cubain d'Italie. Denis Savignat a notament doublé Clint Eastwood dans "De l'or pour les braves" et "Quand les aigles attaquent". Un de ses doublages plus rescent est celui de Mister X, l'informateur noir de la série "X-Files". Et bien que ce ne soit indiqué nul part, Denis Savignat fut également le narrateur du jeu vidéo Phantasmagoria... en tout cas encore une fois, il me semble bien l'avoir reconnu. Vu le ton du film, avec un Milian très sobre et sérieux, la voix de Savignat n'est en rien choquante. Denis Savignat est décédé en 1998, des suites d'une longue maladie.

 

paturel.png On m'appelle Providence : Dominique Paturel

J'aime Dominique Paturel à la folie. Oui je sais, j'ai déjà fait le coup avec Bernard Murat et non, je ne fais pas mon coming out mais bon sang, Paturel c'est toute ma jeunesse ! S'il a beaucoup doublé dans sa vie, il restera pour moi LA voix française de Terence Hill. Sans oublier qu'il a tout de même été la voix française du cultissime J.R. de Dallas ! Avec son ton un peu malicieux, voir impertinant, Paturel a toujours été génial dans chacun de ses doublages et j'ai même eu la chance de le voir jouer dans la pièce de Sacha Guitry N'écoutez-pas mesdames dans les années 90.

Le film ressemblant énormément à un film du duo Terence Hill et Bud Spencer, le choix de Paturel pour doubler l'étrange Providence tombait sous le sens. Et c'est d'ailleurs, Claude Bertrand (la voix française de Bud Spencer) qui double son compère... Comme une évidence je vous dit ! Dommage que le second épisode, pourtant co-produit par la France, n'ait jamais été doublé chez nous. Paturel s'en donne à coeur joie et profite du jeu en roue libre de Milian pour en faire lui aussi des tonnes et ça marche très bien.

08d.jpg Echec au gang : Sady Rebbot
Comme je l'ai dit beaucoup plus haut, Milian a un double rôle dans ce film et la version française lui a octroyé deux voix différentes. Pour le rôle de Monnezza, c'est Gérard Hernandez et pour celui du bossu, il s'agit par contre de Sady Rebbot. Alors qu'il se destinait à devenir professeur de Français, ce passionné de théâtre décide finalement de devenir comédien. On l'apercevra dans bon nombre de films et séries comme dans Thierry la Fronde ou Les brigades du tigre. Il eut également le privilège de se prendre une bonne grosse giffle de la part de Jean Gabin dans le film Rue des prairies. Mais il connaîtra surtout et enfin la consécration pour son rôle de Bernard Charlette dans la série Papa Poule en 1980.
Mais Sady Rebbot a également excellé dans le domaine du doublage. Vous l'avez forcément entendu avec sa voix puissante et grave qui l'avait rendu spécialiste pour doubler les acteurs noirs alors qu'il était en réalité d'origine maghrébine (il est née au Maroc). Ainsi, il doubla entre autre Jim Kelly dans Opération Dragon, Carl Weather dans Rocky IV (remplaçant curieusement Med Hondo qui s'en était chargé dans les 3 premiers), Bill Duke dans Predator ou encore Richard Pryor dans Les nuits de Harlem. Mais il a bien entendu souvent doublé des acteurs blancs également et l'on peut citer parmis ses doublages les plus connus celui de l'ignoble Clarence Boddicker (joué par Kurtwood Smith) dans Robocop, Alejandro Soja (Paul Shenar) dans Scarface, le Docteur Silberman (Earl Boen) dans Terminator. Mais il faut surtout citer celui du Capitaine Kirk (William Shatner) dans tous les long-métrages de la saga... à l'éxception de Star Trek Generation car il n'était malheureusement plus là pour le faire. En effet, Sady Rebbot est malheureusement décédé le 12 octobre 1994 des suites de la maladie de Waldenström.


 Nico l'arnaqueur : Jacques Ferrière

  JacquesFerriere.png Si l'on devait me demander pourquoi j'aime tant les VF de mon enfance, je pourrais dire sans aucune  honte que c'est en grande partie grace à des comédiens  du calibre de Jacques Ferrière. Sa voix était assez particulière et Jacques parvenait aisément  à monter très haut dans les aigus ce qui lui permit de doubler de nombreux  personnages comiques et souvent hystérique. Qui ne se rappelle pas de son doublage du vieux Rigel dans Goldorak  ? Dans la série Edgar Detective Cambrioleur (Lupin III) c'est lui qui double l'inspecteur Lacogne en réussisant l'exploit d'inculquer encore plus d'humour que dans la version originale ce qui n'était pas une mince affaire. Et pourtant dans cette même série, il doublait également un autre personnage aux antipodes de l'inspecteur puisqu'il doublait également Goemon, lui qui est si zen ! Si l'on peut notament apercevoir Jacques Ferrière dans le film le Corniaud (il y joue  le chauffeur de Louis de Funes), l'essentiel de sa carrière se fera au théâtre et dans le monde du doublage. L'un de ses doublages les plus mémorables est sans aucun doute celui du majordome Wadsworth (Tim Curry) dans le film méconnu mais culte de Cluedo. L'un de ses derniers doublages sera celui de Monsieur Patate dans le 1er Toy Story
Son doublage dans le 3eme film de la très longue série des Nico Giraldi (11 films dont seulement 5 seront doublé en français) est excellent et on aurait bien aimé que ce soit lui qui le double également dans les autres. Malgré un humour très difficile à adapter dans une autre langue que l'Italien (Nico s'exprime en effet dans un Romain pur souche), Ferrière parvient quand même à transcrire le côté loufoque du personnage sans le trahir.

Jacques Ferrière, de son vrai nom Jean-Claude Fradin, nous a quitté le 9 Avril 2005 à l'age de 72 ans. Et avec lui, c'est un peu de notre jeunesse qui s'en est allé.

 

Le coucou : Alain Dorval
Dorval_Alain.jpg Alain Dorval, de son vrai nom Alain Bergé, a énormément travaillé dans le milieu du doublage mais impossible de nier qu'on le connaît surtout pour avoir souvent prêté sa voix à Sylvester Stallone qu'il a doublé pour la première fois dans Rocky ! Bien qu'il ne l'ait pas toujours doublé par la suite (Richard Darbois assurant l'interim avec un talent non négligeable), Dorval EST la voix française de Stallone. A tel point que ça a pû lui faire du tort car sa voix si caractéristique en devenait presque étrange sur d'autres comédiens. Mais Alain Dorval a souvent prêté sa voix et son jeu à Nick Nolte et Danny Aiello. Sa voix roque a donc été principalement employée pour doubler les gros bras ce qui ne l'a pas empêcher de doubler avec talent Dany De Vito dans Y-a-t-il quelqu'un pour tuer ma femme ! On peut citer parmi ses doublages les plus marquants, celui de Brett (Harry Dean Stenton) dans le premier Alien et de Kevin Flynn (Jeff Bridges) dans le premier Tron. Il est également devenu la voix officiel de.. Pat Hibulaire chez Disney (qu'il a même doublé dans le jeu vidéo Kingdom Hearts II). Alain Dorval participe depuis 20 ans aux Guignols de l'info ainsi qu'à la radio Skyrock.
Il est amusant de constater qu'en Italien, Ferrucio Amendola qui double Tomas Milian la voix officielle de Sylvester Stallone en Italie. Etais-ce un hasard si Dorval a été pris pour doubler Milian dans le Coucou ou bien étais-ce un choix délibéré ? Difficile de le savoir mais il s'en tire plutôt pas mal et prouve qu'il est très doué aussi pour doubler des rôles plus comiques.




Bien que j'ai vu d'autres films de Tomas Milian en français (comme Far West Story, Flic en Jeans ou encore Le clan des pourris), je n'ai pas réussi à reconnaître les comédiens français. A part pour Far West Story, il s'agit souvent de doublage de moindre qualité avec des acteurs moins huppés. Mais si vous en reconnaissez d'autres, n'hésitez pas à me contacter afin que je puisse compléter cette fiche.

 

Par Indianagilles - Publié dans : La vie, l'amour... les FILMS
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Mardi 22 mai 2012 2 22 /05 /Mai /2012 09:35

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Réalisation : James Orr
Avec : James Belushi, Michael Kaine, Linda Hamilton, René Russo, John Lovitz
Nationalité : USA
Genre : Comédie
Durée : 105'
Année de production : 1990
Titre original : Mr Destiny

Résumé
Le jour de ses 35 ans, Larry n'est pas à la fête et accumule les ennuis. Il décide d'aller boire un verre et raconte ses problèmes au barman. Ce dernier lui sert un cocktail magique, et pour Larry commence une nouvelle vie prometteuse.

 


 


Présentation
Cette fois, ce n'est pas un repack que je vous propose mais un TVRIP d'un film inédit en DVD en France. Bien qu'un DVD soit sorti aux USA et aux UK, il n'existe aucune édition proposant une version française ou même des sous-titres. Le film passe rarement à la télé et n'est pas très connu. Il s'agit pourtant d'un très joli film sur, je vous le donne en mille, le destin. Ici le destin est incarné par le toujours très classieux Michael Caine et l'homme à qui il va ouvrir les yeux est James Belushi, qui était alors dans sa période de grâce. A leur côté on retrouve entre autre Linda Hamilton, René Russo, John Lovitz ou encore Bill Mc Cutcheon... ainsi qu'une toute jeune Courteny Cox. On a vu pire comme casting, n'est-ce pas ? Vous pouvez retrouver ma (vieille) critique du film sur cet article.

 

Quelques mots sur la VF qui est très réussie. A l'époque, les direct to video était visiblement soignés puisqu'on peut notamment y entendre Jacques Frantz sur James Belushi ou le regretté Gabriel Cattant sur Michael Kaine.
En attendant qu'un éditeur français deigne s'intéresser à ce film, voici un TVrip de bonne qualité. Peut-être qu'un jour je pourrais même vous proposer un repack avec l'image du DVD anglais, qui sait ?


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Lien : http://bayfiles.com/file/aoLn/UFo1s1/Monsieur_Destin%C3%A9e.avi

Par Indianagilles - Publié dans : Mes repack de films
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Lundi 23 avril 2012 1 23 /04 /Avr /2012 20:40

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Réalisation : Tonino Valerii
Avec : Giuliano Gemma, Fernando Rey, Warren Vanders, José Suarez
Nationalité : Italie
Genre : Western
Durée : 108'
Année de production : 1969
Titre original : Il prezzo del potere

Résumé

En 1890, la guerre civile est terminee. Le president des Etats-Unis Garfield est assassine a dallas, victime d'un complot sudiste. Un homme va demasquer les coupables.

 

Magnifique trailer Italien, sur le superbe thème de Luis Bacalov.


Présentation
Et voici un nouveau repack inédit de chez inédit !
Ce Western un peu particulier a été réalisé Tonino Valerii, le célèbre réalisateur du bien plus connu "Mon nom est personne". Malheureusement méconnu, ce "Texas" est pourtant l'un des fleurons du genre. Il est de plus très original car il transpose, quelques années seulement après les faits, l'assassinat du Président Kennedy en Western ! Et tout y est déjà : le complot des autorités, le faux tireur accusé à tort, la ville de Dallas... Tonino Valerii et son scénariste avaient déjà tout compris ! Tonino Valerii prouve une fois encore qu'il est un très bon réalisateur et qu'il n'est en rien le laqué de Sergio Leone.
A noter que Giuliano Gemma est encore une fois le roi de l'adaptation puisque s'il s'agit ici d'une transposition de l'assassinat de Kennedy, il a également tourné des adaptations en Western de l'Odyssée d'Ulysse (Le retour de Ringo) et du Conte de Monte Cristo (Les longs jours de la vengeance). Cet excellent acteur italien n'a jamais vraiment eu la reconnaissance qu'il méritait en France alors qu'il a souvent bien choisi ses films. S'il a tourné dans quelques films mineurs, globalement sa filmographie est plutôt brillante. Dans Texas, il joue un rôle plus étoffé que d'ordinaire et démontre, si besoin est, qu'il n'est pas qu'un homme d'action mais qu'il sait également faire preuve d'émotions. D'ailleurs, a part une ou deux cascades, il fait preuve de bien plus de sobriété dans les scènes d'action.
Malheureusement, ce film (à la musique superbe, signée Luis Bacalov) a été totalement mutilé lors de sa sortie en France. A plusieurs niveaux d'ailleurs. Tout d'abord, le montage français est plus court de 20 bonnes minutes, réduisant l'intrigue du complot en véritable peau de chagrin. Exit les dessous de l'affaire (et le rôle bien plus développé du grand Fernando Rey). Les monteurs français ne se sont d'ailleurs pas contentés de couper se02102A.jpgulement quelques scènes par-ci par là, ils on carrément découpé certains plans... en plein milieu de ceux-ci... Ce qui veut dire que les coupures sont très voyantes et vraiment dérangeantes. Le pire c'est que les paroles de la versions françaises sautent  souvent à cause de celà (le doublage a peut-être été plus complet à l'origine ?). Ce qui fait qu'au lieu d'entendre un truc du genre "J'aime massacrer les films italiens" on entend plutôt 'J'aime macrer les films italiens". Bravo, franchement, quel travail de pro !
L'autre mutilation provient de la VF en elle même qui est, pour rester poli, vraiment pas terrible. Autant le texte est plutôt bien traduit, autant les acteurs qui doublent sont vraiment médiocres. Le pire étant sans doute le père de Giuliano Gemma qui, fort heureusement, meurt au tout début du film ! Ouf ! En réalité, il y a bien un très bon comédien dans cette exécrable distribution, c'est celui qui double Mac Donald (rien à voir avec ce que vous savez) qui est... arf, je n'arrive plus à me souvenir de qui sait mais il est excellent. Je sais juste qu'il doublait le Prince Barin dans le dessin-animé Flash Gordon, The Greatest Adventure of All et que je l'ai souvent entendu ailleurs mais impossible de me rappeler dans quoi. D'ailleurs, si quelqu'un le sait, qu'il me le signale de toute urgence. Enfin, bien qu'on soit loin d'une VF soignée, on fini par s'habituer malgré tout.
L'autre problème de cette VF est que, curieusement, les adaptateurs français ont jugé bon de transformer le Président des Etats-Unis en... simple gouverneur. Il m'a d'ailleurs fallu garder la traduction dans les scènes coupées pour garder une cohérence. Peut-être que les adaptateurs français n'aimaient pas l'idée d'un président fictif et qu'ils ont préféré le dégrader... Bref, c'est quand même bien dommage car du coup, l'impact de son assassinat est moindre. D'ailleurs, rien que le titre est bien moins frappant en français. En Italien, le titre veut tout simplement dire "le prix du pouvoir", ce qui est bien plus évocateur.
Mais alors, quel intérêt de regarder ce film dans cette version ? Et bien disons que c'est toujours mieux que rien pour commencer. Le film est si bon que ce serait dommage de ne pas le voir dans sa version intégrale. De plus, vous allez pouvoir en profiter avec une belle image sans coupure et au bon cadrage. Ce film est très rarement passé à la télé (j'ai cru comprendre qu'une chaine l'avait passé en VOSTFR en 2006, ceux qui l'ont enregistré peuvent être heureux !) et le DVD Italien ne possède pas de sous-titres français ou anglais.
Pour parler du repack en lui-même, la plus grosse difficulté a vraiment été de synchronisé la VF avec l'image. Il y avait tellement de mini coupures qu'encore une fois, j'ai dû faire ça plan par plan. J'ai même coupé quelques phrases pour refaire la syncro labiale. Vous aurez donc parfois quelques légères coupures (moins génante que celles de la VF d'origine elle-même...) ainsi que des coupures un peu brutales à cause du changement de son entre la VF et la VO. J'ai tout fait pour rendre le tout le plus agréable possible mais avec mes maigres moyens, je ne pouvais pas faire tellement mieux. Mais je sais que vous saurez me pardonner.
Quant au sous-titrage, s'il était plutôt long (vingt minutes à sous-titrer quand même et beaucoup de scènes bavardes), il était plutôt facile à adapter car c'était de l'italien basique. On est loin des difficultés que j'ai éprouvé pour Nico l'arnaqueur ou même le Coucou. Comme je l'ai dit plus haut, j'ai parfois trahi le texte d'origine pour le rendre cohérent avec la VF mais c'était un mal nécessaire.

Malgré de nombreux soucis, j'espère que vous aller apprécier ce repack. A cause de son montage français pourri, il y a peu de chance qu'il soit un jour édité chez nous. Un tel film mériterait vraiment une belle édition VOSTFR ainsi qu'une nouvelle VF complète (à condition qu'elle soit un tant soit peu soignée. Que les éditeurs fassent appel à moi, je leur dirais qui il faut prendre ;) ). Je sais que je rêve, un nouveau doublage de qualité coûterait cher et le film étant peu connu du grand public, il serait difficilement rentable. Si seulement on pouvait faire une belle collection de ce genre d'introuvables et la mettre en avant, je suis sûr qu'il y aurait beaucoup d'amateurs qui seraient heureux de les acheter. I want to believe. Always.

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Lien : http://bayfiles.com/file/8n6f/jSex8Q/Texas.avi

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Jeudi 19 avril 2012 4 19 /04 /Avr /2012 23:20

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Juste pour vous signaler que j'ai réuploadé ce magnifique film d'animation, toujours injustement inédit en DVD. S'il repasse un jour à la télé, n'hésitez pas à me le dire surtout, je désire absolument avoir une version de la meilleure qualité possible.
La fiche du film et le lien se trouvent ici : http://indianagilles.over-blog.com/article-disponible-flash-gordon-the-greatest-adventure-of-all-1982-84034708.html

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Lundi 16 avril 2012 1 16 /04 /Avr /2012 13:26

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Réalisation : Bruno Corbucci
Avec : Tomas Milian, David Hemmings, Anna Cardini, Bombolo
Nationalité : Italie
Genre : Comédie Policière
Durée : 100'
Année de production : 1977
Titre original : Squadra Antitruffa 

Résumé
Nico est un flic spécialisé dans les arnaques aux assurances.Lorsque la grande compagnie Lloid fait appel à lui pour une affaire de disparition de milliardaires il aura a faire à une tres forte partie.
 



Présentation

Vous ne l'attendiez plus depuis tout ce temps et pourtant il est là et bien là. Vous allez enfin pouvoir découvrir le 3eme épisode de la longue saga Nico Giraldi en version intégrale. Ce film est un sacré inédit car il n'est peut-être jamais passé à la télévision française (en tout cas, sûrement pas en version intégrale) et n'était disponible qu'en VHS.
Il s'agit de  loin du travail de sous-titrage le plus difficile mais aussi le plus intéressant que j'ai eu à faire. Encore une fois, je dois remercier ma mère pour m'avoir aider à déchiffrer certains mots et expressions romaines qui ressemblaient souvent à du chinois pour moi. N'hésitez donc surtout pas à me faire part de vos commentaires sur ce sous-titrage car j'avoue que j'ai hâte d'avoir quelques retour à ce sujet.
Pour un bref récapitulatif, ce repack est donc en VF (très bon doublage contrairement au 1er de la série) avec 10 mn de scènes coupées en VOSTFR. Pour plus de détails sur ce repack, voyez mon ancien article ici.

Bien entendu, comme d'habitude, le film sera retiré si un éditeur fini par s'y intéresser (les chances me semblent maigres mais bon, l'espoir fait vivre).

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Samedi 14 avril 2012 6 14 /04 /Avr /2012 09:11

1181242106114.jpg ZeroYen_02_thumb.jpg


Ce test a été réalisé pour le deuxième numéro du magazine Zero Yen (Tout le Japon pour pas un rond).






Il fut un temps ou Street Fighter II n’avait pas encore tout ravagé sur son passage. Il fut un temps ou Street Fighter était même le nom d’un jeu médiocre et sans intérêt. Il fut un temps où seul les Américains avaient réussi à apprécier le premier opus, au point de demander aux japonais d’en réaliser une suite. Cette suite ce ne fut pourtant pas Street Fighter II mais… Final Fight !

Capcom n’ayant pas vraiment convaincu les foules avec sa première tentative, il fut décidé d’en changer radicalement la formule. Les années 80 étaient en pleine mode du beat em all et son porte étendard n’était autre que le mythique Double Dragon. Malgré pléthore de titres d’aussi bonne qualité voire plus, aucun n’avait vraiment réussi à éclipser l’aura du maître, même pas sa suite officielle... jusqu’à ce que Capcom ne s’en mêle. Sa « lutte finale » (qui ne l’était en rien) était peut-être sans boule de cristal mais pas sans de coup de boule ! Avec un changement aussi radical, Capcom décida rapidement d’en faire une nouvelle licence et de repousser le véritable Street Fighter II a plus tard.
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Pim, Pam, Poum… dans ta gueule (@Rudolph Dirks)


Ce qui est beau avec les années 80 c’est qu’on ne s’embarrassait pas vraiment avec le scénario. Celui de Final Fight ne me fera pas mentir. Haggar, le nouveau maire de Metro City s’est juré de nettoyer la racaille de la ville. C’est alors que sa fille Jessica se fait enlever par les Mad Gear, la plus puissante organisation du crime. C’en est trop pour notre maire, ancien catcheur professionnel (ben quoi, Swarzy est bien devenu gouverneur). Le voilà qui décide de renfiler sa salopette et d’aller exploser du voyou de ses propres mains. Il  ne pourra compter que sur ses deux jeunes amis, Guy et Cody, tous les deux amoureux de sa fille. Ca va tataner dur dans les rues de Metro City !

image_thumb202.png Si ce scénario complexe est digne des plus grands chef-d’œuvre de Chuck Norris, ce n’est certes pas là que Final Fight doit son grand succès auprès des foules. Le jeu est donc un beat em, c'est-à-dire un jeu où le but est de fracasser tout le monde jusqu’à la fin du niveau. Ce n’est peut-être pas super intello mais ça détend et c’est très défoulant. Le joueur a le choix entre trois personnages aux caractéristiques bien distinctes. Haggar, notre maire en salopette est donc un catcheur puissant, résistant mais un peu lent. Les German suplex et autres coups de la corde à linge n’ont pas de secret pour lui. Il aime bien distribuer quelques coups de boules de temps en temps, histoire de mieux faire passer ses idées politiques. Guy, lui, est un adepte des arts martiaux et plus spécialement du ninjutsu. S’il est rapide comme l’éclair, il est bien moins résistant. Mais encore faut-il l’attraper. Sa passion : porter des beaux kimono orange, à faire pâlir de jalousie Son Goku. Cody, notre bel athlète blondinet, préfère se servir de ses poings en bon lutteur qu’il est. C’est un bon compromis entre les deux puisqu’il est plus résistant que Guy mais également plus rapide qu’Haggar. Il aime bien jouer du couteau, c’est pratique pour se découper du voyou mais également s’envoyer quelques tranches de sauciflard entre deux bastons.

Si le jeu est déjà très sympathique seul, c’est bien à deux qu’il trouve tout son potentiel. Dommage qu’il ne soit pas possible de jouer avec les trois personnages simultanément. En effet, il n’y a rien de plus jouissif que d’aller casser du punk en bonne compagnie. Les auteurs de Double Dragon l’avaient bien compris. Ce multi à deux simultanément est tout simplement le plus gros atout de Final Fight.

Quoi ma gueule ? Qu’est-ce qu’elle a ma gueule ? (@ A que Johnny)

La première chose qui frappe lorsqu’on se lance dans une partie de Final Fight, ce n’est pas Haggar et sa clique mais bel et bien la taille incroyable des sprites. C’est bien simple, à l’époque, on n’avait jamais vu ça. D’une part ils sont immenses mais en plus ils sont nombreux. Et le mieux dans tout ça ? C’est que le jeu demeure fluide et ne ralentit pratiquement jamais. La prouesse technique est de taille et aujourd’hui encore, on ne peut que  rester admiratif devant un tel résultat.

FinalFight.jpg Je le dis et je le répète : Final Fight est beau. Mais il n’est pas qu’un plaisir pour les rétines, il est également un enchantement pour les oreilles. Si les bruitages sont très réussis, c’est surtout aux musiques que je pense dont les partitions sont justes inoubliables. Elles sont fidèles à la réputation des titres Capcom qui n’a pas sont pareil pour nous pondre des mélodies simples, mais diablement entrainantes.

Encore une fois, nous avons la preuve que les gameplay les plus simples sont souvent les plus réussis. Car Final Fight n’utilise que deux boutons. Un pour frapper (retenez-le bien celui-là, il risque de vous servir) et un autre pour sauter. En appuyant sur les deux en même temps, il est même possible de déclencher une super attaque de la mort qui tue qui rendra bien des services en cas de surnombre adverse. Mais attention, cette attaque demandera au joueur de sacrifier une petite partie de sa barre d’énergie. On n’a rien sans rien, comme on dit et c’est donc à utiliser avec précaution. Il est également possible de s’emparer d’un adversaire et de lui faire quelques prises de contact, afin de lui rappeler que la violence c’est mal. Il n’est pas interdit d’ailleurs de le balancer sur ses camarades histoire de faire d’une pierre deux coups.

Comme être trois c’est bien, mais être mille c’est mieux, afin d’équilibrer le combat, nos  compères auront la possibilité de se servir de quelques armes de fortunes ramassés par-ci par là. Katanas, barres de fer et autre couteaux seront ainsi de la partie et prêt à être utilisé sur la peau fragile des adversaires. Leur puissance dévastatrice ne sera pas de trop pour en venir à bout. Comme il ne sera pas facile malgré cela d’exterminer la vermine sans se prendre également quelques coups dans la bidoche, il y aura la possibilité de récupérer de l’énergie en mangeant quelques mets bien goûtus. Nos amis ne sont pas des clochards mais quant on a l’estomac et sa barre d’énergie vide, on est toujours bien content de pouvoir se taper un bon poulet rôti, et cela même s’il se trouve par terre et qu’il n’y a pas de frites avec.

final-fight-cab-tx.gifAinsi, Haggar Guy et Cody vont pouvoir lutter contre la pègre tout au long de six niveaux très variés dont le plus mémorables est sans aucun doute celui du métro. A chaque fin de niveau, il faudra affronter un inévitable boss redoutable allant du Samouraï au G.I. d’opérette, sans oublier le flic ripou mâchouilleur de chewing-gum.

Et pour se détendre un peu entre deux cassages de cranes, les trois justiciers auront la possibilité de se défouler durant deux bonus stages. Dans le premier, le but sera d’exploser une pauvre voiture sans défense (bonus stage repris plus tard dans Street Fighter II, III et IV…) alors que dans le second, c’est des vitres qui trinquerons, histoire de briser la glace (gag).

L’un des grands mérites du jeu c’est d’avoir proposé une difficulté progressive et jamais surhumaine. Un être normal peut réellement terminer Final Fight sans dépenser tout son salaire dans la borne, s’il s’applique un minimum. Pas besoin d’être un otaku pour libérer la belle Jessica des griffes des méchants. Le tout est suffisamment bien dosé pour que tout le monde y trouve son compte. On peut même se permettre de temps en temps de se distribuer quelques pains entre joueurs (parce que c’est quand même bien rigolo) sans se dire qu’on va y laisser des plumes. Attention à ne pas trop se faire plaisir quand même, frapper son pote c’est bien mais avec modération. Ou alors avec un gros tuyau.

Je mets les pieds ou je veux… et c’est souvent dans la gueule (@Chuck Norris)

Si Final Fight est avant tout un jeu arcade sur le très populaire CPS1 (Capcom Système 1), il fut logiquement adapté sur de nombreux supports.

La plus célèbre demeure sans doute celle de la version Super Nintendo de 1990. Il en existe même deux sur cette console. En effet, à cause d’un manque de mémoire, les programmeurs décidèrent de supprimer le personnage de Guy ce qui représenta une véritable trahison pour tout fan qui se respecte, et surtout pour les Japonais dont c’était le personnage préféré. Une nouvelle version quasi identique sortie un peu plus tard avec le personnage de Guy… mais sans celui de Cody. Oh rage, oh désespoir ! Autre problème : l’adaptation souffrait de censures. Exit les gentilles dames aux mœurs légères, chez Nintendo on ne frappait que des mecs, même s’ils s’habillaient comme Albin et Renato. Les musiques devenaient également catastrophiques ici. Pie, les versions Super Nintendo commirent l’erreur irréparable d’amputer Final Fight de son option la plus populaire : le jeu a deux simultané ! drpi-finalfight-unglorious-gamerz-00.jpg Faute inacceptable et inimaginable qui plomba vraiment les qualités du titre qui était tellement réussi techniquement parlant, malgré des sprites tout de même réduits. Pour couronner le tout, cette bévue permit à Sega d’imposer son challenger comme un vainqueur sans appel : le grandiose Street of Rage sur Megadrive.

final_fight_box_eu.jpgComble de l’ironie, Sega connu même la meilleure adaptation du titre en 1993 sur son dispensable Mega CD. Disposant de musiques remixées, des voix digitalisées et de nouveaux tableaux et, ouf, d’une option deux joueurs, voilà qu’on tenait enfin la version rêvée de tous. Seul son support impopulaire l’empêcha d’être joué par le plus grand nombre.

Nintendo pu se consoler la même année grâce à une nouvelle adaptation sur la première Nintendo nommé Mighty Final Fight, une version proposant des personnages en Super Deformed plus Kawai que jamais. Une excellente alternative.

mightyffjapan.png Mais c’est finalement en 2001 que Nintendo obtint enfin une adaptation digne de ce nom avec Final Fight One sur Game boy Advance. Jouable à deux, avec l’intégrale du casting et s’offrant même le luxe de proposer deux personnages supplémentaires (Alpha Cody et Alpha Guy), Nintendo pouvait enfin jubiler. Bien que le titre était alors quelque peu oublié, les fans furent ravis de pouvoir jouer à une version de poche si réussie. Dommage que la censure était toujours présente.

787377-final_fight_ami_uk_large.jpg La plupart des micro-ordinateurs de l’époque connurent également leur conversion en 1991, par US Gold, le célèbre éditeur des conversions foireuses de titres arcade. Fidèles à sa réputation, il nous fut livrée des jeux indignes du modèle dont il vaut mieux en oublier toute trace. Votre serviteur se rappelle encore de son horrible déception lorsqu’il lança le jeu sur son bel Amstrad CPC 6128 et quand il pensa tenir sa revanche un an plus tard en y jouant sur son nouvel Atari ST flambant neuf… Monde de merde.

Enfin, en 2010, le titre fut proposé sur Xbox Live et PSN. Probablement afin de mieux faire passer la pilule du prix un peu élevé, il fut proposé en duo avec le titre Magic Sword dont, excusez-moi l’expression, personne ou presque n’en avait rien à carrer. Quel rapport avec Final Fight si ce n’est son éditeur Capcom ? Du coup, c’est sous le nom de Final Fight double Impact que le titre fut proposé. Plus qu’une adaptation, il s’agit de la version d’Arcade avec de nombreuses petites options supplémentaires bien sympa. On a ainsi la possibilité d’y jouer avec des filtres sur l’image, des musiques superbement remixées et d’y débloquer de nombreux bonus (comme de très beaux artwork). L’option la plus amusante étant celle de pouvoir y jouer avec le contour de la borne originale, fidèle à 100%. Sans oublier la possibilité d’y jouer sur le live. Bien que cela ne justifie pas vraiment son prix de 10€, difficile de ne pas craquer quand on est un fan de la première heure. Déciédement, Capcom n’a pas son pareil pour nous revendre à chaque fois la même chose depuis des années.
3-98-final-fight-double-impact.jpg

La lutte finale ?... dans ta gueule (@Ariane)

Mais ce n’est pas tout. Bien que l’on se souvienne surtout du premier, Final Fight a connu pas mal de suites qui sont pour la plupart… discutables.

images.jpg Le second opus qui s’appelait tout simplement Final Fight 2, sorti uniquement sur Super Nintendo, comme pour se faire pardonner du premier épisode raté. On pouvait cette fois y jouer à deux. Cette fois c’est la fiancée de Guy et son beau père qui se faisaient enlever par les Mad Gears. Curieusement, Guy n’était pas de la partie et préféra laisser le boulot à Haggar, sa belle-sœur Maki ainsi que Carlos dont on ignore qui il est sauf qu’il aime bien Guy et taper sur les méchants. Sacré Carlos. Bien que techniquement plutôt bien fichu, les niveaux s’avéraient bien moins inspirés que pour le premier épisode et l’on s’ennuyait rapidement. Les musiques étaient de plus une fadeur hallucinante. Sans être un mauvais jeu, il lui manquait du rythme et du punch. On était loin du premier Final Fight en Arcade mais aussi des Street of Rage de la Megadrive. Caramba ! Encore raté !

1443565-ff3snesusa.pngFinal Fight 3 fut également une exclusivité sur Super Nintendo. Plus réussi que le précédent, il sorti en 1995, malheureusement un peu tard pour se faire un nom. D’une part, le beat em all n’était plus vraiment à la mode, mais de plus la Super Nintendo n’était plus la console du moment, la Playstation explosant alors tout sur son passage. Il faut reconnaître aussi que les nouveautés n’étaient pas nombreuses. On peut surtout noter l’ajout d’une jauge qui une fois remplie permet de lancer une super attaque. Il est également possible de jouer avec une I.A. dont on peut régler le niveau mais dont il ne faut pas non plus en attendre trop. Et une fois encore, les musiques sont désastreuses. Quant au scénar… Alors que Guy rend visite à son vieil ami Haggar, une explosion retentit. Des voyous foutent le bronx dans la ville. Haggar et Guy, aidé par un inspecteur des forces spéciales, Lucia et Dean… euh un mec qui débarque comme ça sans raison, décident une fois de plus d’aller baffer quelques voyous qui décidément ne comprennent rien à rien.

250px-Final_Fight_Revenge_box_artwork.PNG C’est en 1999 que sorti de manière très discrète Final Fight Revenge en Arcade ainsi que sur Sega Saturn. Cette fois Sega eut moins de chance qu’avec la version Mega CD car le jeu n’était pas très réussi. De plus, il devint un versus fighter à la Street Fighter. Il ressemblait d’ailleurs beaucoup aux versions 3D de ce dernier, tant box-l.jpg décrié par les fans aujourd’hui. Sans être mauvais, le jeu ne laisse pas de grand souvenirs et trahi le style d’origine. Pourquoi jouer à un Final Fight s’il n’a rien à voir avec Final Fight ?

Il faudra attendre bien des années pour revoir Final Fight sur nos consoles puisque c’est en 2006 que sorti Final Fight Streetwise PS2 et Xbox ! Moche, mou, lent… le jeu a été classé 6eme dans la catégorie des pires transpositions d’un jeu 2D en 3D ainsi que 5eme dans le Top des pires reboots de tous les temps… Mais tout n’est pas mauvais ! En effet, on peut débloquer la version arcade du premier Final Fight ! Seul hic : on est obligé de finir Streetwise pour le débloquer. Les fumiers.

Tartagueule à la récré… (@Souchon)

Si Final Fight Streetwise a peut-être définitivement enterré la licence, rassurez-vous, ses personnages ne se sont pas retrouvés au chômage pour autant. Si Guy, Cody et bien des méchants se sont dispersés dans divers épisodes de la saga Street Fighter, Haggar lui s’est remis au catch dans la série des Slam Masters. Il a même prêté sa salopette à Zangief pour Street Fighter IV (ou vendu, puisqu’il faudra l’acheter dans un DLC… ) .

Mais si le versus fighting est revenu en état de grâce, ce n’est certes pas le cas du beat em all. Il y a donc peu de chance que l’on puisse jouer à une suite ou un reboot de la saga dans l’immédiat. Mais l’aura de Final Fight perdure et malgré le poids des années, ses qualités sont demeurées intactes au contraire d’un Double Dragon qui s’avère difficilement appréciable de nos jours. D’ailleurs, vous m’excuserez, mais j’ai du racailleux sur le feu. Hourriaaaaaaaa !

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Par Indianagilles - Publié dans : JEUX pense donc je suis
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Jeudi 12 avril 2012 4 12 /04 /Avr /2012 10:59

1206104167_masseffect_revelation_cover_01_745x554.jpgAh Mass Effect ! Cette trilogie est tout simplement l'une des meilleures licences de cette génération de console. Ainsi, lorsque j'ai découvert que les romans tirés de cet univers sortaient en France, je me suis immédiatement jeté dessus. Pas échaudé par l'épouvantable premier roman de Resident Evil (cf ma critique) c'est le coeur vaillant que je m'élançais dans la lecture du premier des quatre romans.

Il se nomme Révélation car il s'agit d'une prequelle. Le roman narre ainsi des évènements ayant eu lieu avant le premier jeu Mass Effect. Ne comptez donc pas retrouver le vaillant John Sheppard. Ici, nous allons suivre les aventures du Colonel Anderson et de Saren, deux personnages bien connus par les joueurs.
Le livre commence alors que l'humanité s'apprête à entrer pour la première fois en contact avec une race extra-terrestre : les Turiens. Une guerre s'annonce, celle qui sera appelé "La guerre du premier contact". Puis, le roman saute subitement cet évènement capital en faisant un brusque bond en avant, lorsque l'humanité s'est désormais bien intégrée aux nombreuses autres races de l'univers. C'est donc de manière très original que commence ce roman et le décors est brillamment posé en quelques pages.
Ne pouvant pas trop entrer dans les détails, je me contenterai de vous dévoiler brièvement l'histoire centrale du roman : un labo secret humain vient d'être anéanti et le colonel Anderson est chargé de mener l'enquête. Pourquoi et qui donc a pu faire exterminer ce laboratoire ? Le pitch de départ est simple mais les rebondissements nombreux.
L'une des grandes qualité de ce roman c'est que, comme dans les jeux, l'auteur parvient à nous inonder d'informations de prime abord complexes et qui passent pourtant comme une lettre à la poste. Tout semble naturel et on ne se retrouve jamais perdu dans un univers qui est quand même bien différent du notre. La qualité d'écriture (et de la traduction) est tout simplement excellente, Drew Kappyshyn a du talent à revendre et la lecture s'avère fluide et passionnante. Le roman peut très bien s'apprécier même si l'on ne connaît pas du tout les jeux Mass Effect.
Mais force est de reconnaître que le fan sera encore plus satisfait par sa lecture. Ce roman démontre une fois de plus l'immense cohérence de l'univers de Mass Effect et à quel point tout a été peaufiné dans les moindres détails. Ainsi, de nombreux sujets ou personnages ayant à peine été abordés dans les jeux seront complètement raccords avec le roman. Bien que l'on puisse être un peu déçu que la guerre du premier contact soit finalement à peine évoquée, quel plaisir de découvrir la rencontre entre Saren et Anderson !

Ce premier roman va au-delà de mes espérances et c'est une grande et belle surprise .La richesse de l'univers, les dialogues bien sentis, la cohérence avec les jeux et le plaisir d'en savoir un petit peu plus sur des détails en apparence insignifiants du jeu remportent tous les suffrages. Tout simplement l'un des meilleurs roman tiré d'un jeu vidéo. Si les trois suivants sont de ce niveaux, j'ai pas fini de me régaler.


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Kahlee Sanders, personnage entre-apperçu dans le jeu Mass Effect 3 est le personnage clé de ce premier roman

Par Indianagilles - Publié dans : JEUX pense donc je suis
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Lundi 26 mars 2012 1 26 /03 /Mars /2012 11:53

le blanc le jaune et le noir

Réalisation : Sergio Corbucci
Avec : Giuliano Gemma, Tomas Milian, Eli Wallach, Manuel De Blas
Nationalité : Italie
Genre : Comédie Western
Durée : 105'
Année de production : 1974
Titre original : Il bianco, il giallo, il nero

Résumé
Un voleur suisse, un serviteur japonais a moitié idiot et un sherif vieillissant partent a la recherche d'un poney sacré, cadeau de l'empereur du Japon au président des Etats-Unis et enlevé par des Indiens.

Présentation

Voici donc un repack "multicolore" ! La VHS se vendant à un prix ridiculement élevé (60€ !!!) je suis tombé (difficilement) sur une version qui a déjà été repackée avec le même DVD Italien que j'ai utilisé. Finalement, j'aurai très bien pu laisser le repack tel quel. Comme ça me gênait un peu de piquer le travail anonyme d'un autre, j'y ai mis mon léger grain de sel : les musiques du génériques de début et de fin saturaient un peu, je les aient donc remplacées par ceux du DVD de la piste son Italienne. J'ai fait un plus gros fichier afin d'obtenir une meilleure qualité également. C'est pas hyper flagrant mais c'est toujours ça de pris. Mais surtout, je me suis rendu compte après coup que des scènes étaient en Italien non sous-titré. Le plus gros de mon travail c'est donc situé là. Pendant un moment, j'ai vraiment cru que la VF était complète mais décidément, la France c'est un pays de boucher. J'ai remarqué quand même que, malgré la très bonne qualité de la piste française, il y avait parfois quelques sautes dans les mots. J'ai essayé de corriger ça au maximum mais quelques problèmes persistes. Je serai donc vigilant sur une prochaine diffusion afin de réaliser une version encore meilleure.

 

Mais parlons un peu du film. J'ai été très surpris de constater l'incroyable impopularité de cette parodie de "Soleil Rouge" et des Westerns Italien en général. C'est simple, j'ai lu qu'il était nul, pas drôle, que c'était une véritable bouse et je ne sais quoi encore. Je conçois que lorsque l'on voit "Le Grand Silence", "El Mercenario" et "Companeros" du même Corbucci, et que l'on passe à ce film, il y a de quoi être surpris par un tel virage ! Mais en tant que parodie de Western, il me semble plus que réussi ! Je le préfère, et de très loin, au premier Trinita par exemple. Un casting de luxe, une mise en scène soignée, un très bon rythme et des tirades bien senties... non vraiment, ceux qui aiment les grosses pochades bien fichues ne devraient pas être déçus.

Oui, il est très con ce film, mais con dans le bon sens et pleins de bonnes idées. Rien que de voir Giuliamo Gemma jouer un Suisse nommé Blanc de Blanc et se balader avec une croix sur son marcel rouge, ça me fait bien délirer ! Ce film images.jpg ressemble beaucoup à un film du duo Terence Hill et Bud Spencer et Sergio Corbucci réalisera d'ailleurs deux de leur meilleurs films "Pair et impair" et "Salut l'ami, adieu le trésor". Certes, ça n'a rien de comparable aux chefs d'oeuvres de sa période Western mais une fois encore, dans leur genre ils sont très réussis.

Ce sont les célèbres frères De Angelli qui signent la musique du film. La mélodie Dilly Dilly est bien en phase avec l'esprit délirant du film et risque de vous rester en tête pendant un long moment. Vous voilà prévenus, c'est un vrai cadeau empoisonné que je vous fait là ! Moi je l'aime beaucoup, elle est fidèle au style des deux frères qui ont signé leurs meilleures compositions pour les films du duo Hill et Spencer. Turututuuuututuuuuuu !

 

 

Parlons rapidement de la version française. Si en Italien Tomas Milian se double lui-même, chez nous c'est Gérard Hernandez qui s'y colle. Ce dernier force encore plus le trait parodique rendant sans doute le personnage de Sakura encore plus difficile à supporter pour bien des spectateurs... Pour Giuliano Gemma, c'est Dominique Paturel qui s'en charge, il l'avait d'ailleurs déjà doublé dans "Un pistolet pour Ringo". Il est amusant de constater qu'en Italien, c'est Pino Locchi qui double Giuliano Gemma et que, tout comme Paturel c'est la voix officielle de Terence Hill. Enfin, c'est André Valmy qui double Eli Wallach, et non pas Claude Bertrand qui l'avait pourtant si bien doublé dans "Le bon, la brute et le truand". Mais ce choix a peut-être été déterminé par le jeu étonnant sobre de Wallach dans "Le blanc, le jaune et le noir"  plus en phase avec celui d'André Valmy que celui de Claude Bertrand.

Comme vous pouvez le constater, c'est loin d'être un doublage au rabais et on a fait appel à de très grosses pointures. Mais force est de reconnaître que le film est moins drôle en français qu'en Italien. La faute à un humour typiquement italien parfois très difficile à retranscrire. Ainsi, certaines choses totalement décalées n'ont pu être retranscrite en français. Je vous donne quelques exemples : en Italien, le chinois qui confie la mallette à Jack le Noir ne parle pas avec un accent typiquement chinois mais... typiquement français ! Le décalage est total et à mourir de rire ! Imaginez si en VF le même Chinois s'était exprimé avec un accent Corse ou Quebecois et vous auriez eu à peu près l'effet que cela donne sur la VO. Autre exemple : lorsque Blanc de Blanc se déguise en Indien, il se met à parler dans un patois plus proche du Napolitain que de l'Indien... ! Et la VO est bourrée de ce genre de choses, très difficiles à comprendre pour un italophobe. Et des sous-titres n'aideraient pas plus à la compréhension. C'est donc vraiment un film très latin, avant tout conçu et pensé pour les Italiens pur jus. Mais le film se regarde très bien en VF, grâce notamment à ses excellents comédiens de doublage (Paturel, you're the best).

 

Je tiens aussi à saluer l'adaptation française pour le monologue initial qui n'utilise que des titres de westerns italiens. Si encore une fois, c'est plus efficace en VO, la version française n'a pas démérité. L'idée est restée et c'est bien là l'essentiel. Chapeau ! Voir mon article ici pour une analyse et une comparaison de cette intro dans les deux langues.

Au final, ce repack présente donc 5 mn supplémentaires en VOSTFR ainsi qu'une une correction de quelques problèmes de son sur la version française que j'avais trouvé sur feu Mega Upload. J'ai eu quelques difficulté avec certaines traductions à cause des jeux de mots difficilement traduisibles mais je suis plutôt satisfait de mes trouvailles !
Comme pour les deux missionnaires, je ne sais pas combien de temps les fichiers vont rester donc ne trainez pas. Ce film est totalement inédit en DVD en France et passe rarement à la télé.

Pour finir, j'invite tout le monde à aller lire l'excellente analyse de Tepepa (quel beau pseudo !) sur son blog à cette adresse : http://inisfree.hautetfort.com/archive/2010/12/01/l-adieu-aux-armes.html


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ATTENTION, NOUVEAU LIEN ! J'avais oublié de sous-titrer une minuscule petite scène, c'est désormais corrigé. J'en ai profité pour corriger une petite faute dans mon sous-titrage et resynchronisé un passage légèrement décalé. Allez, cette fois c'est la bonne !

(NOUVEAU LIEN DU 08/04) : http://bayfiles.com/file/7oAJ/UslUN2/Le_blanc_le_jaune_et_le_noir.avi

Par Indianagilles - Publié dans : Mes repack de films
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